par Dionysos ANDRONIS
– A propos de Ragnar Redbeard, Might is right, éditions Camion Noir, France, 2014, 334 pages.

Cet ouvrage est paru la première fois en 1890 et en anglais. Merci beaucoup à Nicolas Castelaux de l’avoir traduit avec un délai de 224 ans. Mieux vaut tard que jamais !

L’auteur énigmatique derrière le pseudonyme « Ragnar Redbeard » est un génie et nous ne pouvons que présenter qu’une petite partie de son œuvre majeure. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Might_Is_Right)

Puisque l’Afrique du Sud est devenue notre passion, nous allons reproduire pour vous cet extrait original (tiré de l’original anglais cette fois) :

« Le Dr Jamieson [NdR : nous pensons que l’orthographe correcte est Jameson et que son nom complet est Leander Starr Jameson], ce flibustier sud-africain, ainsi que son chef Cecil Rhodes, bien qu’accablés d’injures et dénoncés comme de vils criminels, sont constamment inondés de demandes en mariage écrites émanant d’héritières des deux côtés de l’Atlantique. Ces deux hommes, par la force et la diplomatie, ont « volé » deux millions d’acres des meilleures terres agricoles et pastorales d’Afrique, ainsi que des mines d’or, d’argent, de cuivre et de diamants, sans oublier d’immenses troupeaux de moutons et de bovins. Ils ont porté le fer et le feu dans les bastions de leurs ennemis — abattant des « dieux » à coups de fusil, égorgeant par dizaines des prêtres-sorciers, versant le sang de leurs « adversaires » à flots — et ont réduit les Cafres vaincus à un état respectueux de « liberté constitutionnelle ». Il n’y a chez Cecil Rhodes ni tartufferie ni hypocrisie ! Aucune ! C’est un homme d’un seul bloc, aussi franc que Napoléon ou Bismarck. Il appartient (dans sa propre sphère) à la trempe des César, des Cromwell et des figures darwiniennes. Croyant implicitement à la survie du plus apte, il fait le désespoir des petits prêtres et la terreur des politiciens. Il se moque de leurs lois sur parchemin et de leurs éditoriaux stridents ; il foule aux pieds leurs « Règles d’or » ; il méprise leurs sermons sur la montagne ; il crache sur leurs « Commandements » codifiés. Il prend ce qu’il veut s’il en a le pouvoir — et pas autrement. Il ne mendie pas, il ne prie pas, il ne « vole » pas. Non ! Il fonce droit vers ce qu’il convoite et l’« annexe » s’il le peut. Il ne verse pas non plus de larmes de crocodile sur l’« asservissement » de races que la Nature a manifestement marquées du sceau de l’infériorité. Jadis, de tels hommes représentaient la norme dans le monde anglo-saxon. Aujourd’hui ! Hélas ! Hélas ! ils constituent des exceptions stupéfiantes »(op.cit., pp. 292-293, traduction nouvelle de l’original ).

Le sous-titre de l’ouvrage est « la raison du plus fort » (the survival of the fittest). Nous croyons que l’auteur voulait suggérer que la race inférieure (les noirs) est devenue la plus forte aujourd’hui, pas seulement en 1890 (lors de la première édition), et que la race blanche doit trouver sa raison : elle ne vaut plus rien !

Photo en tête : Rhodes’s grave in Matopo Hills
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