UN NOUVEAU STATUT PRIVILÉGIÉ POUR LES DEMANDEURS D’ASILE

par Jean KAST

Un projet de décret semble encore élargir les privilèges accordés aux demandeurs d’asile.

Capture d'écran LCP.

C’est un document qui interroge autant qu’il inquiète. Transmis à notre rédaction par une source policière, un projet de décret vise à modifier le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en France. Il s’agit d’une mise en conformité avec le droit communautaire et le Pacte européen sur la migration et l’asile qui entre en vigueur ce 12 juin 2026. Entre autres mesures, cette homogénéisation des procédures inclut quelques innovations concernant l’enregistrement et le traitement des demandes d’asile, ainsi que les modalités des entretiens individuels auxquels sont soumis les migrants. L’article 13 indique ainsi que cet entretien peut se faire en visioconférence lorsque le demandeur d’asile est dans l’impossibilité de se déplacer, notamment « pour des raisons familiales » ou encore lorsqu’il est « assigné à résidence ou retenu dans un lieu privatif de liberté ». Faut-il comprendre que la France est sommée d’étudier la demande d’asile d’un migrant même lorsque celui-ci se trouve en prison ou dans un centre de rétention administrative ?

Front de l'immeuble de la Commission européenne avec des drapeaux européens flottants.

Le même article précise d’autres conditions de conduite dudit entretien. La langue utilisée doit, ainsi, être « celle pour laquelle le demandeur a exprimé sa préférence ». Aux agents français de bien vouloir se débrouiller. Cerise sur le gâteau, l’étranger qui demande à être reçu sur notre territoire peut demander « que cet entretien soit mené par un agent du même sexe que le sien et, le cas échéant, que la traduction soit réalisée par un interprète du même sexe que le sien »… Cette disposition est-elle à mettre en lien avec le fait que plus de 60 % des primo-demandeurs d’asile en France sont originaires de pays musulmans ? Allez savoir…

Graphique montrant la répartition géographique des descendants d'immigrés en France par classe d'âge en 2022, mettant en évidence que 25% des enfants de 0 à 4 ans ont des parents immigrés, principalement d'origine africaine.

À ce sujet — Pacte migratoire européen : vers une redistribution « confidentielle » des migrants

Extrait d'un document législatif en français concernant la gestion des demandes d'asile et les droits des demandeurs.

Un syndicaliste policier réagit : « C’est sidérant. Nous sommes dépossédés de notre destin. » En réalité, les exigences des demandeurs d’asile concernant le sexe de leurs interlocuteurs faisaient déjà l’objet de précédents textes législatifs, à l’image du Guide des procédures à l’OFPRA et du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Mais les désirs des requérants étaient jusqu’à présent légèrement tempérés : le demandeur d’asile pouvait exprimer un souhait concernant le genre de l’agent de l’OFII ou de son interprète si et seulement si cette demande apparaissait « manifestement fondée par la difficulté, pour le demandeur, d’exposer l’ensemble des motifs de sa demande d’asile, notamment ceux liés à des violences à caractère sexuel ». À partir du 12 juin, cette mini-contrainte sera vraisemblablement de l’histoire ancienne. Les migrants seront-ils également autorisés à demander à avoir affaire à des agents de la même religion qu’eux ? La disposition n’est pas encore prévue, mais nul doute que l’idée germera très bientôt dans la tête d’un de nos commissaires européens.

Une carte de débit avec des informations masquées, indiquant une allocation pour demandeur d'asile, sur fond d'une manifestation avec une pancarte.

Si quelques initiatives sont menées, ici ou là, à l’échelle européenne pour tenter de freiner quelque peu les entrées de migrants sur le continent, l’idéologie en place reste désespérément la même. Les migrants continuent à être traités en France comme une espèce à protéger dès l’instant où ils déposent un dossier de demande d’asile. C’est alors un nouveau monde, ouaté et opulent, qui s’ouvre à eux. Endettée jusqu’au cou, la République a toujours quelques milliards à dépenser lorsqu’il s’agit de prendre en charge ses prétendus « réfugiés ». Elle ne se contente pas de leur fournir des interprètes du sexe de leur choix : elle les loge, elle les soigne, elle les nourrit. Et si ces étrangers avaient encore d’autres exigences ou petits caprices, sachez que tout a été prévu : une carte de paiement est mise à la disposition de chacun, créditée chaque mois avec de l’argent français. Le montant de base pour une personne est de 6,80 euros par jour, puis majoré encore de 3,40 euros pour chaque personne supplémentaire constituant le foyer. Elle est pas belle, la vie ?

Source : Boulevard Voltaire.


En savoir plus sur METAINFOS.COM

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire