par Dionysos ANDRONIS
- A propos de La peinture allemande sous le 3e Reich, éditions Auda Isarn, Toulouse, 2021, 282 pages.

Nous avons acheté cet ouvrage par le feu Club du Livre National (de Croth) qui a fermé ses portes récemment. Cette anthologie de peintures a été réalisée par Alain De Benoist (né en 1943) mais avec le pseudo Mortimer G. Davidson. Après une introduction copieuse, il nous présente les notes biographiques de plusieurs artistes de cette période. Cette encyclopédie a été publiée d’abord en allemand par l’éditeur révisionniste Herbert Grabert (1901-1978) et sa maison d’édition installée à Tubingen.

Nous avons adoré son encyclopédie mais nous avons été surpris du fait qu’il n’a pas sélectionné Rudolf Sievers (1884-1918) :

Il l’a seulement mentionné brièvement sur la note d’un autre artiste à la page 104.

Pour cette raison nous vous faisons parvenir ce paragraphe sur lui : » Rudolf Sievers, rédacteur en chef du plus important journal Wandervogel, avait appelé en mars 1913 à une « parole ferme » contre ceux qui agissaient « comme si nous pouvions instaurer une nouvelle culture » ou « renforcer le peuple », entre autres. Lorsqu’on lui demanda ensuite d’expliquer, lors de la conférence de Meissen, la nature du mouvement Wandervogel (Oiseaux migrateurs), il ne put s’empêcher d’ajouter, à la référence à la jeunesse errante, que le Wandervogel était un lieu pour ceux qui souhaitaient œuvrer « à l’unification toujours plus étroite de toutes les tribus allemandes en un seul grand peuple, à la préservation et à la sauvegarde du patrimoine de notre peuple » et « contre les influences néfastes que notre époque exerce indéniablement sur les jeunes et les moins jeunes ». Le rejet de la formule nationaliste, d’une part, et le recours, d’autre part, à l’article fastidieux sur les fêtes, caractérisent la situation. L’opinion de l’auteur ne saurait être exprimée ici » (écrit par Helmut Wangelin (1899-?) in « Annuaire des archives du mouvement de jeunesse allemand, volume 2, château de Ludwigstein, 1970 – page 56, traduit de l’allemand par « Google translate »).
Mais l’artiste qui nous a vraiment enthousiasmé serait Max Friese (1883-1958). Son dessin « Mach dich frei / Libère-toi » est reproduit à la page 90. Notre camarade italien Harm Wulf nous a fait l’honneur de nous envoyer cette œuvre d’art par e-mail puisque nous n’avons pas pu la trouver sur internet, même pas sur son beau site Arte Thule.

Nous avons l’impression que Max Friese était juif et c’est pour cette raison qu’il avait fui l’Allemagne et émigré en Pologne pendant le 3eReich. Né à Dresde en 1883 et décédé en 1958, cet artiste allemand était peintre, graveur, sculpteur et décorateur. Il passa son enfance à Wrocław (Pologne). En 1897, il étudia la peinture décorative dans un atelier local. En 1902, il suivit les cours de l’École royale des arts et métiers de Wrocław (auprès de M. Wislicenus et E. Kaempffer), puis, pendant deux ans, ceux de l’Académie des beaux-arts de Munich (auprès de J. C. Herterich et C. von Marr). Il poursuivit ses études lors d’un séjour à Paris vers 1909.

Actif à Wrocław, il était membre de l’Association des artistes libres (en allemagne). Il est l’auteur de nombreuses peintures murales (notamment celles de la chapelle du cimetière de Sępolno), de vitraux (dont ceux de l’église paroissiale de Smolec, près de Wrocław, et de la chapelle épiscopale de Bytom, vers 1919), de retables et d’illustrations de livres.

Il a collaboré avec l’atelier de vitraux de Wrocław. A. Seiler. Son tableau à thème industriel, « Cokerie de la mine Emmy », figurait parmi les dix œuvres de différents peintres silésiens exposées en 1911 à la Tour de Haute-Silésie de H. Poelzig, lors de l’Exposition de l’Allemagne de l’Est à Poznań.

En 1912, il créa une affiche pour l’Exposition du Centenaire de Wrocław en 1913. Son tableau « Trommler (batteur)» fut diffusé sur des cartes postales publicitaires pour l’événement.

En 1935, il reçut le Prix artistique de la ville de Wrocław pour son « Portrait de Mme B. », exposé au Pavillon des Quatre Dômes ; il reçut un autre prix municipal en 1939. Il participa également à d’autres expositions, notamment la 3e Exposition d’art de Silésie à Wrocław (1936, où il présenta, entre autres, un buste en bronze) et l’Exposition d’art de Silésie à Vienne (1942).

Avant 1955, il vivait en Pologne [écrit par Krystyna Bartnik et Barbara Ilkosz, traduit du polonais par « Google translate »]. Son dessin ci-dessus est une interprétation simple de l’esprit du 3e Reich qui pourrait s’apparenter avec l’esprit des paganistes du gouvernement de Hitler. Les membres de ce dernier étaient avant tout des amateurs de l ‘art important. Et la vie pendant en Allemagne pendant cette période était paradisiaque, comme ces artistes nous l’ont montré.

Même avec un grand retard de 29 ans (de 1992 à 2021), l’éditeur Bertrand Le Digabel (alias Pierre Gillieth) d’Auda Isarn a fait ici avec cet ouvrage que nous recensons un geste éditorial très important : https://reflechiretagir.com/categorie-produit/auda-isarn/

Pour plus d’illustrations sur ce livre voir ce lien allemand :
https://www.usmbooks.com/nazi_art_books_1.html
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