Par Michel LHOMME
La droite française – ou ce qu’il en reste c’est-à-dire que des débris finissants dans l’asservissement complet à Israël, au sionisme et aux mensonges de la Shoah – vénérait en coulisses Trump. Mais ô malheur !… Trump 2.0 se révèle plus disruptif, plus concentré et plus discipliné que Trump 1.0 comme si le maintien de l’hégémonie américaine ne demeurait pas l’objectif ultime de tout président américain, comme si les Etats-Unis n’était pas un empire.
Trump 2.0 est donc plus impatient et veut des résultats dès le début de son mandat. Il ne veut pas non plus de conditions, d’atermoiements. Ses attaques contre l’administration doivent être ainsi perçues comme une tentative de lever les obstacles potentiels à son action. L’administration ayant été à l’intérieur émasculée, il semble que sa prochaine cible soit les juges. Il ne souhaite pas non plus être limité par l’ordre international libéral instauré après la Seconde Guerre mondiale. Regardons le staff présidentiel : pour son second mandat, Trump s’est entouré de radicaux partageant les mêmes idées et les mêmes objectifs. Il n’y a pas de modérés au gouvernement comme Rex Tillerson ou HR McMaster, qui ont tenté de contenir l’impétuosité du président lors de son premier mandat.
Sur le plan géopolitique, Trump souhaite réaffirmer la présence américaine en Amérique latine, freiner la pénétration chinoise et contrarier les régimes cubain, nicaraguayen et vénézuélien. Cependant, il ne semble pas prêt à accorder une attention particulière à l’Afrique subsaharienne, où la Russie et la Chine sans compter la Turquie ont progressé ces dernières années au détriment de l’Occident. Son intérêt pour l’Europe paraît également nuancé. Il ne veut pas que le continent européen devienne un puits de dépenses pour les États-Unis, ni que ses pays « exploitent » les États-Unis. En tout cas, le Moyen-Orient restait pour lui une priorité, comme lors de son premier mandat et c’est ainsi qu’il a commencé par donner carte blanche à Benjamin Netanyahou sur Gaza. Le grand changement résidait pourtant dans sa volonté de négocier un accord nucléaire avec l’Iran plus ou moins similaire à celui que Trump 1.0 avait rejeté en 2018. Netanyahou par pur calcul politique pour sauver son gouvernement l’en a empêché. Nonobstant, Trump collaborera avec ceux qu’il perçoit comme des amis, à commencer par l’Arabie Saoudite de Mohammed ben Salmane car les pétromonarchies inspirent Trump. Ainsi, les plans économiques des pays du Golfe présentent des parallèles frappants avec plusieurs mesures adoptées par le président Trump au cours des 100 premiers jours de son second mandat.

Lorsqu’on analyse en effet les idées économiques du président Donald Trump, tant pendant la campagne électorale que dans les mesures adoptées au cours des 100 premiers jours de son second mandat, on constate une similitude frappante avec les stratégies économiques des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Or, Trump connaît bien les pays du CCG, tant pour son premier mandat que pour son expérience au sein de la Trump Organization. Lors de son discours au Forum économique de Davos le 23 janvier 2025, il a notamment mentionné le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) en le qualifiant de « personne formidable ». Puis, il a annoncé que l’Arabie saoudite investirait 600 milliards de dollars aux États-Unis, un chiffre qu’il espère voir porter à 1 000 milliards de dollars. Notons que l’Arabie saoudite a été la destination choisie pour son premier voyage officiel, mi-mai. Cela s’explique, selon Trump lui-même, par les 450 milliards de dollars dépensés par le pays en biens et services américains durant son premier mandat. Le Qatar et les Émirats arabes unis (EAU) faisaient également partie du voyage du président.
Qu’ont fait en réalité les pays du Golfe ? Conscients de la faiblesse d’une dépendance excessive aux hydrocarbures et de la difficulté de maintenir une économie de rente à long terme, ils ont commencé à envisager de diversifier leurs économies dès les années 1990. Bahreïn et l’Émirat de Dubaï, les Émirats arabes unis, ont été pionniers dans le développement d’activités économiques dans des secteurs non liés à l’exploitation des hydrocarbures. Bahreïn est devenu ainsi un centre financier, tandis que Dubaï s’est développé y compris touristiquement alors qu’il n’y a presque rien à y voir !

Par ailleurs, Trump 2.0 est en train discrètement de bouleverser le paysage géopolitique de la région Indo-Pacifique en renforçant l’influence du Quad (États-Unis, Japon, Australie et Inde) où désormais l’impératif sécuritaire prévaut sur les questions purement économiques. Pour ceux qui seraient curieux ou intéressés, nous avons dans la revue espagnole, La Emboscadura détaillé à plusieurs reprises dans des articles feuilletons la consolidation des alliances militaires américaines dans la région à l’heure où la France du patibulaire Manuel Valls est prête à lâcher la Nouvelle-Calédonie. Ce qui est donc certain c’est que la rivalité avec la Chine va se poursuivre de plus en plus intensément et de toute évidence s’intensifier avec tous les dangers que cela comporte.

En savoir plus sur METAINFOS.COM
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Bernard Plouvier
Donald Trump, durant ses deux mandats présidentiels, poursuit la politique de Franklin Delano Roosevelt : timidement durant le premier mandat, sans retenue ensuite
Avec une bipartition entre Amis (plus exactement des seconds couteaux inféodés ) – Ennemis à exterminer – et des esclaves à utiliser
FDR avait deux grands ennemis : le Reich et le Japon & une foule de pays qui lançaient des regards de supplication vers ses USA
Trump a un groupe d’ennemis (Chine et Corée du Nord, Inde, bloc Chiite), des Alliés (le bloc nouvelement uni des Sémites soit les Juifs sionistes – dont le gouvernement ultra-corrompu d’Ukraine est un appendice – et les Sunnites, un bloc qui paraissait improbable, voire absurde il y a 5 ans)
et des lavettes à ses bottes : les Européens englués dans l’OTAN et le Japon amolli
La place de la Russie poutinienne est actuellement – au début de « Trump 2 » – indéterminée… et c’est son évolution qui décidera seule de la pacification des relations politico-commerciales ou de la course à la guerre (non-nucléaire : personne n’est stupide au point de croire en une victoire par l’usage premier des bombes utilisant l’énergie nucléaire)
C’est du moins un avis réactionnel à l’excellente suite d’articles lors du réveil de metainfos cet été 2025!