| par Anthony MARINIER Le trilemme démographique : immigration, stagnation ou sursaut nataliste : Il faut choisir ! |
| La dénatalité est la tendance structurelle la plus influente, mais la moins considérée de notre temps. Dans un Occident où les taux de natalité s’effondrent, chaque nation se voit contrainte de choisir entre trois solutions en forme d’impasse : immigration massive, stagnation économique ou sursaut nataliste. C’est le « trilemme démographique » que met en lumière une étude de deux universitaires anglo-saxons, Paul Morland et Philip Pilkington : sans un sursaut de fécondité, nos sociétés devront arbitrer entre immigration massive et déclin économique. Dans leur étude The Demographic Trilemma1, Paul Morland et Philip Pilkington posent un diagnostic brutal : la prospérité des nations repose sur un équilibre démographique aujourd’hui rompu. Depuis les années 1970, la fécondité s’est effondrée dans la quasi-totalité des pays occidentaux, atteignant des niveaux historiquement bas. Résultat : des sociétés vieillissantes où le poids des retraites explose, tandis que les forces vives déclinent. Pendant des siècles, chaque génération engendrait suffisamment d’enfants pour remplacer la précédente. Aujourd’hui, partout dans le monde dit développé, le taux de fécondité est passé sous le seuil de remplacement (2,1 enfants par femme). Au Japon, en Corée du Sud ou en Italie, il plafonne désormais à 1,2, voire moins. Les conséquences se font sentir : recours à l’immigration massive, économies sous tension, explosion des ratios de dépendance et charge accrue sur des systèmes sociaux conçus pour une pyramide des âges non inversée. Le « trilemme démographique » peut être résumé ainsi : on ne peut pas combiner simultanément faible fécondité, croissance économique et continuité ethnique. Il faut sacrifier un élément, et en choisir deux parmi les trois. (…) Anthony Marinier |

Suite de l’article dans le dernier numéro d’Eléments

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