CANNES 2026 : ALLEZ VOIR L’ABANDON !

par Michel FESTIVI

Il faut absolument voir le film l’Abandon, il y dissèque le péril islamiste et n’est pas apprécié par une certaine bien-pensance.

Affiche du film 'L'Abandon', mettant en avant le protagoniste marchant dans un couloir, avec des silhouettes floues en arrière-plan. Le titre du film et la date de sortie sont clairement visibles.

On dit souvent qu’un dessin ou un schéma vaut parfois mieux qu’un long discours, c’est vrai aussi pour un film. Un scénario bien monté, des acteurs de qualité, une histoire tragique mais prenante, valent mieux que tous les livres et articles sur le thème que l’on entend dénoncer.

Ce film, réalisé parait-il en toute discrétion l’été dernier, retrace la vie des onze derniers jours du malheureux Samuel Paty, professeur d’histoire et géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine, assassiné et décapité par un islamiste tchéchène, le 16 octobre 2020. Il a été présenté hors compétition au festival de Cannes.

Trois personnes sur le tapis rouge, deux femmes en robes élégantes et un homme en costume noir.

Ce film, tiré de l’ouvrage de Stéphane Simon, les derniers jours de Samuel Paty, publié chez Plon en 2023, a bénéficié du concours de la très courageuse sœur de la victime, Mickaëlle Paty qui a été associée au scénario. Je ne vais pas raconter le film, il faut le voir. Les acteurs sont sobres mais excellents, et tous parfaitement crédibles. Le scénario est au cordeau et d’une efficacité redoutable. Le film dévoile les lâchetés de certains professeurs qui ont laissé tomber en rase campagne leur collègue, pour les pires raisons qui soient. Il retrace les carences de certains organes de l’Éducation nationale, et notamment des processus bien trop compliqués avec les services du rectorat ; des policiers du renseignement intérieur qui n’ont pas pris la réelle mesure du danger ; ni les services de la police municipale et nationale, qui ont cru que les choses allaient se calmer.

Couverture du livre 'Les derniers jours de Samuel Paty' par Stéphane Simon, avec un fond rouge et le texte en blanc.

Sont parfaitement mis en exergue, les mensonges et actions délétères d’une élève musulmane notamment très mal notée au sein de l’établissement, et qui multipliait les incidents, de ses parents qui l’ont soutenu inconsidérément, malgré la preuve de ses mensonges, d’un faux-vrai imam, fiché S de surcroit, ainsi que des réseaux islamistes qui visiblement ont pris le dessus et ont eu barre sur certains services de l’État, faisant régner la terreur grâce à la lâcheté des uns et la peur des autres. La technique de « l’islamophobie » si chère à la gauche et à l’extrême gauche française, y est bien mise en évidence, et s’est montrée redoutable, et surtout le prisme de la victimisation qui a fonctionné à fond.

Deux personnes en conversation sérieuse dans un environnement moderne.

Comme le souligne l’excellent Pierre Marcellesi sur Boulevard Voltaire, « le réalisateur Vincent Garenq n’hésite pas à employer à l’écran, les mots qui fâchent « salafistes », « djihadiste », « fatwa » et surtout, « le cinéaste a l’intelligence de réduire au strict minimum la représentation de l’assassin, dont le visage est indiscernable ».

Un enseignant parlant devant une classe, avec des élèves assis en arrière-plan.

Mais il y a une autre raison pour aller voir ce film. Je la tire d’un article scandaleux du Huffpost titré : « Festival de Cannes : « L’Abandon » sur la mort de Samuel Paty, nous a gênés, et pas pour le scénario ». Qu’est-ce donc qui a « gêné » ce parangon de la presse de gauche, suintant le politiquement correct ?

Femme assise à un bureau, parlant au téléphone avec une expression sérieuse.

Après avoir dit tout le bien qu’il pensait du scénario, de la réalisation, des acteurs, du déroulement des faits, « malgré ses qualités indéniables », l’auteur de cet article nous lâche sa vraie mentalité. « Ce qui cloche véritablement avec l’Abandon ce sont les intentions que l’on peut prêter au projet initial…En plus d’un timing de promotion douteux – (pourquoi donc ?) » – le journaliste arrive enfin, laborieusement, aux vraies raisons de son dégoût « le film est adapté du livre de Stéphane Simon, auteur du livre mais aussi producteur du film, connu …pour avoir lancé le web de Michel Onfray, aujourd’hui chroniqueur sur Cnews… Sa société de production Open Media Factory s’est également démarquée en travaillant pour Marine le Pen, Valérie Pécresse lors de la campagne de 2022… difficile de ne pas y voir une forme d’opportunisme et de sensationnalisme embarrassant dans cette mise en image express des dernières heures de Samuel Paty ». Proprement hallucinant!

Deux personnes marchent côte à côte, l'air préoccupé, entourées de verdure.

Et de rajouter fielleusement et hypocritement : « C’est donc un malaise profond qui nous habite une fois la projection du film achevé. Pas à cause de son contenu, mais de tout ce qui l’entoure ». Voilà donc la vraie raison, le film est bon à tout point de vue, mais il a été fait par des personnes qui seraient disqualifiées intrinsèquement pour le faire, compte tenu de leurs opinions politiques réelles ou supposées, de leur travail précédent, c’est proprement scandaleusement atroce, raison de plus pour se précipiter voir ce film.  

Affiche dénonçant le journalisme, avec des affirmations sur la manipulation et la falsification, déclarant "Je suis journaliste français".

Logo de l'entreprise Annexe avec une typographie moderne, incluant une sphère rouge et un design dynamique.


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