par Luis del PINO
Leçons de la Coupe du monde pour la nation espagnole
Ce n’est pas seulement le plaisir de la victoire de l’Espagne, mais surtout la manière dont elle l’a obtenue. Le cliché de la « fureur espagnole » a été démenti : l’Espagne n’a pas gagné grâce à une explosion soudaine et opportune de passion irrationnelle et irrésistible, mais grâce à une technique irrésistible et un professionnalisme maximal.

L’Espagne a clairement dominé les matchs, démontrant un jeu collectif qui dépasse largement les qualités individuelles de chaque joueur. L’Argentine n’a pas fait le poids face à cette machine de guerre. La rage et la passion sont essentielles… mais restent un atout. Ou un palliatif, en cas de difficulté.

Les matchs, les batailles, les guerres, se gagnent grâce à une supériorité technique. Et l’Espagne l’a été.
La « fureur espagnole » dans notre histoire

L’une des idées fausses les plus répandues concernant l’histoire espoagnole est de présenter la construction de l’Empire espagnol comme une succession d’événements glorieux, mettant en scène des capitaines intrépides et de vaillants conquérants. Ces héros ont certes existé et joué un rôle décisif, mais l’Empire espagnol était avant tout une machine militaire et bureaucratique d’une redoutable efficacité, une merveille de conquête et de gouvernance. L’Empire espagnol était le fruit d’un professionnalisme exemplaire, à l’instar de l’Empire romain et, aujourd’hui encore, de l’Empire américain. Les tercios espagnols, comme les légions romaines ou les marines américains, n’étaient pas simplement une poignée d’hommes courageux, mais une machine de guerre parfaitement conçue et huilée.

Pour oublier le grotesque personnage de Donald Trump lors de la remise de la coupe du monde 2026 à l’Espagne, le joueur espagnol Pau Cubarsi a été élu « meilleur jeune«
de cette Coupe du Monde 2026 :


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