PIERRE LAVAL, LE MAUDIT

Par Bernard PLOUVIER                            

Pierre Laval, le seul Gitan (ou Rom, « Bohémien » etc., comme l’on voudra) à s’être fait un nom dans l’histoire de France, par ailleurs remarquable homme d’affaires, fort honnête surtout si on le compare à ses pairs politiciens-affairistes, est le personnage le plus maudit de notre histoire contemporaine. Est-ce à juste titre ?

Couverture d'un livre avec le texte 'Qui est Pierre Laval ?' et un portrait de Pierre Laval.

Un homme debout en train de prendre la parole à un podium devant une assemblée de personnes assises dans une salle, observant attentivement.

Un minimum d’équité s’avère indispensable à qui prétend écrire l’histoire, singulièrement la contemporaine, où la narration ressemble trop souvent à de la polémique, et la plus hideuse. Juger cette figure politique majeure des années 1930-44 sur des apparences, en passant à la trappe les paroles et les actes du sujet pour la décennie antérieure aux années d’Occupation, c’est donner trop d’importance aux calomnies d’un procès scandaleux et bâclé, où l’accusation ne reposait que sur une documentation partielle autant que partiale.

Des hommes en costumes marchent à l'extérieur d'un bâtiment historique, avec une architecture élaborée en arrière-plan.
Pierre Laval devant l’opéra du Grand Casino de Vichy le jour du vote de la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940. Instigateur du projet de loi, le vice-président du Conseil parvient à vaincre les dernières réticences parlementaires et à faire voter les pleins pouvoirs à Pétain.

L’on reconnaît volontiers que pour les historiens consensuels, Laval est un personnage fort pratique, puisqu’en l’accablant, l’on dédouane simultanément le général de Gaulle et les actes terroristes d’une certaine forme de Résistance & l’on blanchit le maréchal Pétain, incarnation de la résilience bon chic bon genre. C’est néanmoins une malhonnêteté.

Des hommes en costume, dont plusieurs portent des chapeaux, sont rassemblés devant un bâtiment historique, certains levant leurs chapeaux en signe de salutation.
Pierre Laval, président du Conseil, et Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères, soulevant leur chapeau lors d’un voyage officiel à Berlin, en septembre 1931.

Tant que l’on accablera Laval au moyen de demi-vérités et surtout d’omissions, la routine universitaire de l’écriture historique continuera d’être une source de désinformation sur la France des années 1933-45, dans le droit fil des propagandes « Antifa », gaulliste, résistancialiste et de la Deception britannique (soit, la tromperie systématique et volontaire du Political Warfare Executive, le ministère de la Propagande), qui fut très utile durant les années de guerre et servit ensuite à l’écriture iconique de l’histoire glorifiant les « grands hommes » et diabolisant les vaincus. Près d’un siècle après les faits, le temps est venu d’une cure de désintoxication.          

Couverture du magazine TIME, numéro du 4 janvier 1932, présentant un homme en costume assis sur un fauteuil, tenant un objet en métal dans sa main et pointant du doigt, avec des motifs décoratifs autour.
Laval, « Man of the Year » (Time Magazine, 4 janvier 1932).

Toute sa vie, Laval fut viscéralement attaché à la glèbe auvergnate. Le paradoxe, pour un descendant de ces nomades qui sillonnent la France depuis un millénaire, n’est qu’apparent : Laval n’a jamais su déchiffrer l’hérédité inscrite dans les traits de son visage et dans son teint, que l’on retrouvait chez sa fille unique, Josée de Chambrun. Une partie de la haine portée à Laval provient de ce que l’on nomme de nos jours le « délit de sale gueule », soit la moderne resucée de l’antique mépris des Grecs pour le métèque.

Un groupe d'hommes en costume formel se rassemble autour d'un microphone, pendant qu'une foule de personnes les observe, probablement lors d'un événement politique.
Au micro, Pierre Laval, ministre des Affaires étrangères, à son retour de Moscou en 1935

Ce fils de pauvre cabaretier fut toute sa vie un homme luttant en solitaire pour défendre ses idées : le pacifisme et la solidarité entre nationaux, tous engagés à servir la France qu’il aimait charnellement. Il rompit avec le parti socialiste dès 1922 et il est stupide d’en faire un « radical » : il n’était ni anticatholique ni franc-maçon. Il revendiquait hautement son statut d’élu indépendant au Sénat, et de maire « de gauche » à Aubervilliers, de 1923 à 1944. Il n’est pas inutile de noter qu’à l’instar d’un Raymond Poincaré (ou plus tard d’un Charles de Gaulle), il fut un mari modèle, soutenu par une épouse exemplaire et discrète.

Portrait de Pierre Laval, homme politique français, assis à un bureau avec des documents et une lampe, regardant vers l'objectif.
Pierre Laval en 1940.

Bien avant 1914, il était pacifiste et, avocat au barreau de Paris, il défendait des anarchistes, des socialistes et des insoumis au service militaire. Le maréchal Pétain méprisa toujours ce côté antimilitariste du personnage, opposé à toute pratique guerrière.

Portrait en noir et blanc d'un homme en costume d'avocat, portant une cravate blanche et une robe noire.
L’avocat Pierre Laval en 1913.

Nationaliste et socialiste, Laval l’est bien avant 1914, donc avant la naissance du parti nazi. Il le fait de façon originale : jamais, dans aucun discours ni aucune note écrite, il n’a fait preuve de racisme – soit la mention d’inégalité entre des races prétendument supérieures et d’autres jugées inférieures, à la différence d’un Léon Blum, entre bien d’autres exemples possibles – ni même de xénophobie : il respectait le travailleur et ne méprisait que le parasite.

Groupe de politiciens français en costume sur les marches d'un bâtiment, probablement durant les années 1930 ou 1940.
Philippe Pétain, Pierre Laval et le premier gouvernement du régime de Vichy en juillet 1940. De gauche à droite : Pierre CaziotFrançois DarlanPaul BaudouinRaphaël Alibert, Pierre Laval, Adrien MarquetYves BouthillierPhilippe PétainÉmile MireauxMaxime WeygandJean YbarnégarayHenry LémeryFrançois PiétriLouis Colson.

Si, dans la première moitié des années Trente, il devient Président du Conseil à deux reprises, c’est en raison de sa remarquable aptitude à défendre ses opinions et par l’effet d’un entregent dont il n’a jamais usé de manière malhonnête. C’est l’homme qui recherche systématiquement le consensus sur tout ce qui lui paraît essentiel au salut de la France ou à son progrès économique et social, occupant toujours un poste-clé : l’Intérieur, les Affaires Étrangères ou le Travail.

Une page du journal 'Le Petit Parisien' datée du 20 janvier 1941, avec des titres sur le maréchal Pétain et Pierre Laval, accompagnée d'images en rapport avec divers événements.
« Vers un dénouement de la crise politique » : Le Petit Parisien évoque la rencontre entre Pétain et Laval à La Ferté-Hauterive le 18 janvier 1941

Président du Conseil des ministres en 1931-32 (13 mois) et en 1935-36 (7 mois), il réagit à la crise économique en gérant les Finances de l’État comme il le fait des siennes, en bon père de famille. La rédaction de l’hebdomadaire politique le plus diffusé des USA, Time Magazine, le désigne comme Personnalité de l’année 1931, parce qu’il s’est battu avec fougue pour réduire les intérêts versés aux banquiers Nord-Américains et au gouvernement des USA au titre des dettes de guerre. 

Un groupe de personnalités politiques en discussion en plein air, avec des hommes en uniforme militaire et en costume, représentant une période historique en France.
Pétain et Laval dans le parc du pavillon Sévigné à Vichy, vers 1942.

Il mène une politique de compression des dépenses de l’État, allégeant le prix des tarifs publics. À la charnière des années 1935-36, sa politique commence à porter ses fruits : le chômage recule et la chute des exportations cesse. La démagogie du Front Populaire annule puis inverse ces résultats.

Two men engaging in conversation, one wearing a dark hat and cigar, the other in a military uniform with insignia, smiling.
Pierre Laval et Carl Oberg à Paris, le 1er mai 1943.

Pacifiste viscéral, mais nullement aveugle aux périls, il se rapproche de Mussolini que des politiciens sectaires avaient inutilement insulté. Il tente d’éviter la rupture avec l’Italie lors de la Guerre d’Éthiopie, qu’il n’a nullement encouragée, où les premières frappes furent éthiopiennes. Son projet, concocté en décembre 1935 avec le modéré Samuel Hoare alors titulaire du Foreign Office, aurait pu mettre fin rapidement à cette guerre en laissant indépendante plus de la moitié de l’Empire éthiopien, le Négus (esclavagiste et sanguinaire) conservant tout ce que l’armée italienne n’avait pas encore conquis. Mais c’était contraire aux intérêts des bellicistes enragés à Londres et à la haine des socialistes français qui croyaient à tort Benito Mussolini responsable du meurtre de Giacomo Matteotti, le milliardaire socialiste et aussi un militant acharné encourageant le terrorisme Antifa !

Un défilé avec des membres de la police armée saluant un homme en costume, passant devant un bâtiment avec une enseigne indiquant 'MAISON DU PRISONNIER'.
Pierre Laval et René Bousquet passent en revue le Groupe spécial de protection (Vichy, 1943).

Opposé aux folles dépenses des administrateurs démagogues du Front Populaire, il combat surtout l’agitation qui risque de mener à une guerre européenne qui, à son avis, ferait uniquement le jeu des communistes et des aventuriers des USA qui lorgnent tous deux les empires coloniaux des Européens.

Une photo en noir et blanc de deux hommes, l'un portant un chapeau et un costume à rayures, l'autre en uniforme militaire, discutant en arrière-plan de militaires et d'un véhicule.
Laval avant son rapatriement en France, photographié avec l’officier américain Henry Wood à l’aéroport autrichien de Linz.

En 1938-39, le sénateur Laval tente de convaincre l’indécis Daladier de jouer la carte italienne contre le Reich. Il est très estimé de « Staline » pour avoir soutenu, en 1935, une alliance militaire franco-soviétique, purement défensive. La haine des Daladier et Blum l’empêche de servir d’intermédiaire, officieux ou officiel.

Un homme politique s'exprimant avec passion devant une assemblée, levant les bras pour souligner ses propos, dans une salle décorée avec un lustre et des ornements au mur.
Laval durant son procès.

Républicain et nullement partisan d’une dictature, mais effaré de la faiblesse du régime, il est, en juillet 1940, le plus efficace négociateur dans les coulisses du Congrès qui confie au maréchal Pétain le soin de rédiger une nouvelle Constitution et le droit d’administrer les affaires de l’État jusqu’à la paix. Appelé au gouvernement, il veut finasser avec l’Occupant (comme l’avait fait Stresemann, face à Raymond Poincaré et à Briand), pour permettre à la Nation de survivre jusqu’à la conclusion de la paix – que tout le monde croit proche, en France comme dans le Reich, où le Führer ne compte attaquer l’URSS que vers 1943-44.

Portrait en noir et blanc d'un homme portant un costume, assis à un bureau, regardant vers l'objectif.

Sa collaboration économique est faite de deux éléments bien pensés : il laisse les Allemands prendre ce qu’il ne peut défendre et il procure du travail aux Français. On oublie trop souvent qu’il règne en France – toutes zones confondues -, l’été et l’automne de 1940, un chômage effarant, pire qu’en 1936-37.

Portrait d'un homme avec des cheveux bruns et une moustache, portant un costume et une cravate, posant devant un fond simple.
Laval jeune

De la même façon, il tentera de faire revenir un maximum de prisonniers de guerre en échange de travailleurs volontaires, mais l’Occupant ne lui octroiera qu’un retour pour trois départs vers les usines du Reich, où les travailleurs volontaires jouissent des mêmes salaires et lois sociales que les travailleurs allemands. Le STO (Service du Travail Obligatoire) ne fut que la conséquence de l’échec de cette politique de coopération qui revenait à donner avec contrepartie plutôt que de se laisser prendre pour rien : la haine gaulliste et communiste – soit les clans qui préparaient les élections d’après-guerre – est la raison de cet échec, coûteux et désolant pour la Nation.

Photo historique en noir et blanc montrant des hommes en uniforme entourant un homme au chapeau, représentant un moment significatif dans l'histoire politique française.

En faire « un traître au service de l’Allemagne » est un non-sens. Il ne fut jamais que passionnément Français. Il n’aimait ni les Germains, ni les Britanniques ni les Nord-Américains (à la différence, sur ce point, du maréchal Pétain), ni même les italiens ; il haïssait, non pas les Russes, mais le bolchevisme. « Je n’aime que mon pays » fut le slogan de toute sa vie publique, de 1914 à sa mort.

Couverture du livre sur Pierre Laval par Jean-Paul Cointe, montrant un portrait en noir et blanc de Laval avec son nom en lettres rouges et le texte de l'auteur en bas.

Le 22 juin 1942, en réponse à des journalistes venus le taquiner à l’occasion du premier anniversaire de l’Opération Barbarossa, il s’écrie : « Je crois en la victoire de l’Allemagne parce que, sans elle, le bolchevisme l’emporterait partout en Europe ». Le texte de l’interview est soumis au maréchal qui fait rectifier le « Je crois » en « Je souhaite », au prétexte que Laval, simple civil, n’a pas à croire quoi que ce soit à propos d’une campagne guerrière… la distinction, fort « subtile », permettra aux historiens maréchalistes d’éloigner leur héros de cette déclaration pourtant prophétique.

Couverture du livre 'Pierre Laval' de Fred Kupferman, illustrant le portrait de Pierre Laval avec le texte de titre et le nom de l'auditeur.

Certes, Laval a cautionné la lutte contre les « résistants communistes », mais on oublie trop souvent qu’à partir de la 3e décade de juin 1941, beaucoup de ceux-ci se comportent en terroristes assassinant des soldats allemands désarmés, faisant payer la note par des otages innocents – il n’est toutefois pas membre du gouvernement qui a créé les Sections spéciales de lutte contre le terrorisme. Son soutien à la Milice, en 1943-44, ne porte que sur la répression de ce type d’actes, jugés inutilement dangereux pour la Nation même par Charles de Gaulle jusqu’à l’approche du Débarquement. Laval n’a jamais ordonné l’exécution d’adversaire politique, et surtout pas celle de George-Louis Mandel-Rothschild qu’il fréquentait de longue date.

Un homme debout dans un tribunal, s'exprimant devant un public attentif. L'arrière-plan montre des spectateurs, des avocats et des membres de la cour.

Il fut trahi et dénoncé de tous les côtés, servant d’épouvantail et de repoussoir, d’archétype du « Collaborateur ».

Un homme s'exprimant devant un micro dans une gare à Compiègne, entouré de plusieurs personnes en costume et uniformes militaires.

À Vichy ou à Lyon, il était combattu et dénoncé comme « le traître à abattre » par les adeptes du double jeu – un pied dans la collaboration administrative, obligatoire pour tout fonctionnaire en poste durant l’Occupation, & un bras ou la bouche engagés dans les contacts avec la « Résistance », sans savoir toujours pour qui le « vichysto-résistant » travaillait : terroristes du SOE, colonialistes de l’OSS qui préparaient une autre occupation, voire les rares gaullistes de la capitale (officiellement provisoire) de l’État Français.

Portrait de Pierre Laval, homme politique français, avec le texte 'Pierre Laval parle aux Français'.

À Paris, haut-lieu de toutes les combines – économiques et politiques, où les grossiums du marché noir finançaient les FTP (communistes) -, il était dénoncé par les peu nombreux nazis français comme un tiède, voire un « traître » à la collaboration active, où se côtoyaient des intellectuels et des mafiosi (tueurs et voleurs) – exactement comme cela se pratiquait dans cette « Résistance » trop idéalisée voire sanctifiée, alors qu’elle était autant mêlée d’idéalistes et de pourris que la « Collaboration ».

Conversation entre deux hommes en costumes, l'un en uniforme militaire avec un chapeau distinctif et l'autre en costume-cravate, entourés de plusieurs personnes en arrière-plan.

En réalité, il ne pouvait, du printemps 42 à l’été 44, qu’administrer le quotidien, pour lutter contre la misère et la faim, contre la déportation des travailleurs – qu’il parvint, avec son ministre Jean Bichelonne, à maintenir en France, près de leur famille. Et c’était déjà beaucoup.

Un homme en costume lisant un discours au microphone devant une foule, avec des membres du gouvernement en arrière-plan.

Il n’a pas participé à la rédaction des deux Statuts des Juifs. Lors du premier, celui d’octobre 1940, il est membre du gouvernement, mais se désintéresse d’un projet qui dépasse l’apurement des comptes avec les juifs ultra-bellicistes des années 1933-1939. Lors du second, celui de juin 1941, il n’en est plus membre. En 1943, il refuse la dénaturalisation massive et systématique de tous les Juifs admis à la qualité de citoyen français depuis 1927 et ce refus, cette « résistance » seront très vivement critiqués par Karl Oberg, le chef des SS et des polices allemandes en France.

Pierre Laval et Joseph Staline lors d'une réunion. Laval, homme politique français, est représenté à droite, souriant.

En 1942, il a vainement tenté d’obtenir des diplomates nord-américains des visas en grand nombre pour les enfants juifs nés de non-citoyens français, étrangers ou apatrides. Du fait de la très mauvaise volonté du State Department, quelques dizaines de visas furent octroyés… juste avant l’invasion de l’Afrique du Nord et ne servirent donc à rien !

Couverture du livre 'Pierre Laval vu par sa fille' par Yves Pourcher, montrant une femme et Pierre Laval ensemble, avec un groupe de personnes en arrière-plan.

Sa politique juive fut simpliste, reposant sur un faux postulat : il croyait ce qu’on lui disait de la déportation des Juifs « vers l’Est ». En principe, elle correspondait à un regroupement de travailleurs pour l’effort de guerre allemand, en attendant leur refoulement plus loin encore, à la fin de la guerre. C’est pour cette raison qu’il a insisté pour qu’on ne sépare pas les enfants de leurs parents. Il a cru Oberg et son discours lénifiant et non les plaintes alarmistes des très rares Juifs de France qui acceptaient les rumeurs, vagues et parfois très « bizarres » quant à leur mécanisme, de tueries voire d’extermination.

Couverture de livres sur Pierre Laval, avec son portrait en noir et blanc.

Viscéralement pacifiste, trop intelligent pour n’être pas anticommuniste, croyant aux vertus d’un parlementarisme bien mené dans le style de Clemenceau (qui lui avait vainement offert un secrétariat d’État en 1917), de Poincaré (le grandiose administrateur de la Chose publique) ou du pacifiste Briand (dont il fut le disciple), il s’est effectivement trompé durant les années 1940-44.

Pierre Laval escorté par deux policiers, marchant dans un couloir

Il a payé ses erreurs de sa vie. Il avait lucidement accepté son destin de bouc-émissaire. Mais il n’a pu s’expliquer devant des juges haineux, partiaux, assoiffés de vengeance. Il serait inconvenant de poursuivre l’œuvre de cette parodie de justice, en n’examinant pas objectivement ce que fut l’homme et en refusant l’analyse honnête de sa politique.   

Tombe de Pierre Laval, gravée avec une croix, située dans un cimetière, entourée de tombes et de végétation sèche.
Tombe de Pierre et Josée Laval au cimetière du Montparnasse (division 15).

Couverture du livre 'Pierre Laval devant l'histoire' par René de Chambrun, avec une image de Pierre Laval en noir et blanc.
Le mot 'REMARQUE' stylisé en lettres colorées, avec une ombre et un contour distincts.

LA RÉDACTION :

  1. La plupart des photographies renvoie à l’article « Laval » de Wikipedia.
  2. Nous avons illustrer une bibliographie possible par des photographies mais nous rajoutons ici cette dernière parue récemment et qui nous paraît honnête et faire dorénavant autorité :

Cover of the book 'Pierre Laval, Un mystère français' by Renaud Meltz, featuring a portrait of Pierre Laval.

Nous l’avons acheté ce samedi à la FNAC avec pour l’anecdote cette autre publication récente

Couverture du livre 'Les carnets retrouvés de Josée Laval' par Yves Pourcher, montrant une photo de Josée Laval et Pierre Laval.

Texte sur un fond vert clair avec le mot 'À VOIR' écrit en lettres blanches au centre.


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