SOUTIEN A GENERATION IDENTITAIRE

Par Franck BULEUX

Gérald Darmanin se sent pousser des ailes. Lui, le ministre de l’Intérieur, « né à Valenciennes » comme il aime – parfois, pour faire « peuple » – à le répéter, représente la « jambe droite » du président Macron, autant dire, si on regarde le résultat des dernières élections européennes et l’essentiel des enquêtes d’opinion, son membre essentiel.

Alors, Darmanin se doit d’être « dur », puisque selon lui, Marine Le Pen est « molle ». Et, d’après ce qu’on lit dans les gazettes, il a la réputation d’être dur, Gérald Darmanin. Il a été formé à la droite de la droite : un seul exemple, l’ancien député du Nord, Christian Vanneste qu’il a rejoint, en qualité d’assistant parlementaire en 2004, juste après la condamnation de ce dernier pour des propos homophobes. Darmanin ne plaisante pas, son grand-père se prénommait Rocco. Un vrai « dur » lui, pas comme Marine qui est « née dans un château » (je le cite). Doit-on lui rappeler que Marine Le Pen est née en 1968 alors que son père travaillait pour le journal Minute et qu’ils habitaient dans un modeste appartement, cible d’un attentat en 1976.

Alors, Darmanin se doit d’être « dur », puisque selon lui, Marine Le Pen est « molle ». Et, d’après ce qu’on lit dans les gazettes, il a la réputation d’être dur, Gérald Darmanin. Il a été formé à la droite de la droite : un seul exemple, l’ancien député du Nord, Christian Vanneste qu’il a rejoint, en qualité d’assistant parlementaire en 2004, juste après la condamnation de ce dernier pour des propos homophobes. Darmanin ne plaisante pas, son grand-père se prénommait Rocco. Un vrai « dur » lui, pas comme Marine qui est « née dans un château » (je le cite). Doit-on lui rappeler que Marine Le Pen est née en 1968 alors que son père travaillait pour le journal Minute et qu’ils habitaient dans un modeste appartement, cible d’un attentat en 1976.

Darmanin, qui s’y connaît donc en histoire politique contemporaine (la preuve au-dessus) souhaite ainsi commémorer le 6 février à sa façon. Il sait que ce mois n’a que vingt-huit jours alors juste après son débat contre la présidente du Rassemblement national (RN), il a accéléré le processus de dissolution du mouvement politique de défense des frontières nationales, Génération identitaire (GI). Pour Darmanin, GI est comparable à une « ligue » puisqu’il s’appuie, juridiquement, sur la législation contre celles-ci.

L’objectif : la rue.

Certes, les ligues de 1934 savaient et pouvaient, notamment avec le soutien des associations d’anciens combattants de la Grande Guerre, attirer les foules de patriotes et de défenseurs de l’intégrité face aux « voleurs » de la IIIe République et GI n’a qu’une capacité de mobilisation populaire limitée mais l’essentiel est là : descendre dans la rue, s’y montrer et revendiquer un positionnement de défense des lois : contre l’islamisme et contre l’immigration illégale, notamment en protégeant, y compris physiquement, nos frontières terrestres et maritimes.

Bien sûr, la mobilisation populaire est aujourd’hui atone, malgré le récent frémissement des Gilets jaunes, rejetés dans l’oubli grâce à l’opportune crise sanitaire qui ne profite qu’à la majorité en place. Malgré cela, la volonté de démontrer, médiatiquement, l’incompétence voire l’inertie des pouvoirs publics face aux vagues migratoires successives est remarquable car remarquée par nos compatriotes.

C’est tellement évident que le « dur » Darmanin n’a qu’une obsession en ce mois de février, commémorer le 6 février en dissolvant une « ligue ». Une « ligue », comme un mouvement qui tuerait les Français à Nice ou au Bataclan ? Non, ce n’est pas cela une « ligue », c’est un mouvement de défense patriotique qui s’inscrit dans cette tradition populaire de protection nationale face aux « voleurs » et aux « racailles ».

Le soir-même du 6 février 1934, sur les bancs de l’Assemblée, le socialiste bourgeois Léon Blum lance le fameux « Le fascisme ne passera pas », permettant ainsi la mobilisation des gauches. Quatre-vingt-sept ans plus tard, il serait temps de mettre fin à ce système du « en même temps » qui permet à des gens « de droite » de détruire, au nom du libéralisme politique, les valeurs de la France éternelle. Le but de Darmanin est-il, comme Blum, de mobiliser les gauches contre Le Pen et de vider le marécage des voix qui comptent se porter plus à gauche ? Parfois, on l’appelle Darmalin. Quoi qu’il en soit et quelles que soient les arrière-pensées du ministre de l’Intérieur, Métainfos soutient, sans réserve, le mouvement Génération identitaire (GI) et appelle à la mobilisation pour éviter cette « commémoration » de février. Si Darmanin se prend pour Blum, il lui manque encore le chapeau.

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