par Dionysos ANDRONIS
- A propos de Pier Luca PIERINI R., Mussolini et les arcanes du fascisme, éditions Philippe Hugounenc, Montauban, 2024, 232 pages.

Il s’agit du troisième essai que nous avons lu avec le nom de Mussolini dans le titre, mais pas sur le fascisme italien en général. Les deux premiers sont « Mussolini disciple de Nietzsche » de Raoul de Nolva et Si Mussolini était conté de François Brigneau.

Le dernier, le livre de Pierini que nous commentons aujourd’hui nous a émerveillés parce qu’il porte sur la dimension magique du fascisme et de son fondateur. Après un chapitre sur l’astrologie, Pierini nous en offre un autre « Mussolini et la numérologie » où nous pouvons lire : « Mussolini est sous l’influence du chiffre 7 » (op.cit., p. 47). Nous avons été heureux de faire le rapprochement contemporain avec notre cinéaste préféré Richard Wolstencroft (né en 1969) qui a choisi le 777 pour son e-mail personnel mais aussi pour le titre de son dernier long-métrage (https://metainfos.com/2024/10/05/lenigme-du-777/)

Claretta Petacci (1912-1945) était « l’amante historique et dévouée de Mussolini, qu’elle avait rencontré en 1932 et qu’elle adorait de sa jeunesse. Elle partagea avec lui un destin tragique lorsqu’elle fut tuée par des partisans le 28 avril 1945 » (op.cit., page 197).

Petacci (photo ci-dessus) est devenue très proche du médium allemand Eugen Dollmann (1900-1985) sur lequel Pierini nous raconte « Il apparait bien qu’il s’agissait d’un très bon et sérieux astrologue et diseur de bonne aventure, talents auxquels il associait très probablement des facultés « psychiques » innées et prononcées ou des capacités intuitives considérables » (op.cit., page 96). (https://en.wikipedia.org/wiki/Eugen_Dollmann) :

Vous pouvez faire le lien maintenant avec Mussolini et notre très doué performer Genesis P-Orridge qui avait nommé son deuxième groupe Psychick TV ?

Nous ne savions pas que l’éminent orientaliste Giuseppe Tucci avait commencé à écrire dans la revue théosophique italienne Ultra. Mais les théosophes italiens « n’admettaient pas les distinctions de race » (op.cit., page 170). Cela peut se comprendre puisque la fondatrice de la théosophie Helena Blavatsky (née Hahn) était juive, comme nous l’avons déjà écrit. Ce sont les juifs, la race élue qui ne tolèrent pas ces distinctions. Luigi Pirandello, par contre, était fasciste puisqu’il avait signé en 1925 le Manifeste des intellectuels fascistes écrit par Giovanni Gentile (photo ci-dessous) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifeste_des_intellectuels_fascistes)

Par rapport à l’expulsion d’Aleister Crowley de son QG à Cefalu (en Sicile), nous avons déjà écrit un article (https://metainfos.com/2021/04/24/lenfant-de-la-lune/). Pierini défend Mussolini en nous disant : « Personnellement cependant je crois qu’en réalité Mussolini n’était même pas au courant de l’existence d’Aleister Crowley et que son style de vie ou ses intérêts occultes n’auraient pas pu lui être moins importants, tout comme les plaintes du clergé local » (op.cit., page 214).

De toute façon, Mussolini était aussi un prophète et pour cela nous vous disons qu’un de ses premiers pseudos littéraires était « Fabrizio Del Dongo ». « Le pseudonyme s’inspire d’un roman de Stendhal La chartreuse de Parme , dans lequel le protagoniste Fabrizio del Dongo se détourne au passage de Napoléon, manquant ainsi son rendez-vous avec l’histoire. » Comme on le sait, Dongo est la localité de la province de Côme où, dans un contexte dramatique, Mussolini a été capturé, non loin du lieu même (Giulino de Mezzegra) où il a été tué avec Clareta Petacci, qui voulait rester près de lui, le 28 avril 1945 » (op.cit., page 98).
Pour répondre au titre de l’article, nous avançons une conclusion très simple : parce que Mussolini était le protégé des Dieux.
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