par Bernard PLOUVIER
La 3e décennie du XXIe siècle semble devenue l’époque idéale pour corriger les sottises du XXe siècle, observées lors de l’émiettement (1938-40, puis 1990 sq.) d’États composites créés en 1918-19 (Tchécoslovaquie, Grande Roumanie, Yougoslavie), lors du départ (imposé par les Nord-Américains, les Soviétiques de Moscou puis ceux de Pékin) des colonisateurs européens en Asie, en Afrique et en Océanie, ou lors de la destruction de l’URSS.
Il n’existe que deux adéquations possibles des États et des Nations : l’Heimat (la petite patrie) ou l’Imperium (fondée sur une notion simple « L’union fait la force »).

Pour ce qui est des opinions publiques, jamais l’on n’a pu établir un consensus sur cette question, sauf de façon ponctuelle, en général lors d’une catastrophe – Révolution ou guerre épuisante. Il y aura toujours et en tout continent des partisans de petits États tribalement ou ethniquement homogènes et des partisans du regroupement racial-continental en Super-États (les amateurs de pléonasme parlent de Super-États-Géants, au cas où le pékin de base serait un peu dur de la comprenette).
Depuis Monroe et Polk, les Nord-Américains rêvent de dominer ce que Roosevelt-II nommait les trois Amériques… et le Canada comme le Groenland ont toujours été des cibles du colosse US – les journaleux actuels feraient bien de jeter un œil sur l’histoire des idées aux USA.

Les Européens ont offert le modèle insurpassé d’organisation étatique et militaire : l’Empire Romain. Les Francs puis les Germains se sont épuisés du XIIIe au XXe siècles à tenter de le recomposer autour d’un peuple fédérateur, oubliant l’exemple romain qui intégrait les hommes plus capables des peuples soumis à l’élite dirigeante – beaucoup moins corrompue que ne l’ont écrit les romanciers Suétone, Tacite et Ammien Marcellin puis les faussaires chrétiens… en tous cas l’élite romaine était infiniment moins moche, moins minable que nos actuelles pseudo-élites, exclusivement occupées à s’enrichir et à jouer à l’éphémère vedette médiatique. Et il faut se souvenir que la politique britannique a toujours été de s’opposer à la création d’un empire européen uni.

Comme les roitelets européens repoussaient toujours l’idée de fédération, les plus aventureux des hommes de certains peuples sont allés au-delà des mers et des océans créer un empire : les Danois et les Norvégiens furent les premiers, puis les Portugais, les Espagnols, les Néerlandais, les Français et les Britanniques, enfin les Belges et les Allemands. Les voyous pillèrent – et la nouvelle histoire ne retient que cet exemple -, tandis que les idéalistes civilisèrent. Les abrutis fervents de la « repentance » feraient bien de se pencher sur le bilan réel de la colonisation à l’européenne : très coûteuse pour les contribuables européens et très bénéfique pour les peuplades colonisées qui entrèrent rapidement dans le monde scientifique et technique grâce aux colonisateurs blancs. Seuls les descendants des voyous – juifs et goyim pour une fois confondus – doivent faire acte de contrition.

Depuis quelques années, le colosse russe tente de regrouper tous les territoires de l’ex-empire soviétique peuplés en majorité de russophones… et comme son chef a chassé les oligarques juifs qui avaient confisqué une grande partie du Bien Commun durant les années de braderie illégale de la longue agonie de l’URSS, il n’est guère populaire dans les media occidentaux, qui subissent une énorme pression « communautaire » à New York et Washington, mais aussi à Londres, Paris, Amsterdam-Rotterdam ou à Berlin-la-repentante.

Il est évident que les dirigeants du colosse chinois – dont l’Armée n’a jamais été testée in vivo, sauf en 1979, au Nord du Viêt-Nam, et cette offensive avait été désastreuse – veulent devenir les Big Bosses de l’Asie Extrême, reprenant le rêve irréaliste des dirigeants nippons des années 1920-45 – celui de La Plus Grande Asie. Qu’on le veuille ou non, Formose-Taïwan, dont la persistance anachronique pose question de loin en loin, ne vaut pas une guerre… mais on sait que l’Europe a perdu et, pour très longtemps, son leadership à cause de Dantzig, une cité allemande depuis le début du XIVe siècle que les rédacteurs, abrutis ou machiavéliques, du Traité de Versailles avaient détachée du Reich, créant le plus beau casus belli expérimental de l’histoire européenne !

L’ère des grands empires coexistant pacifiquement serait une expérience historique inédite. L’Amérique unifiée, l’Europe unifiée et l’Asie unifiée pourraient tenter cette expérience, surtout si l’on interdit toute immixtion religieuse dans l’affaire et si l’on bride la tendance africaine et sémitique à la pagaïe, aux palabres sans fin et aux guerres tribales.
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On ne soulignera jamais assez la tragédie des deux guerres civiles européennes qui ont pulvérisé l’Europe. Celle de 1914/1918 et celle de 1939/1945. La deuxième étant la conséquence directe de la première par la faute de dirigeants nuls et incapables. Il ne faut pas s’étonner si depuis nous sommes dominés dans tous les domaines