La guerre : dernière ligne droite européenne ?

1.L’Europe est le front avancé de la stratégie américaine
Les États-Unis considèrent l’Europe comme : un bouclier géopolitique contre la Russie; un théâtre d’opérations en cas d’escalade; un réservoir logistique pour l’OTAN; un marché captif pour leur industrie militaire. Dans la doctrine américaine, l’Europe n’est pas un acteur stratégique autonome. Elle est un espace tampon.
Historiquement, les espaces tampons deviennent des champs de bataille. Exemples : Pologne entre Allemagne et URSS; Balkans entre empires ottoman, austro-hongrois et russe; Corée entre Chine, Japon et USA; Ukraine aujourd’hui
L’Europe occidentale glisse vers ce rôle.
2. La militarisation européenne est défensive, pas souveraine

Une militarisation souveraine repose sur : une doctrine; une industrie autonome; un commandement unifié; une stratégie indépendante.
L’Europe n’a aucun de ces éléments. Elle a : des armées fragmentées; des achats massifs d’armes américaines; une dépendance totale au renseignement US; une absence de commandement européen; une diplomatie alignée sur Washington.
Une militarisation sans souveraineté = militarisation subie. Et une militarisation subie = préparation involontaire à la guerre.
3. La géographie condamne l’Europe à être le théâtre d’un conflit OTAN–Russie

C’est un fait géopolitique simple : les États-Unis sont à 7 000 km du front; la Russie est à 0 km du front. L’Europe est sur le front.
Si un conflit éclate : les frappes ne toucheront pas Washington. Elles toucheront Varsovie, Berlin, Paris, Bruxelles. Les infrastructures critiques européennes seront ( sont déjà) ciblées. Les populations européennes seront exposées.
La militarisation actuelle ne protège pas l’Europe. Elle l’expose.
4. La rupture énergétique avec la Russie fragilise l’Europe et renforce sa dépendance militaire

En coupant le gaz russe, l’Europe : a perdu son avantage industriel; s’est rendue dépendante du gaz américain; a affaibli sa compétitivité; a renforcé la logique de bloc; a détruit tout espace de neutralité stratégique.
Une Europe affaiblie économiquement devient : plus dépendante de Washington; moins capable de négocier; plus vulnérable aux pressions militaires; plus exposée aux conflits périphériques
La militarisation compense cette faiblesse… mais ne la résout pas.
5. L’Europe se réarme pour une guerre qui se déroulerait… en Europe

Les budgets militaires explosent : Allemagne : +100 milliards; Pologne : 4 % du PIB; France : +40 %; Pays baltes : réarmement massif
Mais ce réarmement ne vise pas à projeter la puissance européenne ailleurs. Il vise à préparer un conflit sur le sol européen.
Les infrastructures construites le montrent : bases OTAN en Pologne et Roumanie; corridors logistiques vers l’Est; dépôts de munitions près des frontières; exercices militaires simulant des combats urbains en Europe
On ne prépare pas une guerre ailleurs. On prépare une guerre ici.
6. La logique de l’escalade : quand un continent perd sa diplomatie, il gagne des tanks

L’Europe a perdu : sa diplomatie (Minsk, Paris, Berlin); son autonomie énergétique; son industrie stratégique; sa capacité de médiation; sa neutralité productive.
Quand la diplomatie disparaît, la militarisation prend sa place.
Et quand la militarisation remplace la diplomatie, le territoire militarisé devient un champ de bataille potentiel. C’est un mécanisme historique : Balkans 1914 ; Europe 1939; Moyen-Orient 2003–2023; Ukraine 2014–2024.
La militarisation n’est jamais neutre. Elle crée les conditions de son propre usage.
Synthèse : pourquoi l’Europe glisse vers le rôle de champ de bataille.

Parce que : elle est le front avancé de l’OTAN ; elle n’a pas de stratégie autonome; elle dépend des États-Unis pour sa sécurité; elle est géographiquement exposée; elle a perdu sa diplomatie; elle se réarme sans souveraineté elle est économiquement affaiblie; elle est prise entre deux blocs;
Elle est dirigée par des élites qui gèrent le déclin par la militarisation. Ce n’est pas une volonté européenne.
C’est une conséquence structurelle.
On ne voit pas beaucoup les partis mobiliser leurs troupes qui seront bientôt transformées en chair à missiles hypersoniques !

Source : https://www.agoravox.fr/

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Bernard Plouvier
Excellente série (à peine sarcastique !) consacrée à un sujet anxiogène pour le vulgum pecus, exaltant pour les « zélites » qui vont pouvoir lécher les bottes US (elles-mêmes de très mauvais goût) et les savates (qui ne sentent pas toujours la rose) de nos maîtres juifs.
Car si guerre il y a entre Ukraine et Russie (des terres peuplées majoritairement de Russophones entre le bassin du Don et celui du Dniepr & en Crimée – terres que le délicieux « Joseph du Kremlin » avait dépeuplées d’Ukrainiens en 1930-36 et repeuplées de Russes) ou entre la coalition Israélo-Nord-Américaine et l’Iran, elles ont été déclenchées pour la première dès 2014, par un putsch mafieux judéo-ukrainien et, pour le seconde qui devait être « liquidée en 4 jours » et qui dure depuis l’agression de l’Iran en date du 28 février, voulue et déclenchée par une autre entente mafieuse où l’élément « du peuple qui a tant souffert depuis 3 000 ans » paraît prédominant.
En 1939, les pauvres crétins des peuples britannique, français et polonais ont déclaré la guerre pour empêcher le Reich nazi (très judéophobe, ce qui fait mauvaise impression dans un monde où les media juifs sont – oh, si peu ! – prédominants) de reprendre Dantzig et son Hinterland peuplés à 96-97% de Germanophones depuis le XIVe siècle… on sait ce qu’il en est advenu : au moins 50 millions de morts en Europe (dont 27 pour l’URSS et 10 à 12 pour les deux Nations germaniques).
La guerre est merveilleuse pour les ingénieurs et les techniciens, les entrepreneurs spécialisés dans les machines à tuer ou les fournitures de toutes sortes (jusqu’aux prostituées des bordels militaires de campagne) des armées, pour les transporteurs et les négociants, pour les financiers dont les taux d’intérêts sont majorés par des primes de risque.
La guerre est moins merveilleuse pour la chair à canons qui n’accepte de mourir, par idéalisme ou par suivisme, que si la patrie est directement menacée… une fois pour toutes et plus que jamais, il est indispensable de beugler sur tous les tons qu’un Européen non-juif doit se f… (en beau langage : se désintéresser) absolument des guerres subintrantes, depuis le début des années 1920, opposant Sionistes et Antisionistes. Si la mafia israélienne ou la judéo-ukrainienne veulent absolument en découdre, qu’elles le fassent avec leurs jeunesses. Pour l’Europe, c’est NON !
En outre, il serait urgent de décider le Parlement à exiger un Referendum obligatoire avant le déclenchement d’une guerre (sauf agression réelle de la patrie – et non pas par la provocation sous faux pavillon d’un service secret dit « allié »).