LÉGISLATIVES : L’ANALYSE D’UN GÉNÉRAL

par Dominique DELAWARDE

Les médias grand public ont déjà choisi leur scénario, et c’est toujours le même: celui d’un match à trois lors du premier tour : bloc de gauche, Macronie, Bloc de droite.

Le plus faible des trois blocs aujourd’hui est celui de la Macronie, objet d’une détestation majoritaire dans le pays pour ses actions récentes (économie, social, Ukraine, Gaza) et il va se faire laminer au premier tour par réflexe de rejet. Le nombre de candidats macronistes qualifiés pour le second tour risque d’être faible et, en tout cas, beaucoup plus faible qu’en 2022.

Un nombre énorme de duel NUPES 2.0 – Bloc des Droites se profile donc au 2ème tour du 7 juillet 2024.

Comme ils le font très souvent, les électeurs voteront par défaut et surtout CONTRE le camp qu’ils rejettent le plus. Il est peu probable que la Macronie appelle à voter NUPES au 2ème tour au prétexte d’éviter « la peste brune« . Peut être retireront-ils, çà ou là, leur candidat qualifié pour une triangulaire sans espoir, au profit d’un candidat socialiste (NUPES 2.0) tendance Glucksman ou écologistes. Ce sont des députés « récupérables » après les élections par ce qui restera de la Macronie et par ses maîtres de l’État Profond français. Au global, l’élection se jouera donc au 2ème tour dans un affrontement « bloc de gauche – bloc de droite » très dur et inédit à ce jour, depuis plusieurs décennies.

Manifestations à Paris du 15 juin 2024

Dans la configuration actuelle de l’électorat et des alliances, le bloc des droites l’emportera mais la France restera, plus encore qu’aujourd’hui, difficilement gouvernable. Si la gauche pourra toujours s’appuyer sur les médias pour manipuler l’opinion, le bloc des droites pourra compter sur le Parlement (s’il a la majorité absolue) mais aussi sur l’appui sans faille de la Police et de l’Armée, très majoritairement ancrées à droite.

Si la droite l’emportait largement, cela devrait être perçu comme un énorme échec des médias grand public dont la crédibilité s’effrite depuis bien longtemps. En effet, très ancrés à gauche ils auront tout fait pour faire triompher leurs camps (Macronie ou gauche) contre le bloc des droites.

Cette élection marquera en tout cas la fin des LR, des Républicains tels que nous les avons connus: c’est désormais la division entre le camp des éléphants (Bertrand, Pécresse, Wauquier) qui préfèrent disparaître et laisser la victoire à la gauche, capable de s’unir du centre aux extrêmes, et le camp des adeptes d’une droite « plurielle », unie pour le combat électoral, mais acceptant les différences de sensibilité. Ce camp de l’Union des droites est probablement très majoritaire chez les militants LR, et principalement chez les jeunes, qui ont compris que la division des droites conduisait inéluctablement à l’échec.

Et pendant que cette sinistre comédie se déroule et occupe nos médias à 200%, on ne parlera donc plus de la Nouvelle-Calédonie où l’ordre n’est toujours pas rétabli plus d’un mois après le début des émeutes le 13 mai.

Ne pas oublier non plus que le 4 juillet 2024 des élections générales se dérouleront au Royaume Uni, avec, là aussi, un désaveu cinglant et attendu de l’exécutif en place, lui aussi néoconservateur, mondialiste et sioniste et son remplacement par un exécutif «travailliste»…. qui ne changera probablement rien à la politique étrangère du pays.

Ces désaveux des pouvoirs en place qui se succèdent dans le camp occidental (Sunak, Macron, Scholtz, Biden) sont des signes qui ne trompent pas: le mondialisme a du plomb dans l’aile et son projet ne fait plus recette. La classe dirigeante ukrainienne a donc beaucoup de souci à se faire. Sa fin est proche … Passera-t-elle seulement l’année 2024 ?

Source : https://www.profession-gendarme.com


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