par Bernard PLOUVIER
Quand l’Occident déforme l’expérience du IIIe Reich et se lance dans l’avortement et l’euthanasie pour tous !
Introduction : une époque où une vie ne valait rien ou presque… du moins chez les communistes
« Ce sont des ingénieurs, des médecins qu’on exécute…
Mort aux saboteurs du Plan Quinquennal »
Louis Aragon-Andrieux, Le Front Rouge
(« poème » de 1930, paru en 1931)

Tout au long des années Trente, les communistes ont salué comme nécessaires les assassinats judiciaires, en URSS, de citoyens réputés suppôts du fascisme par l’Accusateur public et même parfois « d’espions nazis », ce qui était curieux lorsque les accusés étaient juifs. Tous ces individus n’étaient que des opposants politiques, des administrateurs incapables et/ou des corrompus.

Même les chefs de la Ligue des Droits de l’Homme, leur Président Victor Basch (né Langsfeld) en tête, ont approuvé les procès staliniens, singulièrement par le Rapport préliminaire de sa commission d’enquête en date du 15 novembre 1936. Pour ces profonds penseurs et grands humanistes, les accusés « étaient coupables puisqu’ils ont avoué »… il n’y aura pas de rapport complémentaire. Les bonnes âmes ont commencé à verser des larmes de crocodile qu’à partir de 1956.
Dès 1939, tout le monde Occidental (y compris dans le pays phare des mafias – les USA – ou dans le pays de la pédophilie institutionnelle – le Royaume Uni) s’était indigné des morts hâtées de déments, d’idiots congénitaux, de psychotiques abouliques ou délirants alors non soignables, en quoi se résume l’euthanasie du Reich maudit, où tout avait débuté à la demande de familles effondrées par le calvaire d’une survie qu’elles jugeaient « inhumaine ».
Y aurait-il deux poids et deux mesures chez les « humanistes » et les « grands historiens » ? D’un point de vue éthique, il existe pourtant une énorme différence qualitative entre supprimer des « enveloppes corporelles vides » (ou vidées) d’activité cérébrale, en période de calamité ou de danger nationaux, & des êtres dotés d’intelligence, uniquement coupables d’avoir déplu à un tyran sanguinaire ou à des meutes déchaînées d’assassins fanatiques (de nos jours : les Antifas, les Sionistes et leurs ennemis tueurs patentés d’Allah ou encore des chefs d’État souhaitant se maintenir au pouvoir grâce au déclenchement d’une guerre longue).
1 – L’euthanasie dans le Reich maudit, un problème d’éthique humaniste ou de logistique sanitaire en temps de guerre ?

En 1933-1934, quelques psychiatres du Reich avaient procédé à l’euthanasie compassionnelle dans certains asiles. Informé au début de 1935, le Führer ordonne au Reichsärzteführer (le chef de la Corporation des médecins du Reich) Gerhard Wagner de mettre un terme à ces initiatives isolées.
La loi du 8 octobre 1935 autorise, pour la première fois dans le Reich et en dépit des protestations cléricales, l’avortement si l’un des parents, atteint d’une maladie héréditaire, le souhaite : c’est une variante d’euthanasie, même si les actuels partisans de l’avortement de complaisance glapissent d’indignation à ce propos. Pie XI, le judéophile qui haït viscéralement tout ce qui est germanique, condamne aussi bien les stérilisations à des fins eugéniques (chez des sujets porteurs de tare sévère transmissible) que les avortements thérapeutiques, au prétexte qu’un enfant, même très malformé ou débile profond, est « un enfant de dieu »… dans une religion qui fait de l’humain une image (certes imparfaite) de la divinité, on n’avait encore jamais osé aborder aussi franchement le problème du ratage absolu de certaines de ces « images ».

Le 25 juillet 1939, est euthanasié le petit Gerhard Kretschmar dit « Knauer » (la Pelote, photo ci-dessus), né le 20 février 1939, atteint d’idiotie, de cécité et de malformations majeures – une phocomélie, soit l’absence de bras et d’avant-bras. À la demande plusieurs fois répétée des parents et après mûre réflexion, le Führer a autorisé l’euthanasie. À la suite de ce premier cas, est créé sur ordre du Führer un Comité de recensement des maladies héréditaires et congénitales, composé du pédiatre berlinois Hans Heinze, de l’ophtalmologiste et romancier berlinois (dont la biographie de Robert Koch a connu un énorme succès) Hellmuth Unger, du pédo-psychiatre Werner Catel qui a euthanasié le petit Kretschmar, enfin du pédiatre de Berlin Ernst Wentzler. Le chirurgien universitaire et collaborateur du Führer Karl Brandt est désigné comme rapporteur.
Ce comité étudie les dossiers de 5 000 enfants débiles profonds du fait d’une malformation cérébrale ou de maladie métabolique ; le Führer décide d’autoriser l’euthanasie lui-même, au cas par cas, à la demande des parents et après avis des membres du comité. C’est à propos de ces enfants qu’Adolf Hitler parle « d’enveloppes humaines vides ». Sur l’ordre du Führer, le Dr. Leonardo Conti (Secrétaire d’État à la Santé) publie, le 18 août 1939, une circulaire exigeant des médecins et des sages-femmes la déclaration aux municipalités des nouveau-nés gravement malformés. Le 21 septembre 1939, alors que la guerre a commencé, une deuxième circulaire paraît, ordonnant le recensement des déments (par maladie acquise) et des idiots congénitaux. Le passage est proche de l’euthanasie compassionnelle à l’euthanasie pour raisons d’Économie de guerre.

Le but de l’euthanasie envisagée le 20 septembre 1939 par Adolf Hitler est beaucoup moins d’économiser des rations alimentaires que de libérer des soignants et des lits d’hôpitaux pour les blessés et les mutilés de guerre – ce sera le thème de l’exposé du Reichsleiter Philipp Bouhler, en date du 16 août 1940 aux Gauleiter, en un moment où des théologiens auront commencé à hurler leurs imprécations, faisant parler leur divinité.
Le 20 septembre 1939, à Zoppot (Pologne), lors d’un entretien avec Conti, le Führer refuse de publier un texte de loi sur l’euthanasie. Pour éviter toute agitation cléricale, il veut procéder dans le plus grand secret, dans « la nuit et le brouillard » (Nacht und Nebel), selon l’expression wagnérienne employée ce jour-là et qui sera reprise plus tard, mais par des journalistes, pour le traitement des opposants politiques dans les pays occupés, alors que c’est l’expression juridique « détenus NN » sera seule employée : Nomen Nescio – nom inconnu d’individus placés au secret absolu… ce qui avait été appliqué en URSS vingt ans plus tôt, lors de la création des camps de travail forcé durant le règne du réputé sympathique Oulianov-« Lénine ».

Le document contenant l’ordre original, symboliquement antidaté du premier jour de guerre soit le 1er septembre et signé le 1er octobre de la main du Führer, (photo ci-dessus) sera expédié le 27 août 1940 par Philipp Bouhler au ministre de la Justice du Reich Franz Gürtner pour information, après qu’un juriste, alerté par un évêque luthérien retraité, ait ouvert une action judiciaire pour assassinat à l’encontre de Bouhler et de ses collaborateurs. Ce Führerbefehl (ordre du Führer) secret du 1er octobre 1939 est à la fois très précis et très restrictif, limité aux seuls malades jugés incurables, selon une appréciation strictement médicale aussi rigoureuse que possible, et ne fait nulle mention d’une quelconque appartenance raciale. Cette action, exigée par l’état de guerre, devait être limitée dans le temps.
« Le Reichsleiter Bouhler et le Dr. en médecine Brandt, sous leur responsabilité, sont habilités, nommément mandatés pour désigner précisément des médecins, de façon à octroyer une mort miséricordieuse aux sujets atteints d’une maladie incurable selon leur estimation humaine du stade critique de la maladie ». De fait, l’euthanasie ne portera que sur des déments, des idiots et des psychotiques incapables d’une quelconque activité utile à la communauté nationale. C’est « l’Aktion T 4 », du fait de l’emplacement de son QG administratif au 4 Tiergarten-strasse, près de la porte de Brandebourg, à Berlin.
C’est au chef de la chancellerie du NSDAP, le Reichsleiter Philipp Bouhler, que le Führer a confié la direction du programme. L’organisation technique est dirigée par le SS-Standartenführer Viktor Brack, adjoint technique de Bouhler. Le Comité composé de médecins seuls habilités à décider en dernier ressort est dirigé par Karl Brandt et comprend des pédiatres et des psychiatres, dont le célèbre Berlinois Max de Crinis. Environ 150 médecins, tous volontaires, officient dans 189 centres de soins, croyant intimement servir l’effort de guerre de leur patrie en dépistant les sujets qu’ils proposent aux médecins des centres d’euthanasie où l’on effectue un ultime tri – c’est ainsi qu’à Grafeneck 1,5% des malades reçus sont renvoyés à leur asile, étant jugés potentiellement récupérables. Chaque dossier est ensuite examiné par le Comité scientifique siégeant à Berlin.

BArch , R 179/27004
Les sujets jugés irrécupérables sont dirigés vers l’un des six centres : Bernburg /Saale (Saxe-Anhalt) : 9 385 morts ; Brandebourg (en Prusse) : 9 772 morts ; Grafeneck (Wurtemberg) 10 654 morts ; Hadamar (Hesse) : 10 072 morts ; Hartheim (Autriche) : 18 269 morts ; Pirna-Sonnenstein (Saxe ducale) : 13 720 morts), soit un total qui ne dépasse pas 72 000 morts. La statistique officielle de la chancellerie du Reich, présentée lors du Procès des médecins, est de 71 068 sujets euthanasiés dans le cadre de T4, entre les premiers jours d’octobre 1939 et le 24 août 1941, date de sa fin officielle… et l’on s’est ensuite aperçu que certains « historiens » avaient comptabilisé deux fois certains sujets : une fois dans l’hôpital psychiatrique d’origine et une seconde fois au centre d’exécution (par exemple pour les 800 malades de Steinhof transférés au centre d’Hartheim). Lors de l’audience du 27 juillet 1946 du TMI de Nuremberg, l’accusateur so british Hartley Shawcross fit mention de « 275 000 victimes », chiffre parfois repris par des auteurs à sensation. La défense n’eut aucune peine à prouver qu’il s’agissait d’un chiffre délirant et le Président enterra (provisoirement) l’idiotie.
Parallèlement, jusqu’à la fin de la guerre, tous les nouveau-nés porteurs de malformations graves sont systématiquement euthanasiés à la naissance et déclarés mort-nés à l’état-civil, ce qui représente environ 5 000 décès.
Les victimes sont tuées par gazage au monoxyde de carbone (CO) très efficace, plus rarement avec du cyanure, très efficace également. Les autres méthodes s’avèrent peu efficaces, probablement parce qu’utilisées à trop faible posologie, ainsi des barbituriques, de l’association de morphine, de scopolamine (un atropinique) et d’un agent curarisant. L’injection intraveineuse directe de KCl (chlorure de potassium) ne semble pas avoir été essayée, ce qui démontre l’amateurisme des médecins concernés !
Les corps sont incinérés, mais dans certains cas, des organes sont prélevés pour tenter de faire progresser l’étude anatomo-pathologique d’une maladie ou d’une malformation. un neuro psychiatre de Vienne, Heinrich Gross, passera le reste de ses jours à étudier le cerveau d’environ 750 enfants euthanasiés ; l’affaire sera exploitée par les media en 2002.
Après le 24 août 1941 – date d’arrêt de l’euthanasie sur ordre impératif d’Adolf Hitler, cf. infra -, on aurait réalisé une « euthanasie sauvage » dans certains hôpitaux psychiatriques, par réduction de nourriture et de soins. Il n’est pas certain qu’il y ait alors eu volonté délibérée de tuer : cette surmortalité était la conséquence du départ aux armées du personnel qualifié et de la restriction calorique mise en place pour tous les résidents du Reich incapables de travailler. On sait qu’en France, on a évalué la mortalité des malades mentaux institutionnalisés, de l’été de 1940 à celui de 1944, aux alentours de 76 000 individus, sans qu’il ait eu la moindre volonté criminelle : la seule cause en fut la pénurie alimentaire.

En revanche, dans neuf camps de concentration, l’on élimine volontairement les détenus atteints de maladies incurables : c’est « l’Aktion T4-F13 », menée sous la direction administrative de Viktor Brack et celle de l’Amt D-3 du WVHA (le bureau d’hygiène et de médecine de la Direction économique de la SS et des camps), dirigé par le SS-Standartenführer Dr. Enno Lolling. La direction technique de T4-F13 est assurée par le Pr Werner Heyde, qui a recommandé l’utilisation du CO, mais divers détenus des camps employés comme « infirmiers », dépassant en bêtise et en cruauté les ordres des médecins SS, ont parfois utilisé du cyanure liquide ou un composé à noyau benzole, d’où son nom de « Benzine » et de ce fait confondu avec un carburant – ce qui fut exploité par des historiens confondant leur métier avec celui d’auteur de thrillers. T4 F13 aurait fait 10 000 victimes… les « 30 000 » morts de certains « historiens » à sensation regroupent les sujets euthanasiés et les victimes des « expérimentations médicales » de ces mêmes camps.

Au total, les programmes d’euthanasie T4 et T4-F13 (illégal) et des nouveau-nés gravement malformés auraient tué entre 80 000 et 90 000 individus dont 5 000 Juifs, dont aucun n’a été tué pour raison raciale – 110 000 à 120 000 morts si l’on veut absolument y adjoindre les victimes des expérimentations pseudo-médicales… qui ont aussi été menées, des années 1920 à la fin des années 1950, en France, en Grande-Bretagne, aux USA, en URSS, mais aussi en Israël !
2 – Les bobards de la propagande britannique

Le centre d’Hadamar recevra ultérieurement de grands mutilés de guerre et sera le sujet d’une odieuse polémique lancée par l’évêque catholique de Münster Clemens v. Galen en août 1941, intoxiqué par un bobard britannique, qui sera repris par des romanciers, après-guerre, à peine plus inventifs que les génies de la désinformation britannique.
Dès le mois de novembre 1940, le MI-6 et le Foreign Office répandent en Suisse la rumeur d’une euthanasie des grands blessés dans les hôpitaux militaires de la Wehrmacht. En août 1941, dans le tout-nouveau Political Warfare Executive (PWE ou l’usine de Deception de Churchill – en français : désinformation), on perfectionne le bobard : on les tue « par gaz asphyxiants dans des trains enfermés dans des tunnels ». Le bobard sera repris par The Daily Mirror du 23 mars 1942, qui informe ses lecteurs du « gazage de 300 grands blessés allemands à Dresde ». Une version tardive de cette euthanasie dans des « trains de la mort » sera celle du « décès lent et atroce de 6 000 rescapés juifs du ghetto de Varsovie », après la fin de l’insurrection : « entassés dans des wagons dont le plancher avait été recouvert de chaux vive qui ronge les chairs jusqu’aux os ».
Alerté à juste titre par le General-Feldmarschall Wilhelm Keitel, patron de l’OKW ou Grand État-Major Général Interarmes, et par le Gauleiter de Hesse, le très honnête Alfred Meyer, le Führer repousse le châtiment du calomniateur à l’après-guerre… après la débâcle, Keitel sera pendu, Meyer se sera suicidé comme le tiers des Gauleiter et v. Galen cardinalisé… nul n’aura alors l’audace de rappeler que le nouveau prince de l’Église s’était félicité à plusieurs reprises, l’été et l’automne de 1941, de l’attaque contre l’URSS, ce que n’a jamais fait, en dépit de la légende, son patron romain Pie XII.
3 – L’entrée des théologiens dans le débat

« Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle. Poussé à l’extrême, le christianisme signifierait la promotion du déchet humain »
Adolf Hitler, Libres Propos, le 10 octobre 1941.
Le secret exigé de tous les participants à l’Aktion T4 est mal observé. Tous les médecins qui refusent de participer à l’euthanasie sont laissés libres de s’abstenir sans en subir le moindre désagrément, mais certains d’entre eux, opposants marxistes ou humanistes chrétiens, qui ont reçu des confidences de confrères engagés dans T4, sont heureux de nuire au régime. Très rapidement, des fuites alimentent des protestations, presque exclusivement d’origine ecclésiastique ou de l’usine à bobards britannique.
L’ex-évêque luthérien du Wurtemberg, le chenu Dr. Theophil Wurm, destitué pour cause de sénilité le 16 avril 1934 par le « Reibi » (ou primat luthérien du Reich) Ludwig Müller, proteste auprès du ministre de l’Intérieur, Wilhelm Frick, le 19 juillet 1940, et auprès du ministre de la Justice, Franz Gürtner, le 23 août 1940 (Document M-152 retenu par le TMI de Nuremberg) ; c’est lui qui a poussé un juriste à s’attaquer à Philipp Bouhler, d’où la présentation par Bouhler de l’Ordre secret du Führer à Gürtner, le 27 août. Le cardinal Adolf Bertram de Breslau, au nom de la conférence épiscopale catholique, proteste le 11 août 1940, par une lettre adressée à Hans-Heinrich Lammers, le ministre d’État attaché à la chancellerie du Reich.
Le pape Pie XII proteste officiellement le 27 novembre 1940, via le cardinal Luigi Maglione, Secrétaire d’État du Saint-Siège, ce qui est connu du Tout-Berlin en décembre 1940 : « Il n’existe ni excuse ni justification pour ôter la vie aux malades et aux faibles, sous quelque prétexte que ce soit ». Le 2 décembre 1940, le Saint-Office diffuse un texte interdisant à tout catholique de tuer, même sur ordre, un malade ou un infirme physique ou mental. L’euthanasie est jugée « foncièrement immorale ».

Le 29 octobre 1951, Pie XII (photo ci-dessus) renouvellera l’interdiction : « Aucune autorité humaine, aucune indication médicale, eugénique, sociale, économique n’est recevable… [pour] disposer délibérément d’une vie humaine innocente ». Il sera plus nuancé, le 9 septembre 1958, à l’approche de sa propre mort : « Il est permis, à condition que le mourant y consente, d’utiliser avec modération des narcotiques qui adoucissent les souffrances, mais aussi entraînent une mort plus rapide ». On peut difficilement être plus hypocrite, mais il est vrai que les théologiens aiment beaucoup accumuler les subtilités, flirter avec les paradoxes, en oubliant le simple bon sens. Les historiens qui utilisent larga manu les protestations de prélats catholiques contre les « vilains nazis » devraient aussi mentionner l’ambiguïté profonde (délicat euphémisme) de l’ultime déclaration de celui qui fut le « Pape de Roosevelt ».
Ont aussi protesté : les cardinaux Michael v. Faulhaber de Munich, un opposant déclaré au régime depuis la fin du péril communiste dans le Reich – soit au printemps de 1933 -, et Karl-Joseph Schulte de Cologne, plutôt sympathisant. Conrad Gröber l’archevêque de Fribourg-en-Brisgau, nazi convaincu au racisme près, a lui aussi protesté. L’évêque de Berlin, Conrad v. Preysing, un antinazi échevelé, tonne en chaire à Sainte-Hedwige (la cathédrale catholique) contre l’euthanasie, le 9 mars 1941, après avoir envoyé une lettre de félicitations, datée du 17 janvier, à Pie XII.
Curieusement, la presse soviétique et celle des USA ne s’empare du sujet qu’après le sermon du 3 août 1941 de Clemens v. Galen (portrait ci-dessous), aussi puissamment antinazi que son cousin v. Preysing, qui proteste à la fois contre les réquisitions de monastères dans son diocèse pour en faire des hôpitaux militaires et des centres de rééducation pour les blessés, détail que ne mentionnent pas toujours les « grands historiens », et contre l’euthanasie en la présentant de façon calomnieuse : on a vu que, dans ce prône très célèbre, l’évêque accuse les médecins de la Wehrmacht d’euthanasier, au centre d’Hadamar, les soldats grièvement blessés.

Le futur cardinal se comporte en parfait imbécile : un homme d’Église, habitué à entendre des calomnies de toutes sortes, aurait dû se souvenir de la quantité de bobards déversés par les Alliés durant la Grande Guerre. Les soi-disant atrocités allemandes en Belgique, qui se réduisaient à la classique panique de soldats induite par l’action de francs-tireurs, le savon fait de graisse humaine, la fausse nouvelle de l’extermination de 700 000 Serbes, « massacrés à la baïonnette ou par usage de gaz suffocants par des Autrichiens et des Bulgares » (cf. The Daily Telegraph du 22 mars 1916), les « Six millions de Juifs morts ou menacés de l’être » en Europe de l’Est (in The New York Times du 14 janvier 1915, puis du 29 septembre 1919, du 3 décembre 1919 – où l’estimation des morts juives porte sur « 5 à 10 millions » -, puis du 2 mai 1920, avec reprise de l’antienne des « 6 millions de Juifs menacés de morts » le 25 juin 1940) étaient inscrites dans toutes les mémoires des élites intellectuelles d’Europe. L’évêque v. Galen, à moins d’être idiot, aurait dû se douter que les agents désinformateurs britanniques (the deceivers) repasseraient le plat !
Il n’est que trop évident que les doctes théologiens des religions évoquant un dieu bienfaisant devraient se taire sur la grave question de l’euthanasie, par l’effet de leur indispensable repentance et de leurs remords. L’existence d’une divinité créatrice omnipotente et omnisciente paraît déjà bien bizarre dans un univers en perpétuelle mutation aléatoire. Mais la vie terrestre étant stricto sensu un Enfer pour énormément d’humains, on voit mal comment l’on pourrait attribuer une quelconque bonté à cette divinité créatrice et moins encore sa paternité éminente des humains. Après tout, même le père le plus dégénéré ne fait pas autant souffrir ses enfants que les sieurs Aton, Jéhovah-Yahvé-El chaddaï, Dieu le Père, Allah, Être Suprême et concurrents, car en matière de « seul vrai dieu », il y a foule.

Ni la création ni la rédemption ne paraissent obligatoirement et totalement admirables, sauf à ressasser les antiques billevesées sur l’impénétrabilité des voies de cette divine providence, dont l’existence paraît de plus en plus improbable à mesure que l’on s’enfonce dans les complexités de la physique des particules et de la biologie cellulaire. Les théologiens, simples rhéteurs sans consistance, n’ont aucune voix au chapitre. L’histoire humaine démontre que le soi-disant chef d’œuvre de la création ne s’améliore guère, en dépit de milliers d’années de prêchiprêchas et de nombreux essais de rédemptions estampillées d’origine « surnaturelle ».
Le problème de l’euthanasie – soit, celui de la mort compassionnelle – devrait se résumer à une réflexion personnelle d’ordre éthique. Le malade conscient, objectivement arrivé en fin de vie, éclairé sur son cas par un médecin fiable, devrait être seul habilité à décider de l’opportunité de sa mort, après un délai de réflexion-confirmation de quelques semaines ou de quelques mois, l’expérience médicale intervenant pour démontrer la nécessité d’un délai. Ni politicard ni prêtre n’ont le droit d’interférer avec cette décision individuelle et souveraine. il en va de même pour l’être né ou devenu idiot, la décision appartenant aux père et mère du sujet mineur, à son conjoint ou à ses enfants, s’il est un dément majeur.
4 – La condamnation de l’euthanasie du Reich maudit versus la « grande avancée sociale » de la Loi Veil

Depuis 1976, l’avortement est libre en France pour les femmes enceintes en période embryonnaire – on a ensuite étendu le délai de mise à mort à la période foetale, puis inscrit le « droit à l’avortement » dans les « grands principes démocratiques ».

Selon les données statistiques de l’Institut National d’Études Démographiques, on a ainsi assassiné (c’est la définition du meurtre avec préméditation) 130 000 embryons en 1976 ; puis le meurtre annuel a stationné entre 170 000 – 180 000 jusqu’aux environs de l’An 2000. Ensuite, l’on est passé entre 205 000 et 210 000 /an, et depuis 2021 entre 220 000 et 225 000 assassinats annuels. Au total, la fabuleuse avancée sociale a fait au minimum 10 millions d’enfants non-nés : fabuleux résultat !
D’un côté moins de 100 000 morts hâtées de sujets en état de crépuscule cérébral avancé, portées au débit des « vilains nazis » et les responsables de cette euthanasie de guerre ont été pendus par les preux vainqueurs, innocents de tout crime. De l’autre bord, la glorieuse Simone a été panthéonisée… et l’on a implanté en France métropolitaine entre 15 et 20 millions d’allogènes pour l’essentiel venus d’Afrique, important une haine raciale et religieuse dont on se serait bien passé, pour compenser le déficit en naissances autochtones.

Enfin, on doit signaler qu’en tous pays d’Occident où l’euthanasie a été autorisée depuis la fin du XXe siècle, la démence est le 2e motif par ordre de fréquence (après les cancers en phase terminale).
Peut-être faudrait-il réviser certaines notions historiques, puisque l’on n’hésite pas à réviser les notions d’ordre éthique.
NB : Références bibliographiques in Volume 1 du Reich maudit :

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