par Bernard PLOUVIER
Le 10 novembre 1904, l’ex-séminariste, passé des études thomistes à la médecine, confit dans la haine radicale et maçonnique, Émile Combes Président du Conseil des ministres (et ministre de l’Intérieur) fait déposer par le socialiste Aristide Briand un projet de Loi portant sur la séparation des Églises et de l’État.

Mais le grand homme est acculé à la démission le 24 janvier suivant, rattrapé par le scandale des fiches du Grand-Orient qui modifiaient singulièrement le système de promotions dans l’Armée de Terre… au point qu’en 1914, au bout de 2 à 3 semaines de guerre, il faudra dans l’urgence « fendre l’oreille » de 162 généraux inférieurs à leur tâche, que l’on concentrera dans la région de Limoges pour les séparer de leurs soutiens politico-maçonniques.

Le politicien et banquier Rouvier, l’homme des Rothschild, Franc-maçon et ancien amateur de jeunes filles pré-pubères, prend le relais et fait voter la Loi de Séparation par la Chambre le 3 juillet 1905, puis par le Sénat le 9 décembre, après un discours du Radical Clemenceau, le 23 novembre, où « l’Hyène de Vendée » surpasse Tartuffe : « Tout en rompant avec le Concordat (de 1801), la Chambre reste dans l’esprit du Concordat » !

Le Syndicat dreyfusard, déchaîné depuis la seconde condamnation de son champion l’été de 1899, se venge à contretemps : Léon XIII, mort en 1903, avait favorisé le ralliement à la République et désavoué l’activité antidreyfusarde des Assomptionnistes.

La Loi radicale-maçonnique de décembre 1905 spolie – pour la 3e fois de l’histoire française, après les premiers Carolingiens puis les révolutionnaires de 1789 sq. – le clergé catholique des biens donnés par les fidèles, d’où une guerre religieuse qui perdurera longtemps. Les prêtres des autres confessions, étant moins riches et se contentant de peu, souffriront moins. Naturellement, les partisans comme les adversaires de Dame Laïcité ne se souviendront, en général, que de la querelle des inventaires et des ventes forcées, en négligeant les excellents principes contenus dans la Loi et bafoués en permanence par les Ripoubliques françaises.

Le principe de base est pourtant simple : les membres d’aucun clergé, les dirigeants d’aucune secte n’ont le droit de s’immiscer, de quelque façon que ce soit, dans la vie politique pour des raisons religieuses ou antireligieuses, ni de pousser la candidature d’un individu à un poste payé par l’argent public. La Loi pose en principe le divorce total entre la gestion du Bien Commun & l’exercice d’une religion ou l’appartenance à une secte : c’est l’application logique des principes démocratiques d’Isonomia (l’égalité de tous devant la loi) et de méritocratie.

Conçue initialement, par la politicaille radicale-maçonnique, comme une machine de guerre dirigée contre le clergé catholique, alors très puissant et sortant volontiers de son rôle purement spirituel, la loi ne sera en pratique pas appliquée aux lobbies ethniques (notamment du côté des Juifs, au fort soutien médiatique et financier, puis rentiers de la Shoah, après un indéniable passage à vide de 1940 à 1944) ou aux lobbies maçonniques, puis au milieu mahométan, au contraire courtisé par une gauche et une droite molle lécheuses de babouches, parce qu’avide de clientèle électorale, d’islamo-pétro-dollars, voire d’haschicho-dirhams… et un ex-Président de la Ripoublique passera moins d’un mois en prison pour financement islamo-occulte de campagne(s) électorale(s).

Une fois de plus, un excellent principe aura été violenté, détourné, affadi par la racaille politicienne ! Foi et Raison – soit les deux pôles d’activité du cerveau humain- ne devraient jamais s’interpénétrer (vulgairement dit : « s’emmêler les pinceaux »). On peut croire en n’importe quoi, à condition de ne contraindre ni de ne gêner personne. L’athéisme militant et brutal, à la façon des dictatures communistes, est une atteinte à une liberté fondamentale de tout individu.

Mais, la foi ne doit en aucun cas interférer avec la gestion sage d’un État ou d’une cité. C’était et cela demeure le principe fondamental de la Loi sur la laïcité.



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