DE LA DÉFENSE DU PROCHAIN À CELLE DU LOINTAIN

par Franck BULEUX

En ce samedi, 6e jour de la semaine chrétienne, je souhaitais, une nouvelle fois, revenir sur l’expérience des Gilets jaunes, comme manifestation de défense du travail et du pouvoir d’achat.

Une manifestation des Gilets jaunes avec des participants portant des gilets fluorescent, brandissant un drapeau français, dans un environnement enfumé.

En effet, ce type de manifestation, par son jour d’exécution, vient contrarier les revendications syndicales qui ont systématiquement lieu, sauf le Premier mai (chômé mais rémunéré), en semaine.

Une foule dense participant à une manifestation, avec des pancartes demandant des actions contre Macron.

Relever cette distinction est essentielle, surtout à observer les défilés de jeudi dernier (le 18 septembre). De quoi ces manifestations furent-elles le nom ? Dans l’ensemble du pays, il n’est question que de « dégager Macron » et de défendre la création d’un État palestinien qui amputerait Israël d’une partie de son territoire. C’est d’ailleurs le seul but des manifestants : la partition d’Israël, voire la suppression de l’État hébreu.

Manifestation avec des participants tenant des pancartes revendicatives, exprimant des critiques envers le gouvernement et la fiscalité.

Il n’a nullement été question, jeudi dernier, de revendications sociales : il fallait « dégager Macron« , or sauf à mettre en place un gouvernement autoritaire issu des milieux révolutionnaires de La France insoumise (LFI) qui profite de chaque insuccès (et il y en a) du pouvoir, l’élection présidentielle ne verrait pas, si l’on en juge les sondages, l’élection de Mélenchon. A moins que les forces anti-RN ne s’allient sur son nom, qui sait ? L’inéligibilité de Marine Le Pen et la jeunesse de Bardella peuvent être des freins électoraux. Mais nous n’en sommes pas là, Macron est englué dans une procédure judiciaire américaine dans laquelle il défend, à corps mais sans cris (la procédure est discrète) son épouse, afin d’essayer (ce devrait être simple logiquement avec un test ADN ou quelques photographies non retouchées de jeunesse arborant l’une des trois grossesses déclarées de Brigitte Macron) de prouver sa nature féminine originale. Cette procédure va leur (?) coûter une somme considérable : rappelez-vous lorsqu’Anne Sinclair a déboursé (sic) pour son époux Dominique Strauss-Kahn mis en cause dans une affaire sexuelle en 2011 à New-York. Nonobstant cette procédure dans laquelle il assigne (c’est donc son choix), Macron se livre incidemment à la défense de l’Ukraine… et à la reconnaissance de la Palestine, ce qui devrait le reconcilier avec les émeutiers du 18 septembre. En toute logique, cette reconnaissance sans aucune contre-partie de la part des autorités palestiennes (le Fatah en Cisjordanie et le Hamas à Gaza) devrait permettre la réunion entre les gauches et Macron.

Portrait d'une femme avec des cheveux blonds mi-longs, portant un blazer gris et tenant des lunettes, souriant légèrement tout en dialoguant.

Mais revenons-en aux défilés : le fait qu’ils se déroulent en semaine prouve qu’il s’agit, pour les salariés, d’éviter de travailler une journée (non payée certes sauf négociation entre salariés et employeurs sous la pression du gouvernement). Les Gilets jaunes devaient probablement vouloir éviter de perdre une journée (donc ils travaillaient la semaine) puisqu’ils « tenaient la rue » le samedi, cela pendant 6 mois environ.

Quatre manifestants portant des gilets jaunes, vus de dos, avec des slogans écrits sur leurs vestes. L'arrière-plan présente un paysage urbain frais.

La revendication palestienne a totalement occulté le pouvoir d’achat (ou alors il a progressé pour les défenseurs d’un nouvel État islamique) et les autres revendications catégorielles ou nationales.

Manifestation en faveur de la Palestine avec des drapeaux palestiniens brandis par des participants sous la pluie, près d'une statue dans une rue bordée d'arbres.

Il est loin le temps des luttes pour les 40 heures, puis les 39 heures, la 5e semaine de congés payés. La gauche ne revendique plus au niveau national, et elle est totalement hors sol. Quand Macron entend envoyer des troupes en Ukraine, la gauche entend peut-être en envoyer à Gaza, cela sera dans la ligne des flotilles envoyées par LFI pour faire peur à Tsahal.

Des bateaux de pêche sur la mer, portant des drapeaux palestiniens, avec des manifestants visibles sur les embarcations.

La France est-elle un pays suffisamment privilégié et encore insuffisamment imposé pour que nous n’ayons plus rien à revendiquer, mis à part la Palestine. Pourquoi ne pas offrir le « 9-3 » à la Palestine et faire de ce département l’État tant idéalisé ?

Édifice historique avec un ciel nuageux en arrière-plan, présentant une banderole aux couleurs palestiniennes avec le texte 'GAZA STOP AU GÉNOCIDE'.

Et quand Macron l’aura reconnue, elle ne sera probablement pas conforme au plan « de la mer (sous-entendu Méditérranée) au Jourdain ». On connaît la suite…

La France n’a plus d’identification, ni identitaire ni même sociale. Les « révoltés du samedi » ont laissé place à des émeutiers pour qui les intérêts se situent dans une bande de terre qui appartenait, il y a quelques décennies, à l’Egypte. Vous avez dit Palestine ?

Une image en noir et blanc de la tour Eiffel avec des sections circulaires superposées, créant un effet de distorsion artistique.


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