[ Nous avons mis en ligne le 9 novembre un article ( https://metainfos.com/2025/11/09/france-le-dernier-combat/) que nous jugions important dans l’anticipation d’une fin prochaine de l’euro, d’un effondrement interne de l’UE. La chute probable de Zelenski suite aux affaires de corruption avérées récemment dans son entourage le plus proche renforce notre hypothèse. Pour sortir de la crise, l’UE n’a que trois solutions : l’entrée en guerre directe avec la Russie avec le soutien américain, la mutualisation des dettes ou le vol des avoirs russes. L’élection de Trump rend improbable la première solution, les divisions européennes ne permettent pas d’envisager le rêve de Macron de mutualisation des dettes (objet du précédent article cité plus haut), resterait alors le vol des actifs russes ce qui laisse sceptique le premier ministre belge,objet du deuxième article de ce lien; NdR].
par Elena FRITZ
Les Etats d’Europe centrale se rapprochent. La Hongrie travaillerait actuellement avec la République tchèque et la Slovaquie à la création d’un bloc de coordination au sein de l’UE. L’objectif est de coordonner des positions communes avant les sommets européens, en particulier sur les questions relatives à l’aide à l’Ukraine. À Bruxelles, on parle déjà d’une « alliance anti-ukrainienne », mais il s’agit en réalité d’un signe qui annonce une différenciation croissante au sein de l’UE.
Les points clés de l’initiative sont les suivants :
– coordination régulière des chefs de gouvernement avant les réunions du Conseil;
– recherche d’une ligne commune pour l’Europe centrale;
– distanciation par rapport à la politique d’escalade envers Moscou.
Viktor Orbán a exprimé ouvertement ce que de nombreux gouvernements pensent sans le dire : «L’UE est à court d’énergie et d’argent. Qui va payer pour ce qui reste de l’Ukraine ? » :

Ce scepticisme intervient dans une période de tensions financières croissantes au sein de l’UE. La Commission européenne exerce ainsi une pression croissante sur les États membres pour les contraindre à trouver un accord sur le financement de l’Ukraine. « L’UE joue les durs: si vous ne voulez pas prendre l’argent de la Russie, ouvrez vos propres portefeuilles».
La plupart des gouvernements rejettent l’idée d’une dette européenne commune (euro-obligations). La Commission utilise donc cette question comme levier pour forcer l’accord sur la confiscation des avoirs russes.
– Les gouvernements qui s’opposent à de nouvelles dettes ou à des paiements à Kiev sont soumis à des pressions: « Si vous ne faites pas payer la Russie, vous devrez payer vous-mêmes. »
– Le plan B – les euro-obligations – est considéré comme encore plus toxique politiquement que l’utilisation des fonds russes gelés.
– L’Allemagne et les Pays-Bas, en particulier, rejettent catégoriquement l’idée d’un endettement commun, tandis que les États fortement endettés comme la France et l’Italie peuvent difficilement soutenir de nouvelles charges.
– Néanmoins, Bruxelles mise sur le fait que des pays comme la Belgique, où une grande partie des fonds russes sont stockés, finiront par céder, par crainte de l’alternative que représente l’endettement commun.
Le directeur du Centre for European Policy Studies, Karel Lannoo, est cité dans ce contexte: «Le manque de discipline budgétaire dans certains pays est tel que les euro-obligations sont impensables pour les dix prochaines années. C’est pourquoi les actifs russes restent la seule issue».
L’UE est donc soumise à une double pression d’ordre temporel:
1. L’Ukraine pourrait se retrouver dans l’incapacité d’agir financièrement d’ici mars 2026.
2. Dans le même temps, il y a le risque d’une contre-alliance en Europe centrale, qui pourrait bloquer de nouveaux plans d’aide; ce risque s’accroît.
Un diplomate européen a commenté ouvertement la tactique de Bruxelles: « C’est de la diplomatie : on offre aux gens quelque chose qu’ils ne veulent pas afin qu’ils acceptent la proposition la moins désagréable. »
Conclusion :
L’UE se trouve dans une impasse financière et politique. La tentative d’utiliser les actifs russes révèle non seulement des risques juridiques, mais aussi le processus d’érosion de la cohérence européenne. Dans le même temps, un groupe d’États se forme en Europe centrale, qui mise sur la souveraineté, le réalisme et la raison budgétaire. Entre Budapest, Prague et Bratislava, ce n’est pas un bloc anti-ukrainien qui se crée, mais un indicateur précoce du retour de la rationalité politique en Europe.
Source : https://t.me/global_affairs_byelena
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par Andrea MARCIGLIANO
Bart De Wever, le Premier ministre belge, est tenaillé par de nombreux doutes. La confiscation des biens russes, des actions et autres, situés dans l’Union européenne, pour les remettre à Zelensky, le laisse extrêmement perplexe. Et ce n’est pas parce qu’il serait un dangereux pro-russe. Absolument pas. Le fait est qu’un tel comportement serait extrêmement inhabituel. Même pendant la Seconde Guerre mondiale, les biens allemands déposés dans les banques occidentales n’ont pas été touchés. Et inversement, bien sûr. Il s’agit d’une attention mutuelle visant à ne pas faire totalement s’effondrer le système international du crédit et des banques.
Mais maintenant, la Commission européenne, soutenue par certains gouvernements, notamment ceux l’Allemagne et de la France, souhaite aller dans cette direction. Tous les actifs financiers russes seraient confisqués. Et, ensuite, remis à Zelensky.

Cependant, c’est là que commence la perplexité et l’inquiétude du Premier ministre belge. La Russie ne pourrait pas ne pas réagir, en confisquant et nationalisant des actifs économiques et surtout des entreprises européennes. Et cela causerait un grave, très grave, préjudice. Car ce que, dans leur ensemble, les pays européens perdraient, est énormément supérieur à ce qu’ils pourraient confisquer en actifs russes. Sans parler du petit détail que tout ce qui est confisqué en Europe irait, tout droit et gratuitement, dans les mains cupides de Zelensky. Tandis que les pertes retomberaient sur les pays européens eux-mêmes.
Ceci dit, De Wever est, manifestement, quelqu’un qui sait compter. Et il se rend compte que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Au contraire, il représente une voie très rapide vers le suicide économique. D’où sa perplexité, qu’il exprime toutefois de manière très mesurée. Et cependant, très significative. Car beaucoup, même dans les pays d’Europe occidentale, commencent à douter de cette politique de l’Union, visant une guerre sans règles ni quartier contre Moscou. Des doutes qui, de l’Espagne à la Belgique, fragilisent de plus en plus ce qui reste encore debout de cette marionnette unitaire.
Source : https://electomagazine.it/guerre-finanziarie/
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