« DÉCLIN FRANÇAIS », EST-CE SI ORIGINAL ?

par Bernard PLOUVIER

Pour près de 75% des Français de souche européenne interrogés par divers instituts de sondages d’opinion en cette année 2025 – et l’avis des résidents d’origine extra-européenne n’importe guère : ils ne sont que des « pièces rapportées » -, nous serions entrés progressivement depuis les années 1970 dans une période de décadence continue, qui s’est accélérée durant les deux premières décennies du XXIe siècle, aboutissant à la catastrophe actuelle : une société folle qui n’a plus grand-chose à voir avec les valeurs françaises, qui sont bafouées, piétinées par des voyous inutilement et illégalement importés et, au final, rejetées par nos soi-disant élites, expertes en fourberies et corruption.

Deux hommes en costume se serrent la main dans un cadre officiel.

L’Histoire de France – comme d’ailleurs l’histoire de toutes les Nations – adopte une allure sinusoïdale. Elle ne suit en aucun cas cette merveilleuse évolution linéaire ascendante, décrite par les naïfs positivistes et scientistes du XIXe siècle – qui s’est terminé non à la jonction de 1900 et 1901, mais durant l’été de 1914.

Comparaison de maisons en France entre 1921 et 2021, mettant en évidence l'évolution architecturale dans quatre régions : Auvergne, Provence, Alsace et Bretagne.

À chaque période de zénith culturel ou politico-militaire, succède un déclin suivi d’un nadir civilisationnel, épouvantablement désagréable pour ceux qui sont obligés de vivre malgré eux dans un bourbier où les ont précipités de mauvais chefs ou une invasion étrangère non-repoussée.

Une illustration humoristique de deux hommes en costume discutant, l'un tenant un cigare, dans un salon avec un horloge et un tableau au mur. Le premier homme exprime un nostalgie sur le travail d'autrefois, tandis que le second, nommé Jean-Édouard, lui répond que cela reviendra.

L’on a assisté à un premier épisode dramatique, du Ve au Xe siècles après J.-C., après l’effondrement de l’Empire Romain d’Occident, sous le triple effet d’un enrichissement général responsable d’une mollesse et d’une veulerie qui préfiguraient celles des Occidentaux durant les années 1980-2020, de la niaiserie chrétienne où des prêchiprêchas recommandaient d’aimer les ennemis, enfin d’une invasion de Moyen-orientaux et de Nord-africains du fait de l’édit de Caracalla, un abruti fort moderne de style, qui distribua pour des raisons fiscales la dignité de Civis romanus à tout homme libre de l’Empire… cela rapportait au Trésor impérial 10% de la succession de chaque citoyen ! Au final, les envahisseurs Germains purent aisément prendre la direction de larges régions de l’Empire que les citoyens étaient trop lâches et trop veules pour les défendre. Seuls les Asiates furent repoussés, comme au VIIIe siècle les hordes de tueurs et d’iconoclastes agissant pour la gloire d’une divinité arabique dénommée Allah.   

Illustration d'une bataille historique avec des soldats à cheval et à pied en pleine action, mettant en scène un affrontement intense.

Au milieu du XIVe siècle, la France – plus réduite en terres que ne l’étaient les Gaules sous l’Empire Romain – fut piétinée par des bandes d’Anglo-Normands et de Gallois, dirigées par un demi-Français ambitieux et hargneux, qui ne reculait devant aucun crime de masse : Edward III. Les soi-disant élites françaises de cette époque étaient composées de gros crétins qui ignoraient tout du bouleversement de l’art de la guerre : utilisation du Long Bow – l’arc gallois – et introduction des premiers canons dont le bruit effrayait chevaux et cavaliers. C’est ainsi que des troupes mieux conduites, plus disciplinées, 4 à 5 fois moins nombreuses et moins lourdement armées écrasèrent l’ost royal français, dirigé par deux rois idiots (Philippe VI et Jean II), tandis qu’un couard (Charles V) utilisa au mieux les querelles entre ennemis vainqueurs et l’énergie de soudards patriotes pour récupérer quelques terres et refaire un semblant d’unité nationale.

Illustration médiévale représentant un camp militaire avec des soldats en armure, des tentes colorées et des canons, symbolisant une scène historique de la guerre.
Édouard III devant Reims. Miniature de Loyset Liédet, Chroniques de Froissart,

Le Terrible XIVe siècle fut le triomphe des Cavaliers de l’Apocalypse : guerre subintrante, épidémies (la Grande Peste et ses premières résurgences, mais aussi des infections digestives), famines (d’autant que l’époque était au refroidissement climatique, infiniment plus dangereux pour l’agriculture que les périodes de réchauffement modéré) ; quant au 4e cavalier (les bêtes qui mangent les hommes), il fut représenté à parties égales par les loups et des « humains » cannibales.

Tapisserie médiévale représentant un squelette armé d'une lance monté sur un cheval, symbolisant la Mort, sur fond rouge.
Le quatrième cavalier, Mort, sur le cheval livide. Tapisseries de l’Apocalypse d’Angers.

Pourtant, le XVe siècle, après un premier tiers aussi désastreux que les années 1340-1380, fut celui où s’ébaucha l’extraordinaire civilisation française. Charles VII (enfin libéré de ses femelles encombrantes et castratrices), aidé de bons ministres, commença la modernisation de l’État. Puis les expéditions italiennes permirent le formidable bond de la Renaissance du XVIe siècle – qui ne fut pas seulement l’imitation servile du Quattrocento italien, mais fut le fondement du Grand Siècle (hélas terni par des souverains trop respectueux d’un clergé envahissant et sectaire), puis de l’apothéose : les années 1720-1780, celles du rayonnement de la culture française arrivée à un nouveau zénith.

Vue du palais de Versailles avec des jardins soigneusement entretenus en premier plan.

Même la catastrophe révolutionnaire, ces années de fureur bestiale et de guerres ininterrompues de 1792 à 1802 puis de 1804 à 1815, déboucha sur un nouvel apogée : un génie de l’organisation fournit à la France renouvelée ses Institutions étatiques (d’ailleurs préparées par les ministres des années 1750-74, sous le règne de Louis XV, bien plus talentueux que ses débiles petits-fils). Elles régnèrent jusqu’à la fin des années 1960, où les gaucho-trotskistes et les adeptes du féminisme échevelé (puis dépoitraillé) prirent d’assaut les commandes pour aboutir au crétinisme actuel, aggravé par une corruption hors norme. C’est la stupidité d’un électorat, débilité par des media pourris intellectuellement et pécuniairement, qui est seule responsable de notre déclin : l’abandon de nos valeurs institutionnelles, le retour à la haine des classes sociales et, crime suprême, l’acceptation bovine d’une invasion de hordes d’Extra-Européens, favorisée par un patronat esclavagiste, des femelles frustrées et la veulerie générale.

Femme parlant au parlement, habillée en cuir noir, avec un bureau en bois et un microphone devant elle.

Notre déchéance actuelle s’est préparée de longue date, on doit le reconnaître.

Au plan social, la dégringolade a débuté vers 1830 : la Révolution parisienne de l’année fut dirigée par des banquiers et des négociants qui imposèrent le régime du roi-bourgeois – le seul roi de la branche orléaniste – favorable au capitalisme le plus infect, celui qui mit en place un sous-prolétariat aviné et désespéré, qui n’existait pas sous l’Ancien Régime – le vrai, pas celui des romans débiles et des rhapsodies de pseudo-historiens ignares et décérébrés par leurs dogmes.

Illustration représentant deux scènes contrastées : à gauche, un homme élégant dégustant un verre de vin dans un fauteuil, et à droite, un homme en haillons assis sur une chaise, affichant un air préoccupé.

Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, existait un véritable système de protection sociale : celui des corporations, qui fut aboli en 1789 au nom de la « Liberté » d’entreprendre, de fabriquer et de vendre. Mais jusqu’aux alentours de 1830, même les ouvriers des grands ateliers étaient assez payés pour entretenir leur foyer. Vers 1830 s’impose la nouvelle trinité dorée : celle des financiers (souvent cosmopolites), des négociants (en partie de même origine) et des entrepreneurs (fabricants et transporteurs, généralement autochtones), servis par une presse et un milieu politique exceptionnellement vénaux… dont les exceptions honnêtes fournirent l’alibi parfait aux canailles d’argent et aux crapules sexuelles.  

Caricature humoristique d'une réunion gastronomique, montrant des gourmands à table, en train de déguster des plats variés, avec des chiens autour d'eux.

Vers 1830, les patrons-esclavagistes instaurent la politique du rendement maximum, des bas salaires et du refus du dialogue social. En France et en Grande-Bretagne, comme dans les États industrialisés du Nord-Est des USA, on commence à employer une main d’œuvre de femmes et d’enfants très mal payés, tandis que les salaires des ouvriers adultes mâles restent en-deçà du coût de la vie.

Une illustration satirique représentant des hommes d'affaires autour d'une table, avec un éclairage sur une vache en or intitulée 'Golden Calf', symbolisant la cupidité et l'avidité financière.

Le règne des « bourgeois conquérants » fut une époque ignoble, qui généra l’alcoolisation massive du prolétariat et une autre plaie : le marxisme, puisque le patronat rejeta en masse l’encyclique Rerum Novarum (15 mai 1891) du pape Léon XIII dont l’application aurait amputé les bénéfices des actionnaires et des propriétaires d’usines, mais en permettant à l’humanité occidentale de faire l’économie de la chiennerie communiste, qui a exterminé directement entre 100 et 200 millions d’êtres humains et irrémédiablement gâché la vie de plusieurs milliards d’autres, trop mous ou trop endoctrinés pour oser se rebeller contre la pire expérience d’esclavage totalitaire de l’histoire.    

Cartoon depicting a humorous dialogue at a 'Gulag' recruitment center, with a long queue of individuals facing armed guards, discussing their job preferences.

 

Et pourtant, la Nation française connut un nouvel apogée, en 1880-1918, d’abord par la colonisation de vastes zones hors d’Europe puis par le triomphe d’une hyperactivité de 1914 à 1918, aussi héroïque et stupide que l’épopée coloniale.

Old poster depicting a personification of France, wearing a helmet and armor, holding a branch and a flag, with ships and people from different backgrounds in the background.
Illustration pour la couverture d’un cahier d’écolier (image de propagande), de Georges Dascher (1900

La colonisation fut une erreur majeure : on priva la Nation d’investissements et de réformes sociales, au profit d’arriérés qui ne comprirent jamais que les Français les faisaient sortir de la médiocrité médiévale ou de la misère préhistorique. La perte d’hommes et d’argent fut énorme et improductive, sauf pour quelques mercantis et les grands groupes financiers. Au lieu d’aider de futurs ingrats, on aurait dû se contenter de faire du commerce. La formule « Trade, not aid » est l’apport de William Clinton à l’humanisme ; aucun politicien n’a fait mieux, depuis 1945, pour déciller les yeux des Occidentaux, ultra-crétinisés par la propagande communiste ou libérale ! 

Logo avec le texte 'Trade not Aid', illustrant une poignée de main, symbolisant l'idée d'échanges commerciaux plutôt que d'aide.

La Grande Guerre fut l’ultime apogée militaire français, stérile comme toutes les victoires mal digérées. La stupidité d’un traité léonin – le Traité de Versailles, empli de haine antiallemande – et le crime social, qui toucha toute la planète, engendré par une spéculation de flibustiers des Bourses entraînèrent un nouveau déclin français, de 1929 à 1942. On croyait avoir touché le fond de l’abjection et l’on avait doublement tort. D’abord parce que la Nation conservait son tonus, ensuite parce qu’elle s’abandonna comme jamais auparavant de 1976 à nos jours, s’avilissant plus qu’en aucune autre époque de l’Histoire de France.

Une file d'attente devant une soupe populaire dans un quartier de Paris, avec des personnes de différentes générations attendant leur tour.
Photo prise en 1929 de Parisiens faisant la queue devant une soupe populaire rue Réaumur

Le dernier apogée s’annonça petitement en 1943, par l’effet de lois sociales favorisant le baby-boom, par des réformes de structure de l’État et par une nouvelle conception de la direction des entreprises – on ne glorifiera jamais assez le rôle des ministres et des hauts-fonctionnaires des années 1941-44. Les Français s’offrirent, grâce à un travail acharné (en dépit du sabotage du Parti communiste dirigé de Moscou et des dirigeants syndicaux démagogiques), 30 glorieuses années, de 1943 à 1973.

Une composition artistique rétro présentant une femme blonde tenant une tasse de café, un homme en uniforme militaire, et un véhicule ancien, sur un fond coloré avec des motifs géométriques et une image en arrière-plan d'un homme politique.

La dynamique fut cassée par une énième guerre israélo-arabe, qui entraîna une flambée vengeresse des cours du pétrole et une spirale de stagflation (inflation du coût de la vie & fort chômage structurel), en une période où le féminisme dément détournait les Français du devoir de renouvellement des générations. Des politiciens, nuls autant que sensibles aux arguments sonnants et trébuchants, organisèrent l’immigration de travailleurs extra-européens non-qualifiés, mais prêts à tout pour échapper à leurs gourbis, rejoints à compter du désastreux Décret de 1976 par leurs épouses et leur démographie de primitifs. La Nation française, avilie et plus que jamais crétinisée, laissa se développer une authentique invasion, prélude d’un changement irréversible de peuplement.

Tout indique en effet que le déclin actuel sera – sauf sursaut, de moins en moins probable – le dernier de l’Histoire de France, car il n’y aura plus de Nation française d’origine européenne, mais un salmigondis de métis et d’Extra-Européens trop racistes pour refuser les unions mixtes, selon un schéma déjà observé avec d’autres nomades implantés dans notre pays – mais ces tribus n’avaient jamais été assez prolifiques pour saturer la démographie du pays.       

Un groupe d'hommes en noir et blanc, avec des expressions sérieuses, se tient rassemblé dans une ambiance de tension ou de protestation.
Résidents du foyer Sonacotra de Saint-Denis en grève (1975)

Les Français, minoritaires dans le pays de leurs ancêtres, comprendront trop tard que les vieilles lunes mondialistes ou « globalistes » (par référence au « globe terraqué », comme on disait au XVIIIe siècle) ne datent pas des années de l’entre-deux-guerres ni des billevesées des théoriciens du métissage universel. On a souvent tenté des expériences d’Empires « où le soleil ne se couche jamais » et toujours l’expérience a échoué – les dernières en date furent celles du crétinisme marxiste et de l’économie globale façon Franklin Delano Roosevelt.

Groupe de personnes migrantes sur une embarcation, entourées de bouées, en mer.

L’échec de tout essai de « mondialisation » de la vie politique ou même économique est prévisible : chaque race a ses spécificités donc ses incompatibilités… c’est d’ailleurs pourquoi les cinglé(e)s « wokistes », globalistes ou « holistes » nient l’existence même des races !

Les réalités sont évidentes, mais certaines trahisons peuvent aboutir à des catastrophes irréparables. 

Logo de Laannexe, une représentation graphique moderne avec des éléments stylisés.

Fractures françaises 2025

Illustration de divers visages de personnes aux caractéristiques variées, représentant la diversité culturelle et ethnique.

Comme tous les ans, Le Monde, Sciences Po et la Fondation Jean Jaurès s’associent au sondeur Ipsos pour identifier les « fractures françaises« . Cette année, elles sont béantes.

  • Déclinisme : 90% des Français affirment que notre pays est « en déclin » (= record depuis le début des mesures en 2014). Parmi eux, 1/3 pensent même que ce déclin est « irréversible ».
  • Déclassement : 36% des Français estiment que leur « situation dans la société » va se dégrader et plus de 2 Français sur 3 considèrent « qu’ils ne reçoivent pas le respect qu’ils méritent ».
  • Dépossession : 63% pensent qu’on « ne sent plus chez soi comme avant », 65% qu’il y a trop d’étrangers (dont une majorité estiment qu’ils ne font « pas assez d’efforts pour s’intégrer ») et 75% concluent qu’ »en France, c’était mieux avant »(nouveau record).
  • Dégagisme : 2/3 des Français déclarent que « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » (plus haut niveau enregistré) et toutes les principales institutions politiques nationales sont désormais détestées : Présidence de la République 22% de confiance (-4 vs 2024), Députés 20% (-2) et Partis politiques 10% (-4).

Ainsi, en 2025, les Français affichent un niveau de pessimisme inédit face à la situation politique et sociale du pays. Pouvoir d’achat, déclassement social, déclin national, mais aussi défiance généralisée envers les institutions, les partis et le personnel politique : les indicateurs sont au rouge. Une majorité appelle à une dissolution de l’Assemblée, voire à une démission du Président. Dans ce contexte, la confiance ne subsiste que pour des figures locales comme les maires ou des entités stables comme les PME, l’armée et l’école. Telles sont les conclusions du dernier grand sondage ipsos à lire sur les fractures françaises par le lien suivant :

https://www.ipsos.com/fr-fr/fractures-francaises-2025

Couverture du livre 'Fractures françaises' de Christophe Guilluy, présentant un pont urbain avec des bâtiments en arrière-plan sur un fond jaune.

En savoir plus sur METAINFOS.COM

Subscribe to get the latest posts sent to your email.