BOLIVIE : LA GÉNÉRATION Z CONTESTE LE RÉSULTAT DES ÉLECTIONS

Des centaines de personnes ont manifesté lundi à La Paz, en Bolivie, contre l’élection du nouveau président Rodrigo Paz (centre droit), dénonçant de prétendues irrégularités lors du scrutin et demandant un audit.

Rodrigo Paz, nouvellement élu président de Bolivie, prononçant un discours lors d'un rassemblement, portant une veste rouge et un collier de fleurs, devant un arrière-plan de drapeaux boliviens.

Rodrigo Paz, un économiste de 58 ans, centre-droit (photo ci-dessus) a remporté le second tour dimanche avec 54,5% des suffrages contre son adversaire et ancien président de droite de 2001 à 2002 Jorge Quiroga. Ce dernier a pris acte du résultat et félicité son rival, tout en annonçant que les procès-verbaux seraient vérifiés dans les prochains jours après des accusations d’irrégularités. De telles allégations circulent sur les réseaux sociaux, sans être prouvées à ce stade.

Rodrigo Paz, un homme souriant en vêtements décontractés, serre la main d'une femme avec un chapeau, entouré de personnes en arrière-plan, lors d'un événement en plein air à La Paz, en Bolivie.
Rodrigo Paz lors de son arrivée au bureau de vote pour le second tour de l’élection présidentielle, à La Paz, le 19 octobre 2025

La victoire de Rodrigo Paz a marqué la fin de 20 ans de gouvernement de gauche en Bolivie, qui traverse actuellement sa pire crise économique en quatre décennies.

Image du président bolivien Rodrigo Paz avec un drapeau de la Bolivie en arrière-plan, illustrant la division politique dans le pays.

Lundi, criant à la « fraude », les manifestants ont tenté de rallier la place où se situent la présidence et le Parlement. La police les a dispersés, sans qu’aucun heurt ne soit rapporté. Ils se sont ensuite dirigés vers le Tribunal suprême électoral (TSE), organe qui a annoncé les scores dimanche. « Ce qui est révoltant, c’est qu’il y a eu fraude et que le vote n’a pas été respecté« , a estimé auprès de l’AFP Pablo Pérez, un étudiant de 23 ans refusant la défaite de M. Quiroga. « Nous demandons un audit pour que tout le vote puisse être vérifié« , a ajouté Rahel Gandarillas, dentiste de 25 ans, présente à cette manifestation constituée en majorité de jeunes de la génération Z. Le président du TSE, Oscar Hassenteufel, a démenti lundi toute possibilité d’irrégularité, affirmant que « le mot fraude devrait être banni de Bolivie« 


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