KRACH EN VUE : LA RUÉE VERS L’OR

par Marc ROUSSET

« Celui qui parie sur les monnaies en papier parie contre 6 000 ans d’histoire », Charles de Gaulle

« L’or est la monnaie. Tout le reste est du crédit », John Pierpont Morgan, célèbre banquier et financier américain.

« Une once d’or = 88 000 milliards de mark ! » L’Allemagne, au plus haut de l’hyper-inflation en 1921:

Un homme en costume se tient à côté d'une brouette chargée de billets de banque empilés, dans un bureau.

Selon Jean Tirole, Prix Nobel d’économie en 2014, il y a un risque très fort de crise financière en France, en raison de ses faiblesses structurelles, de son déficit budgétaire hors de contrôle et de sa dette stratosphérique qui n’en finit pas d’augmenter ! Les politiques sont en train de « redistribuer les transats sur le pont du Titanic en train de couler ! »

Quant à Daniel Baal, Président du Crédit mutuel : « Le seuil d’alerte est atteint depuis un moment, non seulement sur les taux, mais également à cause du volume de la dette française ». Philippe Juvin, député et rapporteur du budget à l’assemblée nationale nous adresse le même message : « Les taux vont monter, la France ne pourra pas faire face. On va être étouffés ».

Et ce qui est vrai pour la France est tout aussi valable pour les Etats-Unis. Trump vient de s’élever avec force contre la hausse des taux d’intérêts, en faisant pression sur la Federal Reserve : « Baissez les taux ou j’arrête de commercer ! »    

L’or doit remplacer le dollar comme monnaie de réserve dans les bilans des banques centrales

Un billet de 100 dollars en train de brûler, avec une partie déchirée et de petites flammes visibles.

C’est le recul de la domination du dollar dans les échanges commerciaux mondiaux et dans les réserves de change des banques centrales. La dette américaine insoutenable, et la propension des États-Unis à utiliser leur monnaie comme arme, incitent de nombreux pays à trouver le moyen d’échapper au joug de la première puissance financière, bancaire, monétaire et boursière mondiale.

Si le dollar venait à s’effondrer, ce serait un bouleversement considérable de l’ordre mondial qui ne serait pas qu’économique : les États-Unis perdraient l’un des principaux leviers de leur impérialisme politique et militaire. Le dollar est un instrument de puissance, un outil d’exportation du droit américain dans le monde. Le Système actuel est basé sur des « monnaies papier », celle du dollar principalement, qui ne sont pas convertibles en or ou en actifs tangibles. De Gaulle s’est toujours battu pour le retour à l’étalon-or, afin de briser le monopole du dollar, source d’inflation, de laxisme monétaire et d’hyper-endettement des États.

Drapeaux de divers pays exposés sur des mâts dans un espace extérieur, avec des plantes vertes en premier plan.





Une femme passe devant des drapeaux nationaux devant le Bharat Mandapam, lieu où se tient ce week-end le sommet des BRICS à New Delhi, en Inde
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L’or est l’ultime garant de la stabilité économique et financière d’un pays. L’or est le socle d’une nation libre et souveraine. Abandonner l’or, comme monnaie ultime de réserve d’une banque centrale, a pour effet de s’exposer à l’effondrement !

Graphique représentant la dette nationale des États-Unis de 2006 à 2026, avec des sections pour les détentions intragouvernementales (en jaune) et la dette détenue par le public (en rouge).

Les 950 milliards de billets verts détenus à l’étranger et les 7000 milliards de dollars de bons du Trésor américain achetés par les banques centrales étrangères (dont 3800 milliards par les Européens) pour placer leurs réserves en devises et financer les déficits budgétaires américains abyssaux, deviennent des placements de plus en plus risqués, d’autant plus que la dette publique des États-Unis a dépassé en 2026 le chiffre de 40 000 milliards de dollars, soit 125 % du PIB des Etats-Unis ( 32 400 milliards de dollars) , avec un déficit public de 6,5 % du PIB. Selon l’Office budgétaire du Congrès, le déficit public restera à ce niveau jusqu’en 2056 ! 

Si les taux d’intérêt augmentent trop, les États-Unis, tout comme la France et l’Italie, seront en faillite, et ce sera la chute du dollar, le krach du siècle des siècles à Wall Street. Les États-Unis ont payé en 2025 plus de 1000 milliards de dollars d’intérêts pour leur dette. « Le privilège exorbitant du dollar » a été dénoncé par le général de Gaulle, Jacques Rueff et Valéry Giscard d’Estaing en 1964, car il permet de se financer, à volonté et à un coût très bas, avec de la monnaie émise par la Federal Reserve américaine et avec les bons du Trésor américains détenus par les banques centrales étrangères ainsi que par les créanciers étrangers ; ce privilège constitue de plus un levier de puissance extraterritoriale unique.

Image représentant le mot BRICS en couleurs avec des drapeaux de pays impliqués, devant un billet de dollar américain et un fond graphique montrant des tendances financières.

Le problème est d’autant plus grave que depuis l’abandon le 15 août 1971 par Nixon de la convertibilité du dollar en or, des taux de changes fixes et l’introduction des taux de changes flottants, tous les États se sont dispensés d’une discipline budgétaire saine pour se lancer dans une politique d’hyper-endettement. Selon le grand expert international Egon von Greyerz, depuis que le lien entre le dollar et l’or a été supprimé en 1971, l’endettement mondial a été multiplié, jusqu’en 2023, par 80 [1] !

Le résultat des courses, c’est qu’en 2023, la dette globale des États atteignait déjà le chiffre faramineux en temps de paix de 300 000 milliards de dollars, soit 360 % du PIB mondial d’un montant de 85 000 milliards de dollars. En 1970, la dette globale s’élevait à 100 % seulement du PIB mondial[2]. Le monde hyper-endetté, les États-Unis et le dollar reposent donc sur un volcan, sur une pyramide de Ponzi.

Couverture de la bande dessinée 'La Pyramide de Ponzi' illustrant un homme élégant en costume bleu, tenant une canne, entouré d'affiches de publicité.

Graphique montrant l'évolution de la charge de la dette de l'État français en milliards d'euros, avec des données réelles et des prévisions pour les années 2016 à 2028.

  1. En France, les taux à 10 ans s’élèvent déjà à 4,27%, soit un taux supérieur à ceux de la dernière grande crise financière de 2008, où les banques centrales avaient d’une façon illégale sauvé les meubles en créant de la monnaie pour racheter la dette publique, tout en gardant les titres de la dette publique à l’actif de leur bilan, que ce soit en Europe, en Angleterre ou aux Etats-Unis.  A Wall Street, les taux d’intérêt à 30 ans s’élèvent à 5,26 % et ceux à 10 ans à 4,76%. S’ils continuent de monter aussi vite, au rythme actuel, les Etats-Unis eux-mêmes, comme déjà indiqué ci-dessus seront en état de faillite, d’autant plus que de nombreux Etats dans le monde ne veulent plus détenir des bons du Trésor américains car ils  ont perdu leur statut de valeur ultime de référence.

C’est ainsi que le gigantesque fonds souverain norvégien voudrait vendre un tiers de ses bons du trésor américain, pour les remplacer par des créances hypothécaires ou d’autres obligations offrant des garanties supérieures à celui de l’Etat américain.  Un nouveau signal d’alarme pour Washington !

  • Ce qui est vrai pour la dette américaine en dollars dont les banques centrales veulent de moins en moins est tout aussi vrai pour le dollar en tant que monnaie déposée par les agents économiques du monde entier sur des comptes dans des banques américaines.

Un chariot de supermarché rempli de nourriture sur une flèche rouge pointant vers le haut.

  • L’inflation semble de retour partout dans le monde, ce qui accroit la perte de confiance dans la plupart des monnaies. Les raisons sont multiples en commençant bien évidemment par les prix du pétrole, de l’énergie et de nombreuses matières premières, mais aussi du fret maritime, de nombreux produits agricoles et des biens essentiels tels que les engrais, l’aluminium, suite à la guerre en Ukraine et en Iran. Jusqu’au Japon où les loyers s’emballent subitement, après des décennies déflationnistes et de stabilité des prix.
  • Les banques centrales ont juré leurs grands Dieux que c’était terminé avec l’assouplissement quantitatif. Cela signifie donc qu’elles ne veulent plus acheter des nouveaux titres de la dette publique des Etats ! C’est ainsi que la « Federal Reserve » ne détient plus que 15% de la dette publique américaine tandis que la Banque centrale européenne détient toujours environ 25% de la dette publique des nations membres de la zone euro. Il n’en reste pas moins que les Etats devront être toujours en mesure de rembourser ces titres à l’échéance.
  • L’apparition soudaine de l’Allemagne comme un gros emprunteur sur les marchés, suite à ses difficultés économiques et à la relance de son programme d’armement. Pour la première fois le déficit public sera supérieur à 3% du PIB en Allemagne.
  • L’essor de l’I/A a créé une bulle financière sur les marchés boursiers, semblable à la bulle internet en 2000 !  De plus ces entreprises empruntent des montants monstrueux aux Etats-Unis et dans le monde qui viennent concurrencer les émissions d’obligations des gouvernements hyper-endettés, ce qui entraine donc en plus de l’emballement du prix des actions, une augmentation trop rapide de la hausse des taux d’intérêt !

Image avec des ampoules suspendues sur un fond sombre, avec les mots 'CONCLUSION GENERALE' en jaune et en blanc.

 

La France est devenue aujourd’hui la honte de l’Europe, bonne dernière avec un taux d’intérêt à payer plus élevé que celui de la Grèce, de l’Italie ou de l’Espagne ! Un bonnet d’âne de plus pour l’incapable Macron ! Suite à la politique irresponsable menée depuis 50 ans par les socialistes, les gauchistes, les verts, les centristes et les pseudo-hommes de Droite de l’UMPS, la France qui croule sous les charges, les impôts, l’invasion migratoire extra-européenne et le nombre démentiel de fonctionnaires, est devenue le dernier pays communiste d’Europe !  La situation économique de la France est comparable à celle de l ’URSS avec Gorbatchev, avant l’implosion du Système communiste (  le «  Casse du Siècle » de Sarah Knafo), et la dette publique comparable à celle de Louis XVI, à la veille de la Révolution française !

Nous allons donc, dans les mois qui viennent, peut -être avant même les élections présidentielles, connaître en France un krach financier, économique, avec augmentation accélérée du taux de chômage ! L’or, lui s’envolera à des sommets nouveaux inimaginables, lorsque ce sera le tour des Etats-Unis de connaître un gigantesque krach financier ainsi que l’écroulement du dollar. Les Etats-Unis auront été ruinés par leurs dépenses militaires démentielles, et toutes leurs guerres perdues du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Irak, l’Afghanistan et aujourd’hui l’Ukraine !


[1] L’immobilier est surévalué de 80% : Krach boursier de 50-90 % en vue – Echec des banques centrales -Site Investing.com – 1/09/2023

[2] Jacques de Larosière – En finir avec le règne de l’illusion financière- 136p- Odile Jacob – 2022 :

Couverture du livre 'En finir avec le règne de l'illusion financière' par Jacques de Larosière, publié par Odile Jacob.

Texte en français sur l'impact de la financiarisation et le fonctionnement de l'économie, avec des citations de Jacques de Larosière.

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