par Bernard PLOUVIER
N’étant pas un adepte de la gauche caviar-foie gras, je n’avais jamais ouvert un exemplaire du journal « Libération », jusqu’à la soirée du 1er décembre 2025 où l’on m’a expédié la livraison du mercredi 19 novembre. (https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/documentaire-sur-ladn-dhitler-reduire-le-monstre-a-ses-genes-est-aussi-trompeur-et-querrone-par-philippe-charlier-20251115_WGO3XXZTXFBKDM235SQQQRPCGA/) Il s’y étalait, pages 18 et 19, un court article intitulé : « Réduire Hitler à son ADN : simpliste, trompeur, erroné », rapportant de façon compassée autant que mal documentée l’étude d’un ADN supposé être celui d’Adolf Hitler (AH, pour faire court), prélevé sur un fragment de tissu du canapé où, dans l’après-midi du 30 avril 1945, Eva Hitler, née Braun, s’est suicidée avec du cyanure liquide et le Führer du Reich d’une balle de 7,65 mm tirée dans la tempe droite. (https://www.rtbf.be/article/histoire-les-derniers-jours-d-adolf-hitler-10525739)

Comme l’indique à fort juste titre l’auteur de cet article, rien ne prouve qu’il s’agisse de l’ADN hitlérien, car les hommes du Smersh expédiés par « Staline » auprès de la 8e armée de la garde soviétique se sont rués le 2 mai dans le Führer-Bunker pour y rafler tout ce qui concernait la personne d’AH. Dans la hâte, n’importe qui a pu laisser sa trace génétique, à l’occasion d’une plaie de la main. Puis le so british Channel 4 a révélé le contenu de cet ADN, étudié au centre de génétique universitaire de Bath.

On y relève des gènes associés à diverses maladies et groupements ethniques. Et l’on commence par reparler de l’origine partiellement juive du Führer, vieille lune lancée au début des années 1920 par les nombreux ennemis d’AH au sein des groupuscules völkische de la « Juden Republik » naissante. Il est évident qu’un personnage qui émerge du commun est immédiatement la cible d’attaques « au-dessous de la ceinture », d’abord de ses rivaux au sein du même bord, puis de ses ennemis-jurés soutenant des idées et des options opposées. Rien de nouveau en cela : « Seigneur délivrez-moi de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge ».

Or, les rumeurs sur la judéïté partielle d’AH, nées dans les années Vingt, amplifiées dans les années Trente par des antihitlériens judéophobes de Pologne, Tchéquie et d’Autriche, ont été anéanties durant les années 1970-89 par un historien remarquable : Anton Joachimsthaler…(https://en.wikipedia.org/wiki/Anton_Joachimsthaler) exit donc les filiations supposées des Frankenberger, Frankenreiter, Ottenstein voire Rothschild (on ne prête qu’aux riches !). Et l’on doit signaler à l’auteur de l’article de « Libé », que cela ne concernait nullement la mère d’AH, mais sa grand-mère paternelle, Maria-Anna Schikelgruber, qui fréquentait les deux frères Hiedler-Hüttler, d’où Aloïs, futur époux (en 3e noces) de Klara Pölzl, qui, après mariage, devint mère de 6 enfants, Adolf étant le 4e – dont seul deux survécurent jusqu’à l’âge adulte.
Si l’auteur s’était un peu mieux documenté, il saurait qu’AH était né d’un mariage consanguin entre cousins, comme pouvait l’être l’union de Franklin Delano Roosevelt et d’Anna Eleanor Roosevelt. Et cette consanguinité explique la maladie neurologique – non évoquée dans la soi-disant étude génétique ni dans l’article fort léger – qui gêna considérablement le Führer à compter de la fin de 1942, même si la première poussée remontait aux années 1920 : un syndrome parkinsonien fort atypique, que l’on pourrait rapporter à une pathologie génétique où le cuivre alimentaire s’accumule dans divers organes, dont le cerveau.

Les généticiens so british évoquent une maladie de Kallmann-de Morsier, soit l’association d’un impubérisme et d’une anosmie… et cela fait rire, d’autant qu’on en revient à un canular de la Deception judéo-britannique des années 1940-45, reprise et amplifiée par la propagande soviétique de 1945 et sq. L’olfaction, comme d’ailleurs les facultés gustatives du Führer n’ont jamais été perturbées et sa sexualité – quasi strictement monogame – fut très pauvre en anecdotes, au point que les propagandistes de la haine durent inventer une foule de détails scabreux… – et longtemps, on fit d’AH un homosexuel – puis, le lobby gay devint trop puissant pour que l’on retienne ce qui avait été autrefois une accusation !

L’auteur de « Libé » évoque une cryptorchidie (un testicule non-descendu), reprenant la fine plaisanterie de la Deception judéo-british des années 1940 et sq. : Adolf « n’a qu’une couille » ! En fait, les journaux satiriques britanniques des années 1804-1815 s’étaient déchaînés contre « Bonny » – Napoléon Ier – l’accusant d’être monorchide, ce que n’avait pas confirmé son autopsie partielle réalisée en 1821 à Sainte-Hélène. Bien entendu, en 1914, la presse people à scandale reprit la formule à l’encontre du Kaiser Guillaume II, mais le comique de répétition ne joua pas et la fine plaisanterie tomba à plat.
Elle fut reprise avec un énorme succès durant les années 1939-45, et largement exploitée après. De fait, « Staline » avait donné l’ordre de faire publier une « autopsie d’Hitler », menée sur un cadavre au schéma dentaire totalement différent de celui du Führer, mais où manquait effectivement un testicule – il fallait bien ridiculiser l’ennemi vaincu. On oubliait gentiment que le cadavre d’AH avait été incinéré et qu’aucun organe n’était identifiable sur les restes carbonisés. Ce qui n’empêcha nullement le KGB de faire une énorme publicité à un faux en écriture historique, dû à la plume vénale d’un historien à gages, Lev Besymenski… (https://de.wikipedia.org/wiki/Lew_Alexandrowitsch_Besymenski) et l’on doit saluer l’honnêteté profonde de cet auteur juif : avant de mourir, il révéla que son livre lui avait été dicté par une équipe de propagandistes du KGB : s’effondrait ainsi une « source » qualifiée en son temps de « document fondamental ».
Or si l’auteur de « Libé » s’était documenté, il saurait que deux médecins ont examiné le Führer : le Pr Theo Morell (excellent praticien honteusement calomnié par des clowns de la narration pseudo-historique) en décembre 1936, et le Dr. Erwin Giesing, ORL incompétent en pharmacologie – manipulateur aventureux de solutions à la xylocaïne et auteur du scandale sur les « pilules à base d’arsenic » – qui avait examiné les organes génitaux d’AH lors du collapsus tensionnel qu’il avait provoqué avec un abus d’anesthésique local le 1er octobre 1944. Tout cela est bien connu et depuis longtemps. En outre, on devrait se souvenir que les conseils de révision en 1914 exigeaient de tout candidat-soldat l’existence de deux testicules palpables ! Quant au micro-pénis supposé d’AH, c’est une plaisanterie fine, controuvée par les données des deux médecins mentionnés.
Les généticiens abordent le domaine psychiatrique et presque toutes les psychoses y passent : autisme (pour un personnage aussi proche des foules, cela fait un peu sourire), schizophrénie, psychose maniaco-dépressive… n’y manque que la paranoïa délirante, qui est le bon diagnostic, le sujet – un « fou de dieu », dans le style panthéiste pythagoricien, comme l’indiquent ses Libres Propos des années 1941-45 – étant soumis à un délire d’influence jusqu’au 22 avril 1945, jour de sa déréliction. Tout cela est, une fois encore, bien connu !
Dans cet article, on lit une phrase-choc qui n’est ni plus ni moins qu’une déclaration de foi, dépourvue de fondement scientifique, selon laquelle il n’existerait : « pas de déterminisme génétique de la personnalité ». C’est faire table rase de toutes les études menées au XXe siècle sur les jumeaux monozygotes élevés de façon séparée qui, à l’adolescence et à l’âge adulte, adoptent sans s’être concertés des comportements et des idées générales identiques. L’auteur de l’article est un chaud partisan de l’acquis, dans la querelle ouverte depuis l’Antiquité, inné versus acquis… et cela n’engage que ceux qui soutiennent cette option.

Enfin, page 19 du quotidien-phare de la gauche Bon Chic Bon Genre, l’analyse d’un livre canadien intitulé « Devenir fasciste » (https://www.liberation.fr/politique/devenir-fasciste-une-drolatique-therapie-de-conversion-qui-vaccine-contre-le-peril-brun-20251115_P3TO5Q3VK5FJJADKWUGOPAQLSQ/) comporte une réflexion sur AH et Mussolini qui seraient, dit-on, passés de mode… pourquoi pas ? En signalant toutefois que des chefs de bandes ou d’État génocidaires – ce que ne fut pas, d’ailleurs, le Duce des fascistes -, il en a existé énormément dans l’histoire.

L’Exode et le Livre de Josué nous démontrent qu’il y a (peut-être) 33 siècles le pays de Canaan fut dépeuplé radicalement pour y installer les Proto-Hébreux ; puis l’on connut Gengis Khan, le Mongol raciste, et son lointain collatéral le fou furieux Timour Leng (Tamerlan), assassin de masse au nom d’Allah le tout-puissant et (paraît-il) le miséricordieux. Pour raccourcir, on ne citera que les génocidaires du XXe siècle : « Lénine », l’inventeur de la Tcheka et des camps d’extermination par le travail, « Staline » et son brillant élève Mao Tsé-toung (les deux recordmen des génocides, toutes époques confondues)… puis vinrent les tueurs de masse exotiques qui œuvrèrent dans un Tiers-Monde décolonisé par les Européens.
Au fait, qu’est-ce que Zelensky ? Ce clown (c’était son métier d’origine) judéo-ukrainien, devenu despote belliciste et ultra-corrompu, ne serait-il pas un dictateur fou et sanguinaire ?

Finalement, « Libération » est un canard utile : ses articles sont drolatiques. Mal documentés, ils sont hilarants. Et rire en macronie, c’est devenu une nécessité… plutôt que de « danser sur un volcan », il vaut mieux rire de notre triste condition de Français exploités, envahis et ridiculisés par nos « princes ».
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Dov Alfon, l’officier de l’unité 8200, n’est pas le directeur de rédaction par accident.