par Dionysos ANDRONIS
- A propos de Miguel Ezquerra, Berlin, la vie ou la mort, éditions Veronika, Regelem (Belgique) , 2005, pp.204.

La première édition de ce roman date de 1947 et elle a été faite au Portugal. Donc cette traduction est sortie cinquante huit ans après l’original. Encore une fois le nom du traducteur est absent. « Veronika » serait le nom des éditions qui ont donné suite aux éditions de L’Homme Libre parisiennes. Notre romancier espagnol Miguel Ezquerra (1913-1984) a été instituteur avant de joindre la LVE (ligue des volontaires espagnols contre le bolchevisme) et de se voir qualifié de collaborateur des Allemands à Berlin, à la rescousse de Hitler.

Pendant la guerre, il prendra le pseudo Capitaine Kronos. « Haupmann Kronos, je suis au courant de votre haut esprit et de votre amour pour la cause que nous défendons, qui n’est pas seulement la cause de l’Allemagne , mais celle de l’Europe, et donc de votre partie, l’Espagne » (page 51). « Dans tous les cas, tu peux être convaincu que Hitler ne signera pas la paix et que la tragédie trouvera rapidement son aboutissement » (page 79).

A Berlin, la première chose que notre héros fait c’est de visiter l’Institut Ibéro-américain pour y tenir un séminaire : « Il dirigea également un séminaire pour les travailleurs espagnols qui s’appelait UNION » (page 74). A la page 100, il avoue : »Je me rendis au QG de la Phalange…ils étaient en train de célébrer une véritable bacchanale. Quel honneur à notre prénom ! » A la page 122, Hitler en personne lui accorde la nationalité allemande : « Je suis au courant du comportement courageux de votre Unité…je vous concède la nationalité allemande« .

Mais après le récit devient moins gaie avec le témoignage des viols commis par les soldats soviétiques sur les filles allemandes. Notre héros sait très bien qu’il est recherché alors par les Russes : « S’ils ne m’attrapaient pendant mon sommeil je mourrais en tuant » (page 166).

A l’intérieur du consulat argentin de Berlin, il va alors essayer d’obtenir un faux passeport avec comme pseudonyme Fernando Reyes Calvo. « Mais apparemment je ne possède pas des qualités d’acteur » (page 175). Un peu plus loin il est obligé de changer de pseudo et de devenir Ricardo Burguera.

Réussira-t-il à joindre son pays l’Espagne? C’est à vous de découvrir la fin qui ne manquera pas de vous étonner…

| pour compléter : https://www.lasegundaguerra.com/viewtopic.php?t=15014 et https://prisonniers-de-guerre.fr/la-division-bleue-ou-les-soldats-de-franco-sur-le-front-de-lest/ |
En savoir plus sur METAINFOS.COM
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
