MAYOTTE, NOUVELLE AUTOROUTE DE L’EST AFRICAIN

par Michel LHOMME

Les migrants africains qui dormaient à Kwale dans les locaux du collège sont en cours d’évacuation par les forces de l’ordre. Où sont-ils déplacés ?

Nul ne le sait pour le moment.

Mais il semblerait que certains aient été déplacés au Centre de Rétention Administrative, tandis que d’autres pourraient être expulsés très rapidement. En tout état de cause, la question du devenir des migrants somaliens à Mayotte va très rapidement se poser. Ils sont nombreux, ils sont violents, et il ne semble pas y avoir de solution adaptée car leur pays est en guerre. La même question se pose pour les migrants du Congo et des grands lacs dont certains rwandais.

Il faut savoir que depuis le cyclone Chido, il n’y plus aucun radar d’interception en service et aucune vedette de gendarmerie de la police des frontières en patrouille.

A l’heure de what’sapp, toute l’Afrique de l’Est s’est passé le mot. Un samedi, on a compté l’arrivée en une seule journée de 157 africains souvent femmes et mineurs.

En février 2024, le gouvernement français de Monsieur Darmanin avait envoyé des Africains qui occupaient le stade de Mamoudzou et dont les Mahorais exigeaient le départ non pas vers leur pays d’origine mais en France où ils ont été lâchés dans la nature non sans leur donner les moyens par les associations de migrants de demander l’asile qu’ils sont en train d’obtenir. Cette « erreur », preuve de l’absence de fermeté française et de laxisme s’est immédiatement diffusée en Tanzanie, au Mozambique et dans toute l’Afrique de l’Est et particulièrement en Somalie. Depuis cette date, l’arrivée des Somaliens est quasi quotidienne et s’est de plus en plus accentuée depuis le cyclone qui a ravagé l’île.

Seule Madagascar a réussi à faire repartir une vingtaine de Somaliens. Comment ont-ils fait ? Pourquoi la France ne parvient- elle pas à faire de même ? Il va falloir rapidement trouver des réponses. Ils étaient environ un millier à Kwale.

Combien sont- ils aujourd’hui, et combien seront-ils jeudi lorsque le ministre des Outre-mer arrivera ? Débarqueront-ils discrètement la nuit par avion militaire sur un aéroport français ?

Pour 2023, le chiffre officiel serait de 3600 africains aidés à Mayotte. Que l’on nous comprenne bien le problème de l’immigration à Mayotte n’est plus comorien mas africain mais on ne parle pas loin s’en faut de « submersion migratoire ».

Manuel Valls, ministre d’Etat chargé des Outre-mer, et Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale, se rendent à Mayotte pour une visite de 48 heures. Leur mission : répondre à la crise multidimensionnelle amplifiée par le cyclone Chido.

A La Réunion, c’est la création d’une milice ciblant les mineurs isolés mahorais qui alarme les associations et autorités locales. Cela fait suite à l’envoi des détenus mahorais sur l’île de la Réunion et à l’arrivée « massive » d’enfants de Mayotte pour aller à l’école (selon les chiffres officiels 500).

A Mayotte, la violence perdure. Hier soir, une vingtaine de jeunes cagoulés et armés ont semé la panique dans les villages de Miréréni et Combani.


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