par Claude TIMMERMAN
Les Massacres de septembre (1792)
Dès 1792, les premiers décrets de naturalisation et de citoyenneté française décernée à des étrangers apparaissent le 26 août. Le premier décret concerne, outre Georges Washington, William Peyne, Joseph Prestley, l’abolitionniste évangélique William Willbeforce, le baron protestant prussien Jean-Baptiste de Cloots, dit Anacharsis Cloots, théoricien athéiste, et quelques célébrités progressistes dont Jérémy Bentham, promues citoyens français.

Junius Frey : le premier théoricien en France de l’athéisme et de l’anticléricalisme

Le décret du 26 aoüt 1792 accorde le titre de citoyen français, par rajout, à Junius et à Emmanuel Frey (orthographié alors Frais) : « M. Rühl demande que le sieur Giller, publiciste allemand, soit compris dans la liste de ceux à qui l’Assemblée vient d’accorder le titre de citoyen français. Un citoyen admis à la barre, demande que Junius et Manuel Frais soient admis au même honneur. M. le Président répond favorablement au pétitionnaire et lui accorde les honneurs de la séance« .
Aventurier juif, Moses Dobruška, est un rabbin kabbaliste et alchimiste de Bohème qui a su intriguer à la cour de l’empereur du Saint Empire Joseph II. C’est sous le nom de Junius Frey qu’il ralliera la France à l’époque de la révolution. Fray intriguera alors auprès des Hébertistes qui constituaient un groupe parlementaire particulièrement turbulent et parviendra à faire épouser sa sœur, rebaptisée Léopoldine, au conventionnel François Chabot. Compromis dans des scandales politico-financiers avec son beau-frère, Junius Fray sera guillotiné avec Danton et ses amis le 5 avril 1794.
Se piquant de philosophie politique il sera à l’origine de la terreur et de la politique anticléricale de la Convention, en rédigeant son essai : « Philosophie sociale dédiée au peuple français » – Paris, Ed. Froullé, 1793 :

En fait, cet essai était primitivement destiné à « justifier » les massacres des 146 religieux des Carmes intervenus moins de quinze huit jours après l’obtention de son décret de citoyenneté : le 2 septembre 1792. (un moyen de renvoyer l’ascenseur aux tueurs qui venaient faire de lui un français) : Cet épisode de massacre, après celui de la prison dite des carmes (installée dans l’Ancien couvent par la Révolution française a fait plus de 1 300 morts à Paris et sans compter ceux du reste de la France. Il marque le début de l’offensive révolutionnaire, anti religieuse qui sera animée par Cloots et Fray.

Cet essai de Frey, qualifié de « traité » sera à l’origine de la dogmatisation du concept de laïcité. Des massacres semblables vont également avoir lieu dans le reste de la France. Les massacreurs (connus par l’Histoire sous le nom de « septembriseurs ») vont aller dans les prisons où ils tuent un grand nombre de leurs occupants, prisonniers royaliste ,religieuxs ou de droit commun. Cet épisode de la Révolution française a fait plus de 1 300 morts à Paris. Il marque le début de l’offensive révolutionnaire, anti religieuse qui sera animée par Cloots et Fray. On lit dans l’ouvrage de Frey à propos du christianisme cette incitation appelant explicitmente au meurtre des religieux: « Certainement il ne peut exister de doctrine plus dangereuse pour la société, nulle ne blesse autant le principe de conservation du moi, dans l’état de nature et dans l’ordre social ; oui cette religion est une usurpation manifeste sur les droits de la société, un assassinat du principe. La peine de mort est, dans sa véritable acception fondée en droit pour de tels docteurs, prédicateurs et interprétateurs de la parole de dieu. »
(p. 180 où vous remarquerez, c’est intentionnel, que « dieu » est écrit typographiquement avec un « d » minuscule.)
« La peine que nous avons décernée contre ceux qui veulent tuer pour le ciel le principe terrestre, doit être infligée à ceux qui veulent tuer terrestrement le même principe par la propagation de discours d’écrits et d’opinions, en faveur de l’aristocratie et de la monarchie. » (p. 181) ( https://archive.org/details/bub_gb_QQRCAAAAcAAJ/page/n259/mode/2up)
Le pape Léon XIV a tenu à aller se recueillir à la Chapelle des Carmes sur le lieu du supplice des146 religieux envoyés – depuis la sacristie où un pseudo tribunal fut réuni – dans le jardin par les tueurs révolutionnaires pour y être massacrés.

L’escalier porte en fronton en lettres rouges l’inscription « Hic Ceciderunt » (« Ici ils périrent« )

À Paris, le pape Léon XIV a aussi reçu sœur Marie-Reine, la religieuse française travaillant à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, qui a été poussée et frappée dans la Ville sainte le 28 avril 2026, par un Israélien qui lui a aussi craché dessus.

« L’homme de 36 ans (Yona Schreiber), habitant d’une colonie israélienne de Cisjordanie, a été jugé le 26 août. Le parquet demandait sa condamnation pour une agression motivée par l’hostilité religieuse. À la place, il a été déclaré en état psychotique au moment des faits, et interné pour six ans maximum, une durée que la commission médicale peut réduire à sa discrétion. »
Or, quoi qu’on en dise, les agressions juives anti-chrétiennes et les crachats sont devenus monnaie courante à Jérusalem et on ne parlera pas des exactions de Tsahal vis-à-vis des chrétiens dits d’Orient.

https://fr.aleteia.org/2023/10/06/jerusalem-des-crachats-sur-les-chretiens

Pourtant, à Metz le pape, parmi la dizaine de représentants religieux présents a tenu à se montrer côte à côte avec le grand rabbin Haïm Korsia…

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