PARDON MAMAN !

par Dionysos ANDRONIS

  • A propos de Monika Shaefer, Pardon maman, j’avais tort pour l’holocauste, éditions Didi18, France, Paris 2023, pp.387.

Ce roman autobiographique de Monika Schaefer (née en 1959) a été très bien traduit en français par l’éditrice Valérie Devon. La mère biologique de l’auteur s’appelait Didi (le diminutif d’Editha) et était allemande. Est-ce que les éditions ci-dessus lui ont emprunté son prénom en ajoutant les initiales de Hitler : A-1 et H-8 ?

Nous avons adoré ce roman qui est très contemporain puisqu’il commence avec le mensonge du Covid-19 avant de passer à celui de l’holocauste. Le père allemand de l’auteur a été interné en prison après la deuxième guerre mondiale pour « collaboration avec l’ennemi« . En sortant de son incarcération, il a émigré au Canada avec sa compagne, au début des années 50.

L’auteur Monika Schaefer a milité avec le Parti Vert canadien mais elle a été expulsée de celui-ci parce qu’elle ne respectait pas le « programme communiste mondialiste » (page 86) et le président du parti l’avait aussi traité d’antisémite. Plus loin l’auteur appelle d’ailleurs les juifs « une secte » ( page 137) et les accuse d’avoir organisé le 11 septembre.

Mais la raison pour laquelle elle a été emprisonnée dès son arrivé en Allemagne serait la publication d’une vidéo « Sorry Mom, I was wrong about the holocaust » , titre éponyme du roman et qui a été mise sur la toile en 2016. Le 3 janvier 2018 les policiers allemands la croisant crient : « c’est elle, arrêtez-la !  » (page 157). Elle le fut.

Après cette date va commencer un calvaire pour Monika Schaefer dans les geôles allemandes où elle est inculpée pour « crime de révisionnisme » (« négationnisme » chez nous) et est lourdement condamné. L’auteur avait alors choisi comme avocat Wolfram Nahrath, le même avocat des militantes Sylvia Stolz et Ursula Haverbeck. A la page 255, on retrouvera cette citation bien connue dans certains milieux que Monika Schaefer reprend : « To learn who rules over you, simply find out who you are not allowed to criticize » ( « Pour savoir qui vous domine, cherchez simplement ce que vous n’avez pas le droit de critiquer »), citation souvent reprise de Kevin Alfred Strom (né en 1956), et non de Voltaire comme certains le croient souvent !    

Une de compagnes en prison de l’auteur serait Beate Zschape, membre de l’organisation National-Socialist Underground de l’extrême droite allemande, condamnée à perpétuité ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Beate_Zsch%C3%A4pe). Le révisionniste anglais Michael Walsh nous envoie très souvent ses articles radicaux par e-mail. Shaefer fait référence à son ouvrage « Heroes of the Reich » sur la page 358.

La prix Nobel autrichienne de littérature 2004, Elfriede Jelinek  a consacré à Beate Zschäpe une pièce, Das schweigende Mädchen (« La fille qui se tait ») dont la première a eu lieu en septembre 2014 au Kammerspiele de Munich.

        

                  


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