L’UTILE OU L’AGRÉABLE ? LE DILEMME DU CHOIX DES ÉTUDES

Par Bernard PLOUVIER                                       

Dans la France, si mal dirigée par E. Macron et ses macronnettes (soit des ministresses qui n’ont pas ou peu d’expérience professionnelle), rebondit une querelle vieille comme l’Université. Que doit faire l’adolescent, capable d’assumer des études supérieures, à la fin de son cursus scolaire : choisir celles qui ouvrent sur un débouché assuré ou choisir d’assouvir une passion ?

Des étudiants en train de passer un examen, certains semblent stressés, tandis que d'autres se concentrent sur leurs épreuves dans une salle d'examen.

C’est l’archétype du faux problème, car le choix est fonction du contexte.

Qu’un fils ou une fille à parents archi-fortunés fasse des études d’histoire de l’art, de politicaille et d’utilisation de la bêtise humaine, c’est tout-à-fait naturel : nul n’attend d’un nanti qu’il soit utile à la société où il est né et où il est plongé depuis la prime enfance dans les jouissances, l’exploitation ou la manipulation du menu peuple.

Le choix réel entre gagner sa vie grâce à un métier qui amène un revenu décent ou vivre à la limite de la pauvreté (comme un petit enseignant, un journaliste de province ou un petit agriculteur titulaire d’un diplôme d’agronomie) ne se pose qu’à l’immense cohorte des non nés avec une louche d’argent (ou une cuillère dorée) dans la bouche (variante : sa gueule de fils de squale).

Une salle de classe avec des élèves attentifs, tandis qu'une enseignante explique un sujet au tableau. Un message d'alerte est affiché en bas de l'image concernant la baisse du niveau scolaire.

L’éducateur (parent, enseignant) n’a qu’une mission sur ce point : faire toucher du doigt la nécessité de se préparer à un métier exigeant mais offrant de quoi subsister à un chef de famille qui devra supporter beaucoup de contraintes et assurer un travail parfois pesant pour élever dignement ses rejetons… ce qui est l’unique justification d’une existence vis-à-vis de l’espèce.

Or l’expérience prouve qu’on peut mener de front des études qui débouchent sur un vrai métier (médecine et biologie, droit, gestion – qui passe par une connaissance approfondie tant des relations humaines que du maniement de l’informatique -, ingénierie de tous types) & l’assouvissement d’une passion durant les vacances et les 2 ou 3 heures que l’on peut grappiller au cours de toute journée.

Après-tout, on peut devenir interne des hôpitaux, puis chef de clinique et médecin hospitalier tout en étudiant de façon personnelle l’histoire et la philosophie… et préparer ainsi, dès son adolescence, une retraite épanouissante. Je ne bénirais jamais assez la mémoire de mon père qui m’a fait comprendre cela durant ma 13e année ! L’Éducation n’est pas – à la différence de l’Instruction – chose régalienne : c’est une spécificité familiale !  

Caricature d'un professeur principal interrogeant un élève sur son nom et son métier souhaité, avec un ton humoristique et provocateur.

 


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3 commentaires

  1. Hé bien, quel mépris pour les gagne-rien, ceux qui, mutilés socialement et moralement dès la naissance rament toute leur vie et parviennent néanmoins, et malgré des emplois et salaires minables à fonder des familles…

    J’ai, à cause de cela mon très cher Nanard, pu me forger une raquette plus efficace que celle de la plupart. Voici le retour:

    Vous avez laissé supposé que sans emploi du niveau de toubib (faut voir aujourd’hui leur niveau de moralité et de soumission), il était difficile de remplir l’essentiel de sa mission de vie, i.e. d’élever ses enfants, pour finir au paragraphe suivant par vous vautrer dans la moquerie de ceux qui profitent mieux que les autres d’une retraite en or, retraite qui est d’abord, rappelons-le, le fruit du travail des actifs, vous savez ceux qui bossent toute leur vie avec pour salaire le pied au cul.

    Il est évident que votre père a raté un truc, ou que vous-même l’avez mal compris.

  2. Réponse Bernard PLouvier :
    issu d’une famille pauvre, j’ai fait des études grâce à un système de bourses
    ma retraite est loin d’être « dorée » et j’ai cotisé 42,5 années
    je ne vois pas où j’ai placé le mépris (hormis pour la classe des fort riches de naissance) : j’ai simplement écrit que ceux qui en avaient les moyens intellectuels et le courage devaient s’orienter vers un niveau de qualification professionnelle qui engendre un salaire correct et j’ai cité un certain nombre de débouchés… pour éviter de regretter toute sa vie d’avoir fait des études sans grand avenir professionnel et salarial
    quant à la « soumission » supposée des médecins aux politicards ou, pour les hospitaliers, à l’administration, vous en parlez sans la moindre connaissance des réalités : la vie d’un chef de service hospitalier est un combat constant CONTRE les desiderata administratifs
    le but de cet article était de faire comprendre que l’on pouvait assouvir une passion qui ne rapporte pas grand chose en matière de revenus, tout en s’orientant vers un niveau de qualification mieux rémunéré
    l’origine de cet article provient de la querelle entre un politicard et un diplômé d’histoire médiévale sans emploi, dont on peut trouver des échos sur le Net.

    1. M. Plouvier,
      Seriez-vous un tantinet royaliste ? La façon de répondre à côté de la plaque en s’aveuglant sur ses premiers propos semble y conclure.

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