
Bonjour, nous publions ce court texte car nous partons demain en Amérique latine pour justement aller voir de près, sur le terrain ce qui s’y trame réellement et ce dont on entend peu parler dans nos médias officiels. Par conséquent, un nouvel onglet, l’onglet « AMÉRIQUE LATINE » a été ajouté sur notre page d’accueil. Notre site sera donc en pause pour quelque temps, un temps indéterminé celui de prendre ou reprendre nos marques latinos. ML.
Par Andrea MARCIGLIANO
Maduro part en guerre. Le leader vénézuélien, qui se réfère à Simon Bolívar et à Chávez, semble déterminé. Il est désormais temps de passer aux armes, femmes comprises pour réagir aux ingérences constantes des gringos nord-américains :

Il ne voit pas d’autre solution. Passer à la défense active. Cela peut faire sourire. Et, bien sûr, la force militaire de son Venezuela est risible face à la flotte américaine qui croise déjà, menaçante, dans ses eaux. Cependant, la situation est très complexe. Et elle révèle le signal d’alarme d’un malaise qui touche toute l’Amérique du Sud, ou presque.

Car Washington a été très clair depuis l’arrivée au pouvoir de Trump. Le monde, dans son ensemble, est à l’évidence multipolaire. Et le jeu entre les puissances – en particulier la Russie, la Chine et les États-Unis – répond à trop de variables pour qu’il puisse y avoir une seule puissance à la tête du globe. Le rêve, ou le cauchemar, qui a commencé avec Clinton s’est misérablement évanoui avec la présidence de Biden.

Mais l’Amérique, c’est autre chose. Toute l’Amérique, de la pointe extrême de l’Alaska à la Terre de Feu. Le jardin de la maison yankee. Et cela ne se discute pas. Maduro (photo ci-dessous) se mue donc en un problème. Qui devrait être résolu rapidement.

Cependant, la rébellion vénézuélienne n’est pas un événement isolé. Toute l’Amérique du Sud est en effervescence. Ou plutôt, elle est traversée par une fièvre qui risque de devenir dangereuse. Voire mortelle, pour Washington. Et à la Maison Blanche, ils le savent parfaitement. Car Washington peut prendre puis perdre le contrôle de l’Afghanistan. Cela fait partie du jeu. Mais il ne peut absolument pas se permettre de laisser partir certaines parties de son jardin.

Un jardin, cependant, qui est aujourd’hui extrêmement agité. Le géant brésilien, sous la présidence de Lula (photo ci-dessous), s’est déjà, de fait, retiré du jardin. En se liant de plus en plus étroitement aux BRICS et en s’éloignant de toute protection de Washington.

Milei, bien sûr, est un allié fidèle. Mais seul un aveugle ne verrait pas que son hyperlibéralisme mène l’Argentine à la faillite. Écrasant sous le seuil de la misère de larges couches sociales. Et les élections dans les États ont vu une lourde défaite du président actuel. De tristes présages pour l’avenir proche.

Puis, bien sûr, les pays de la région andine. Avec le Venezuela en tête. Le Venezuela bolivariste, qui ose désormais défier Washington de plus en plus ouvertement. Presque pour le contraindre à une intervention armée qui, bien sûr, aurait une issue prévisible. Et qui pourrait néanmoins constituer un signal dangereux. La première étincelle d’un incendie capable de ravager toute l’Amérique du Sud.

Source: https://electomagazine.it/polveriera-latino-americana/
Note de la rédaction :
L’illustration de couverture nous montre une femme bolivienne qui consulte les résultats définitifs des élections générales. Ici :

c’est la foule bolivienne en liesse après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle bolivienne du dimanche 17 août dernier et qui ont créé la surprise : la gauche, au pouvoir depuis 20 ans, y avait été éjectée du second tour de l’élection, qui opposa finalement deux candidats plutôt situés à droite de l’échiquier politique.

Le candidat à la vice-présidence de la Bolivie Edman Lara applaudit ici lors d’un rassemblement un jour après les résultats de l’élection présidentielle à La Paz, en Bolivie, le 18 août 2025
Le résultat définitif fut sans appel : la droite se retrouve aujourd’hui majoritaire au Parlement, ayant obtenu 119 des 130 sièges de députés et l’ensemble des 36 sièges de sénateurs.
Au Pérou, les élections présidentielles auront lieu au printemps prochain. Nous les suivrons de près. Personnellement, nous voyons le probable candidat libéral et sans langue de bois, Phillip Butters, un trump à la péruvienne comme favori. (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_g%C3%A9n%C3%A9rales_p%C3%A9ruviennes_de_2026)

En savoir plus sur METAINFOS.COM
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
