par ACHEM
Le cas de la France plus en détail
Le taux de mortalité en France est d’environ 0,93 % soit plus de 620 000 morts / an et 1 700 morts / jour. On peut constater que le volume de décès augmente régulièrement depuis 4 ans. Cette évolution de volume marque l’arrivée des baby-boomers (génération 1946- 1960) dans les tranches d’âge où la mortalité augmente.
Pour mémoire, les causes de décès sont pour 30 % lié au cancer, 24 % aux maladies cardio-vasculaire et cette année 11 % pour la covid. Sachant que ce virus étant opportuniste, il a gommé les autres grandes causes de décès (grippe, gastro, diabète etc…). L’ignorance ou la sous-évaluation inconsciente des chiffres ci-dessus est à l’origine de la vague émotionnelle qui a traversé la population européenne. Cette émotion amplifie artificiellement l’importance de cette crise dans le pays.
Les 68 802 morts (au 12 janvier 2021): qui sont-ils en effet ? Quelles caractéristiques ont-ils ? Peut-on les segmenter ? En reprenant l’étude sur les pays du monde, le facteur âge semble être un axe majeur dans l’analyse du taux de mortalité pour nos pays de l’Europe de l’Ouest. J’ai segmenté la population française par tranche d’âge significatif, du point de vue santé et économique.
Population active : de 0 à 65 ans (80 %); jeunes retraités de 65 à 75 ans (11%) ; vieux retraités de plus de 75 ans (9%). Appliquons à ces tranches le nombre de décès covid constatés par tranche d’âge (Insee) alors les tranches au-dessus de la » moyenne covid » sont les tranches de population de 65 ans et plus avec un net pic au-dessus de 75 ans (tab 3,4,5).
En vision économique : la population active est touchée 100 fois moins que le taux de mortalité moyen (0,93%), les jeunes retraités sont touchés 5 fois moins que le taux de mortalité moyen, les vieux retraités sont touchésun peu moins que le taux moyen de mortalité. Pour ces derniers, 75 % des décès sont liés à des pathologies préexistantes lourdes (hypertension, problèmes cardiaques, diabète, obésité) ; le covid seul est très peu actif.
Conclusion : ce virus n’ est pas plus dangereux que les autres maladies pour les plus de 75 ans, pas dangereux pour les plus de 65 ans et insignifiant pour la population active. (-65 ans).
Quelle fut donc la logique du gouvernement ?
La logique retenue par le gouvernement est qu’il fallait protéger tout le monde contre tout le monde,compte tenu des données chiffrées ci-dessus, cette position, on le voit, est vraiment discutable. N’aurait-il pas été plus judicieux de protéger les populations à risques et laisser vivre normalement les populations sans risque ?
La population à risqueest composée des vieux retraités (+ de 80 ans), plus le reste de la population avec facteurs à risque. Au total 5,3 millions de personnes représentant 7,87 % de la population (Tab 6). Cette population est par ailleurs un réservoir fini. Celle-ci a des caractéristiques de faiblesses spécifiques par rapport à l’attaque virale, Le reste de la population attrapera le virus sans conséquence (tab 7). Les seules défenses de cette population contre le virus sont l’immunité collective, les gestes barrières et le vaccin. L’immunité collective a été largement contrariée par les confinements successifs qui ont rallongé la durée de l’épidémie sans régler en aucune façon la crise sanitaire voire même peut être en favorisant l’apparition de variants et partant en aggravant les conséquences sur l’économie du pays.
Est-ce que cette situation dans laquelle nos dirigeants nous ont plongés a l’approbation de la majorité des français ?
Au début, on nous a parlé de solidarité inter- générationnelle, oui, mais au bout d’un an, la solidarité est toujours dans le même sens : sacrifice des jeunes générations au bénéfice des vieilles générations.
Est-ce vraiment équitable ? Est-ce une logique naturelle humaine ?
Il serait bon de questionner les Français à ce sujet ou le philosophe André Comte-Sponville !
Le gouvernement a forcément connaissance de l’ensemble des chiffres qui viennent d’être présentés.
Compte tenu de ce fait, on ne saurait comprendre rationnellement les positions qu’il a pris successivement et l’entretien de l’affolement de la population. Le gouvernement s’est-il englué de lui-même dans un scenario dans lequel il ne peut plus sortir pour ne pas perdre la face ? Ou y a-t-il autre chose derrière comme un moyen habile de faire taire toutes les revendications, de tuer dans l’œuf les « gilets jaunes » ? Sans doute, les deux à la fois.
Les conséquences de consignes non respectables : la population active et non active s’alarment face à la situation qui se dégrade, le mécontentement gronde et la dépression touchent nos jeunes avec un taux de suicide élevé et en hausse sans parler des addictions d’une population adolescente déjà forte consommatrice de drogues douces (herbe et haschich). Aucune justification valable n’est présentée pour expliquer les prises de décision. On peut aussi constater un non suivi de plus en plus important des mesures gouvernementales jugées non adaptées et non respectables (non justifiées). On croise même souvent dans la rue des policiers osant contrôler la population sans masque ! Envers et contre tout, la population essaye de recommencer à vivre un peu dans l’anarchie ce qui n’aide pas à finir correctement cette crise dans notre pays et surtout le finit par le déliter complètement, tous les services fonctionnant en « mode dégradé ».
En conclusion : sur la période 2020 /2021, nous aurons brulé autour de 40 Milliards d’Euros en grande partie pour rien ! Le gouvernement aura fragilisé notre République par son comportement de privation de liberté récurrente sans justification aucune et sa gestion de la crise par pure peur et couardise.
L’avenir est devenu particulièrement sombre pour nos enfants et petits-enfants puisque le chèque de 40 milliards restera quand même une créance sur leurs têtes et leur capacité pour rembourser sera d’autant plus difficile qu’ils devront faire face à des dégâts économiques post-crise colossaux sans oublier le retour de la guerre au niveau international.
ANNEXE
Répartition de la population Française par tranche d’ âge ( tab 3)

Repart des décès du covid au 15 janvier 2021 ( tab 4)

Répartition des décès en France par tranche d’âge ( tab 5)

Deux types de population à risque bien distinctes ( Tab 6)
population active | population inactive | |||
– de 65 ans | jeunes retraités | vieux retraités | total | |
cardiaques sévères | 7 275 | 76 640 | 83 915 | |
hypertendus sévères | 577 620 | 542 370 | 1 119 990 | |
de + 80 ans | 4 066 000 | 4 066 000 | ||
total | 584 895 | 619 010 | 4 066 000 | 5 269 905 |
tot population française | 53 198 000 | 7 370 000 | 6 432 000 | 67 000 000 |
% pop à risque | 1,10% | 8,40% | 63,22% | 7,87% |
Il y aura de moins en moins de décès relatifs aux virus /variants dans le temps