par Michel LHOMME
À toutes les victimes du chavisme au Venezuela
Huit millions de réfugiés vénézuéliens, l’un des chiffres de déplacés dans le monde le plus élevé de ces dernières années et silence radio depuis des mois dans la presse française. Le privilège rouge dont parle Michel Festivi dans l’article précédent sur l’affaire Gérard Miller (https://metainfos.com/2025/12/19/le-privilege-rouge-le-cas-gerard-miller/) touche aussi le Venezuela et l’espèce d’angélisme révolutionnaire qu’on continue d’octroyer de tous bords à la figure criminelle du dictateur rouge Nicolás Maduro alors que l’on attend des heures interminables pour acheter un des rares médicaments aux portes des pharmacies du Venezuela, que des milliers d’enfants sont morts faute de couveuses dans les maternités, que les hôpitaux sont parmi les plus délabrés de la planète et que des centaines de manifestants – principalement des jeunes – ont été tués lors de marches où ils protestaient contre l’oppression du régime, l’inflation galopante et la pénurie de produits alimentaires de base dans les supermarchés.

D’après de nombreux rapports des Nations Unies sur les droits de l’homme au Venezuela, Maduro a régulièrement donné l’ordre de tirer à vue sur les manifestants. Des manifestants présentant des blessures par balle à la tête et à la poitrine le confirment. Des militaires, vêtus en civil et circulant à moto, ont assassiné de sang froid et sur ordre des centaines de jeunes, dont de nombreux mineurs. Les vidéos existent. La publication de ces documents par la Mission de l’ONU sur le Venezuela bien occultée par la presse française subventionnée (le privilège rouge), révèlent l’existence de motifs suffisants pour affirmer que Maduro et ses alliés ont commis des crimes contre l’humanité.

Mais à la fête de l’Humanité, le Venezuela de la terreur rouge pavoisait sous un stand fleuri !

En 2015, après les massacres, Nicolás Maduro sans aucune honte avait eu l’audace de s’adresser au Conseil des droits de l’homme du pays et de prononcer à Caracas un discours, en vantant les mérites de la prétendue « Révolution bolivarienne ». Dès le début de son intervention, une sortie massive s’est produite au sein du Conseil. Tous les diplomates présents se sont levés, ont quitté la salle et l’ont laissé parler seul. Maduro était furieux.

En quittant la salle XX, siège du Conseil des droits de l’homme, un groupe de journalistes s’était alors rassemblé et avait posé des questions au dictateur, sur ce qu’il faisait dans cette salle, compte tenu des enquêtes crédibles qui l’identifiaient comme auteur de crimes contre l’humanité. Le tyran avait alors baissé les yeux pour voir qui, quelle journaliste vénézuélienne avait osé lui poser une telle question; il l’avait ensuite bousculée puis continué son chemin. Cette journaliste (Gabriela Sotomayor) a depuis enquêté sur les exactions et les terribles violations des droits humains commises par le régime contre quiconque manifesterait la moindre opposition à Maduro.

Le régime chaviste s’est rendu coupable d’abus de pouvoir, de détentions arbitraires, de tortures, d’exécutions extrajudiciaires, de persécutions d’opposants, de harcèlement de leurs familles et d’innombrables autres violations des droits humains, passant outre le droit international et les conventions auxquelles l’État vénézuelien est officiellement partie prenante

Parmi les 8 millions de Vénézuéliens contraints de quitter leur pays, nous avons rencontré il y a quelques jours un jeune coiffeur de 21 ans déjà marié et avec un enfant (en Amérique latine, on n’attend pas en effet 40 ans pour fonder une famille ! Et en cette semaine de Noël de magnifiques crèches décorent les mairies sans poser de polémique !). Mon coiffeur faisait partie de la première vague des exilés vénézuéliens du Pérou, vague plus travailleuse que ceux qui viendront après et qui furent souvent composés d’anciens droits communs délibérément chassés des prisons de Caracas pour déstabiliser les pays alentour. Nous lui avons demandé un peu par provocation pourquoi il ne partait pas défendre son pays contre les menaces de Trump et ce qu’il pensait aujourd’hui de ses parents de ses « vieux » qui ont soutenu avec ardeur hier la révolution chaviste. Il leur pardonne peu mais en même temps il m’explique que dans les quartiers populaires, on a cru tous leurs discours enflammés, les promesses en particulier de donner un titre de propriété à chacun. Certains en ont reçu : c’étaient les meilleurs militants du régime mais les autres attendent toujours !.. Ce sont des millions de dollars qu’ainsi les apparatchiks du parti chaviste ont pillé ruinant et mettant le pays à terre tout en gonflant leurs comptes bancaires dollarisés aux Etats-Unis, dans les Caraïbes ou en Suisse, organisant méthodiquement le narcotrafic à leur profit, pillant les ressources pétrolières. Mais voilà privilège rouge dans les papiers journalistiques, ne surtout pas dire du mal de Maduro et de son régime, gauchistes et faux souverainistes veillent au grain !
Bonne nouvelle

Les Etats-Unis ont annoncé l’envoi de troupes en Equateur, principal pays de départ de la cocaïne produite dans la région, pour une « opération temporaire » contre le narcotrafic. Par ailleurs, l’armée américaine a annoncé avoir tué quatre narco-terroristes présumés dans une nouvelle frappe dans l’est du Pacifique, dans le cadre d’une campagne à la légalité incertaine et en effet discutée qui a fait une centaine de morts depuis septembre et dont les opérations visent des vedettes rapides accusés de livrer la drogue aux Etats-unis par des relais dans les Caraïbes.

Jusqu’alors et c’est l’objet de questions du Congrès au gouvernement, l’administration Trump n’a fourni aucune preuve que ces embarcations étaient effectivement impliquées dans un quelconque trafic, ouvrant aussi un vif débat dans le monde, et dans le milieu politique américain, sur la légitimité juridique des opérations. « Les services de renseignement ont confirmé que le navire transitait le long d’une route connue pour le narcotrafic dans l’est du Pacifique et qu’il était impliqué dans des opérations de trafic de drogue », a simplement a déclaré sur le réseau social X le Southcom, le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

« Quatre narco-terroristes ont été tués » dans « les eaux internationales« , a-t-il précisé, accompagnant comme à l’accoutumée le message d’une vidéo montrant un bateau instantanément transformé en torche. Le déploiement américain dans la région « ne fera que s’accroître, et le choc que les narcos subiront sera sans précédent« , a récemment averti le président américain, qui maintient le flou sur une possible intervention terrestre au Venezuela en pleine préparation matérielle.
L’ambassade américaine à Quito a annoncé le même jour l’envoi de troupes US sur son sol, devenu le port de départ principal de la cocaïne produite dans lé région, et ce dans le cadre de la stratégie bilatérale de sécurité entre les deux pays. Sans indiquer de date, le ministère équatorien de la Défense appuyé par Daniel Noboa, l’un des alliés de Trump en Amérique latine a affirmé que des avions américains transportant « du matériel de nature militaire » étaient arrivés il y a quelques jours.

Washington et Quito sont engagés depuis 2023 dans un accord de coopération militaire. Notons néanmoins qu’en novembre, le président équatorien Daniel Noboa a vu son référendum sur le retour de bases militaires étrangères dans son pays rejeté alors que pourtant l’armée de l’air américaine avait eu, pendant une décennie, jusqu’en 2009, une base militaire à Manta. Depuis les ports de Guayaquil et de Manta sont effectivement devenus des points de sortie prépondérants de la cocaïne qui est produite dans les pays voisins, en particulier la Colombie et le Pérou, premiers producteurs mondiaux. Guayaquil autrefois havre de paix est aujourd’hui le théâtre de guerre entre gangs avec même de récents attaques à la dynamite.

LE PRIVILÈGE ROUGE A L’ÉTAT PUR !
Le refuge de la femme de MADURO à Punta Cana où elle s’est déjà retirée en prévision sans doute de la chute prochaine et prévisible du régime despotique de son mari, ancien chauffeur de Chavez :

La cachette de Maduro dans la ville de vacances « Los Caracas » :

Cette demeure, construite en quelques mois seulement, est gardée par deux frégates perpétuellement en mer. Son nom de code est « La Internacional », et Maduro y demeure caché pendant ses vacances protégé par le groupe d’officiers traîtres à la nation qui le soutiennent depuis toujours. La peur est telle que l’accès terrestre à l’État de Vargas est bloqué, soi-disant en raison de travaux de tunnel mais en réalité pour empêcher quiconque d’atteindre cette « coquille » d’où le tyran rouge se déplace par voie aérienne (hélicoptère).
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