par Dionysos ANDRONIS
- A propos de Roger COUDROY, J’ai vécu la résistance palestinienne, éditions du Paillon, Nice, 2026, 106 pages.

Cet ouvrage a été édité la première fois en 1969 par le centre de recherches de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine). Cette deuxième édition contient une très belle introduction de Claudio Mutti (né en 1946). L’auteur de l’ouvrage serait Roger Coudroy (1935-1968), un très jeune martyr contre le sionisme. Il parait qu’il était « le premier volontaire francophone tombé au combat contre Israël » (écrit par Saint Loup in Le Sang d’Israël, Presses de la Cité, 1970, repris ici page 11).

Nous avons appris des choses très importantes en lisant ce roman (puisqu’il s’agit de situations autobiographiques) de Coudroy. Nous ne savions pas que l’Egypte pendant Nasser s’appelait RAU (République Arabe Unie) et qu’elle a repris son ancien nom en 1971. Nous ne savions pas non plus que Yasser Arafat avait commencé sa carrière politique comme militant du groupe El Fath (« initiales arabes du titre Mouvement national pour la libération de la Palestine« , op.cit., page 22). Coudroy traite Arafat comme « le porte-parole du mouvement » (op.cit., page 20). Mais malheureusement « les communiqués signés El Fath cessèrent de paraitre dans les pays arabes » (op.cit., page 28).

Irene Beeson, une journaliste du London Observer, nous raconte : « Arthur James Balfour, secrétaire aux affaires étrangères britanniques, en 1917,permit au nom de son gouvernement, d’aider à créer un « foyer national » en Palestine pour les juifs, étant bien entendu que rien ne serait fait qui porterait préjudice aux droits civils et religieux des communautés non-juives existant en Palestine. La façon dont cette promesse a été remplie amena la création de l’état d’Israël 31 ans plus tard et le déplacement de près d’un million d’Arabes palestiniens. Depuis la guerre du mois de juin 1967, le nombre de refugiés palestiniens atteint un million et demi et continue à augmenter de façon régulière » (op.cit., page 45).

Un peu avant la fin notre auteur formule la position qui contredit cette déclaration Balfour : « la reconquête de la Palestine » (op.cit., page 97). Ce n’est pas un hasard que ce beau roman a été réédité cette année par deux maisons différentes : « Du Paillon » (à Nice) et « Ars Magna » (à Nantes).

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