CAP-VERT : L’AFRIQUE EN MOUVEMENT

par Michel LHOMME

Petit Poucet de la compétition, la sélection nationale de l’archipel a affronté l’Argentine de Lionel Messi en seizièmes de finale du Mondial, dans la nuit de vendredi à samedi dans un match spectaculaire qui s’inscrira dans les annales du football mondial, le Cap-Vert réussissant à mettre en difficultés le titulaire du titre en jouant les prolongations face à Messi étonné de la réponse du gardien de but âgé de 40 ans.

L’équipe du Cap-Vert a littéralement défié l’Argentine de Lionel Messi en seizièmes de finale du Mondial, au stade de Miami. Face à un pays 700 fois plus grand que le sien, et champion du monde en titre, la prouesse de l’équipe fut spectaculaire. Jamais en près d’un siècle de Coupe du monde, une nation d’un peu plus de 500 000 habitants n’avait atteint un tel stade de la compétition.


Une fresque murale représente la chanteuse cap-verdienne Cesaria Evora embrassant le trophée de la Coupe du monde, dans une rue de Praia, la capitale du Cap-Vert, le 26 juin 2026.

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Le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général Dagvin Anderson, à Washington.


L’armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, avait procédé à plusieurs frappes aériennes dans le pays contre l’insurrection djihadiste ces derniers mois. Cepenant, les Etats-Unis ont décidé de retirer une grande partie de leurs soldats du Nigeria, tout en maintenant le partage de renseignements.

Ils ont retiré une grande partie des 200 soldats déployés dans le cadre d’une opération spéciale contre l’insurrection djihadiste dans le nord-est de ce pays le 2 juillet.  Le nombre des soldats américains encore présents au Nigeria reste inconnu, aucune précision n’ayant été fournie par les autorités des deux pays. « Nous continuons à maintenir des forces au Nigeria. Leurs effectifs évolueront en fonction des besoins opérationnels », a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’Africom. Selon le général américain Dagvin Anderson, l’armée nigériane s’est montrée « très active » depuis l’opération de mai. « Elle continue de réaliser elle-même des opérations contre des cibles », ce qui a entraîné « davantage de défections ou de redditions parmi les combattants de l’Etat islamique dans la région du nord-est du Nigeria. Il s’agit donc d’un effort commun qui continue de se renforcer », a-t-il précisé.

Un militaire américain (avec un bâton à la main) entraîne des soldats de l’armée nigériane à Jaji (Nigeria), le 14 février 2026. 

En mai, les forces américaines et nigérianes ont effectué en collaboration des frappes aériennes dans la région du lac Tchad, dans le nord-est du pays, tuant près de 200 combattants du groupe Etat islamique, dont le numéro deux de l’organisation terroriste. Le nord-est du Nigeria est en proie à une insurrection djihadiste depuis 2009, d’abord menée par Boko Haram, puis par sa branche dissidente et rivale, l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). La recrudescence des attaques meurtrières et des enlèvements ces derniers mois a conduit le président nigérian, Bola Tinubu, à décréter en 2025 un état d’urgence sécuritaire à l’échelle nationale et Donald Trump à menacer le pays d’une intervention militaire. Le président américain avait affirmé que les chrétiens du Nigeria étaient « persécutés » et victimes d’un « génocide » perpétré par des « terroristes », ce qu’Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans.

Des soldats nigérians de la force opérationnelle conjointe multinationale montent la garde à Monguno, dans l’Etat de Borno (Nigeria), le 5 juillet 2025. 

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La base spatiale turque en construction à Warsheikh, à 70 kilomètres au nord de Mogadiscio (Somalie).

Très implanté économiquement et militairement dans le pays situé dans la Corne de l’Afrique, Ankara y développe un site de lancement spatial et balistique. Une infrastructure stratégique qui fera de la Turquie le treizième pays au monde à disposer d’une telle base souveraine.

Depuis octobre 2025, la Turquie a discrètement lancé un chantier hors norme dans le centre de la Somalie. Warsheikh, une ville située au bord de l’océan Indien, à 70 kilomètres au nord de Mogadiscio qui va accueillir le futur fleuron du programme spatial turc : une base de lancement satellitaire qui sera doublée d’un site d’essai balistique destiné aux tests de missiles de la puissante industrie de défense d’Ankara.

S’il l’a officialisé en décembre 2025, le gouvernement turc planche depuis plusieurs années sur ce projet, dont le coût est estimé à 350 millions de dollars (218 millions d’euros). « Pour Ankara, il s’agit d’une infrastructure stratégique, qui va lui permettre d’accéder à l’espace en toute autonomie et de renforcer sa position dans l’économie spatiale mondiale », précise Arda Mevlütoglu, directeur au sein du cabinet de conseil Mergen Analytical Strategies, installé en Turquie. Avec cette base, la Turquie deviendra le treizième pays au monde à disposer d’un site de lancement spatial souverain.

Le choix s’est porté sur la Somalie non seulement en raison de l’étroite relation bilatérale entre les deux nations, mais également pour des critères techniques. La proximité du pays avec la ligne de l’équateur permet de réduire les coûts de carburant et d’accroître la charge propulsée dans l’espace. Sa localisation permet aussi aux débris de tomber sans risque dans l’océan Indien. Selon une source gouvernementale turque, l’infrastructure sera rentabilisée en permettant à d’autres nations d’envoyer leurs satellites en orbite.


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