par Michel LHOMME (rédacteur en chef de Metainfos)
C’est en gros la position immuable des politiques, des haut-fonctionnaires, des faux- experts (Benoît Trépied du CNRS vivant actuellement son heure médiatique warholienne pour des travaux ineptes !), des anciens ministres et autres politiciens qui s’expriment actuellement sur le sujet calédonien.
Mais on s’amuse et on rit sous cape de certains retours de boomerang tel celui de l’indépendantiste radical, ancien maire de Bourail, Jean-Pierre Taïeb Aïfa (patronyme qu’on repèrera comme étant linguistiquement très proche du peuple premier !) renvoyant à la figure de l’Etat français la repentance algérienne (discours de 2017 en Algérie sur la colonisation en Algérie comme crime de l’humanité), la reconnaissance d’un « génocide » colonial au Cameroun et néo-colonial au Rwanda, la rafle du Vel d’Hiv, pour réclamer non pas l’indépendance immédiate du territoire (qui alors par la tenue extrémiste de ses propos le justifierait) mais simplement le retrait du projet de réforme des listes électorales. Pas fou le vieux briscard, descendant de bagnard :
Politique fiction imaginons un discours présidentiel détonnant qui lâcherait sine die purement et simplement la Nouvelle-Calédonie : les barrages seraient capables immédiatement de se soulever pour le maintien de l’État Français. Tous en effet vivent sur la bête. Nous évoquions dans un texte les investissements extérieurs immobiliers des indépendantistes mais c’est de notoriété publique que par exemple deux de ses dirigeants actuels possèdent des hôtels sur la Gold Coast australienne et en Nouvelle-Zélande et sans le citer nominativement, l’un d’entre eux que chacun sur l’île reconnaîtra ne s’est-il pas acheté récemment hors territoire un immeuble de 46 appartements ? Avec ses multiples échelons politiques (territorial, régional, provincial, municipal), la Nouvelle-Calédonie nourrit l’une des classes politiques et administratives les plus nombreuses et prospères qui soient et de manière totalement disproportionnée par rapport au nombre somme toute réduit de ses habitants (tout juste 270 000) ! En plus de la mise à jour des listes électorales, il faut supprimer des échelons et réduire drastiquement le nombre de représentants dans les assemblées.
On a relevé avec surprise sans trouver d’explication (lol) qu’aucun entrepôt du groupe archi-milliardaire de l’ancien Jacques Lafleur n’a été incendié, pillé ou touché. Qui nous expliquera cette singularité ?

Certains parlent de « guerre civile ». Le terme est inapproprié car il supposerait qu’en face, il y ait de réels adversaires en armes et en action or la seule réaction des loyalistes – à part quelques marginaux du sniper immédiatement rappelés à l’ordre – est semblable à celle des Français de souche sans cesse harcelés en métropole par l’immigration, à savoir une politique pacifiste de la marche blanche, autrement dit la génuflexion bienveillante. Par absence de culture politique sidérante, ils méconnaissent le sens des mots. « Cellule » rappelons-le encore une fois n’est pas un vocable neutre mais d’origine communiste. Le terme en appelle à une organisation à vocation insurrectionnelle : la résistance, la guerre civile, le grand soir…

En Nouvelle-Calédonie, le racisme anti-blanc permanent et constant dans le langage « le blanc« , « le noir« » rattrape dans la consternation et la paralysie les inspecteurs d’éducation et les professeurs bien pensants de la tolérance et du « vivre ensemble ». Et alors que l’idéologie arc-en-ciel, comme en métropole, se déployait dans les enseignements, personne ne s’étonne de l’absence de jeunes filles dans les barrages à croire que les parcours pédagogiques d’égalité de genre n’ont pas vraiment fonctionné dans la lutte !
Sur le terrain, l’étonnement persiste dans la population sur le maintien de l’ordre. Deux exemples flagrants : jusqu’à ce jour, le seul dépôt de carburant de l’île pourtant vital n’est pas protégé, ni sécurisé par les forces de l’ordre. Le haut-commissariat parie sans doute sur le fait que les émeutiers qui ont besoin d’essence pour leur mise à feu mais aussi circuler dans des camionnettes volées pour déposer dans des quartiers semi-résidentiels les jeunes des quartiers n’y toucheront pas ! Deuxièmement, depuis des jours, le lycée professionnel Petro Attiti est occupé par de jeunes insurgés pavanant dans la journée sur le toit qui sert de relais d’antenne et de vigie d’observation. Evidemment, depuis, ils ont eu largement le temps de détruire tout le matériel des ateliers ce qui n’était pourtant pas encore le cas il y a quelques jours. Or malgré les avertissement réitérés du chef d’établissement au Vice-rectorat, aucune force de l’ordre ne s’est manifestée et n’est venue les déloger.

Les gros bras du GIGN continuent de privilégier l’intervention spectaculaire sans aucun discernement. Ainsi un centre de dialyse qui avait tenté de rouvrir a dû refermer aussitôt après une intervention violente contre des barrages qui s’étaient installés près de cet établissement vital de santé et dont certains pourtant avaient hissé le drapeau blanc des citoyens vigilants. On retrouve là une dérive très visible en France depuis les Gilets Jaunes dans la manière de traiter l’ordre : une extrême militarisation de l’emploi de la force sans aucune distinction (réforme des retraites, répression des manifestations écologistes contre la méga-bassine de Sainte-Soline) jointe à un laxisme dans le traitement quotidien de la sécurité, source d’un divorce de plus en plus palpable avec une police qui paraît de moins en moins une police républicaine au sens noble du terme. Qu’on se le dise : non, la police n’est pas avec nous !

Nous ne le répétons une fois de plus : ce que l’on a pu observer à Mayotte et actuellement en Nouvelle-Calédonie arrivera bientôt en métropole. Vous serez nécessairement rattrapés dans vos convictions (exemple du retour en force de l’antisémitisme, de l’homophobie en métropole) par les changements démographiques de population. La France une et indivisible n’existe plus : la patrie est aujourd’hui déchirée, morcelée, communautarisée. A propos de la Nouvelle-Calédonie, on a entendu sur les écrans que de nombreux parallèles avaient été faits avec l’Algérie mais c’est que le combat pour la France, c’est dorénavant sur la terre de France même qu’il doit être repris, la France devenant chaque jour un peu plus « algérienne » à la colère grandissante du peuple français, colère hélas trop sourde car mise au ban et censurée. On le voit autour de nous face au racisme anti-blanc manifesté ouvertement sur place (sachant que le racisme est officiellement un délit en France !), les bien pensants humanistes, y compris les enseignants de la compromission baissent le menton et détournent la tête.
Les événements actuels de Nouvelle-Calédonie risquent d’être le quotidien métropolitain de demain.

Du point de vue kanak, posons la question qui fâche : qu’est-ce qui fait qu’un jeune homme d’à peine plus de vingt-ans, ayant suivi un enseignement français à un moment donné choisit l’insurrection ? La déséducation nationale.

Comment un citoyen français jouissant pleinement des lois de l’Etat de droit peut-il en effet en si peu de temps devenir un adversaire de cet Etat ?
C’est que les termes anciens d’ «engagement » ont été dévoyés et réservés aux « causes » estampillées de gauche, celle de l’idéologie arc-en-ciel (féminisme, homosexualisme, antiracisme, égalitarisme forcené, le culturel contre la tradition, l’éducation contre l’instruction). Pas d’honneur, encore moins de patriotisme et de nation. Qu’on ne s’étonne pas alors qu’on passe de la loyauté à la trahison.
Le contexte local, qui conjugue une culture indépendantiste et la défiance coutumière envers le pouvoir métropolitain en raison de l’insularité favorisent la transition entre un pseudo militantisme politique et la lutte active. Ces derniers temps, toutes les réunions du Congrès du FLNKS étaient clairsemées, les sièges dans les salles laissés vides et tenus que par de rares anciens. C’est d’ailleurs ce qui fit croire à tort – grossière erreur ! -aux services de renseignement qu’il ne se passerait rien. Mais c’est qu’on ne saurait reprocher aux vieux pontes indépendantistes d’avoir lu et retenu les leçons de leurs références marxistes sur l’usage tactique dans un processus révolutionnaire du lumpen-proletariat !
Si les événements de Nouvelle-Calédonie ont déjà pris le visage de la guerre civile, c’est que la bataille pour l’intégrité du territoire de la France dépasse le seul enjeu d’un territoire autonome entré en rébellion. A l’attentisme béat, il s’agira bientôt de préférer l’action et de retourner aux fondamentaux patriotiques par-delà le désenchantement sur la nature humaine et la politique politicienne de ceux qui au départ étaient chargés de nous défendre puisque avec écoeurement force est de constater que le ver est toujours inexorablement dans le fruit.
On s’attend à une fronde populiste lors des élections européennes en France. Dans l’ensemble du pays, l’inflation demeure et les taux de chômage trafiqués par des radiations habile progressent et continuent d’être élevés tandis que le pouvoir d’achat diminue. Après le scrutin, l’Etat en raison de sa dette abyssale augmentera sans doute par décrets les impôts, retaxera l’épargne, et les droits de transmission des Français en profitant de la fenêtre de tir des Jeux (panem et circenses). Les classes moyennes sont dorénavant dans le rouge et se paupérisent à vue d’oeil.
Nonobstant, ce n’est que dans ces périodes là que peut se produire un basculement politique dans les urnes ou par la rue. Sans réindustrialisation réelle et un retour à un prix de l’énergie plus bas, avec des voitures électriques trop chères si elles ne sont pas chinoises et que personne ne peut donc se payer, les lendemains économiques ne chanteront pas. Aussi espérons-nous et travaillons-nous au sursaut politique qui est pour nous
Contre l’Etat et au nom de la France.

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