LES LEÇONS DE TCHERNOBYL ET FUKUSHIMA

Par Michel GAY

L’explosion du réacteur nucléaire de Tchernobyl avec rejet de matières radioactives dans l’atmosphère a entrainé le déplacement de 270 000 personnes. Dans les jours et les années qui ont suivi cette catastrophe, des informations le plus souvent farfelues et mensongères ont été diffusées par des prophètes du malheur relayés par des médias alimentés par des antinucléaires dogmatiques. Hélas, « Tout mensonge répété devient une vérité ». (Chateaubriand Mémoire d’Outre-tombe). 40 ans plus tard, il est possible de mettre en lumière ces mensonges.

En France, les spécialistes en matière de radioprotection avaient donné des avis mesurés sur les faibles retombées attendues dans notre pays, confirmés ultérieurement par les rapports officiels. Ils ont été ignorés et déformés par les grands médias. Cela ira jusqu’à la diffamation, reconnue par la justice 1, du Professeur Pellerin, avec la fameuse expression du « nuage arrêté aux frontières » inventée par un journaliste de télévision.

L’aspect inoffensif du nuage sur le plan sanitaire sera confirmé :

– par l’Agence pour l’Energie Nucléaire (AEN), dans son rapport de novembre1995, et publié par l’OCDE,

– par l’Organisme de Protection contre les Radiations Ionisantes (OPRI) et par l’Institut de Protection et de Sécurité Nucléaire (IPSN) en mai 1997 assurant conjointement que « la santé des personnes ne pourrait pas être mise en danger par cette radioactivité artificielle très faible »,

– enfin par l’enquête coordonnée par le Comité Scientifique des Nations Unies pour l’Etude et l’effet des Rayonnements Atomiques (UNSCEAR) publiée en 2000.

Peu importe !

En résumé, Tchernobyl a été la cause directe d’une trentaine de morts parmi les employés de la centrale et les intervenants en secours. Ensuite, plusieurs centaines de décès prématurés ont été dus au traumatisme des déplacements, souvent injustifiés, imposés aux populations et aux suites psychologiques (alcoolisme, maladies diverses, suicides…) accentuées par d’effrayantes affabulations aujourd’hui mises en évidence.

Les réacteurs à Tchernobyl avaient été construits par un régime totalitaire communiste et programmés pour produire du plutonium de qualité militaire au moindre coût, sans se soucier de la sécurité des citoyens. Les victimes ont été assassinés par un essai technique ubuesque voulu par des hiérarques du gouvernement soviétique.

L’UNSCEAR avait conclue en 2013 :

1. « Aucun décès, aucune maladie grave ayant un lien avec des radiations n’a été observé parmi les travailleurs et l’ensemble de la population à la suite de l’accident de Fukushima »

2. « Aucune conséquence perceptible des radiations n’est à prévoir parmi le public exposé ou ses descendants ».

Les informations supplémentaires recueillies depuis les Rapport de 2013 et de 2015 de ce Comité d’experts confirment l’absence de maladies ou de décès causés par les radiations liées à l’accident de Fukushima, ainsi qu’à l’absence probable d’effets discernables dans l’avenir. Les conclusions l’UNSCEAR sont toujours largement ignorées du public car la plupart des médias volontiers racoleurs préfèrent donner la priorité aux descriptions apocalyptiques des effets des radiations clamés par des antinucléaires dogmatiques qui cherchent avant tout à nuire au nucléaire, symbole d’une société moderne.

Tremblement de terre de Fukushima

Faire peur est certainement plus facile et vendeur que de rassurer… ou d’avouer avoir dit des bêtises pendant des mois ou des années !

La principale leçon à tirer de Tchernobyl et de Fukushima est que l’évacuation des populations a été une erreur car la radioactivité ambiante, certes plus élevée, était inoffensive. Elle a causé beaucoup plus de dégâts humains que n’en auraient provoqué les relativement faibles retombées radioactives autour des explosions.

Les critères d’évacuations sont à revoir pour accepter une exposition plus élevées aux radiations sans danger pour la santé, ainsi que l’encadrement des fausses informations alarmistes et dangereuses.

Les accidents de Tchernobyl et de Fukushima ne sont pas des raisons suffisantes pour décider de se passer du nucléaire pour les pays (dont la France) ayant les capacités humaines et industrielles de bénéficier de cette technologie. Au contraire, il faut y investir nos talents pour développer, en toute sûreté, la production de chaleur et d’électricité à partir de l’énergie nucléaire. Ses avantages en termes de santé et de niveau de vie sont bien supérieurs à ses inconvénients. L’énergie nucléaire contribue à la production d’énergie massive et bon marché nécessaire au développement, au confort, et à l’épanouissement de l’humanité.

– 1 1 Voir les détails dans le livre de Michel Gay, Vive le nucléaire heureux !" publié en mars 2016.


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