par Georges GOURDIN et Michel LHOMME (pour la rédaction)
Donald Trump vient d’accuser publiquement son gendre Jared Kushner, son secrétaire d’État Marco Rubio, son secrétaire à la Défense Pete Hegseth et son émissaire spécial au Moyen-Orient Steve Witkoff de l’avoir induit en erreur (ou « misled » en anglais, trompé sur les intentions de l’Iran) lors d’une conférence de presse tenue le lundi soir

Trump a expliqué qu’il a lancé les attaques massives sur l’Iran parce qu’il croyait, sur la base des conseils de ces proches conseillers, que l’Iran s’apprêtait à attaquer les États-Unis ou Israël de manière imminente (« the situation was very quickly approaching the point of no return »).
Trump se justifie : « Basé sur ce que Steve [Witkoff] et Jared [Kushner] et Pete [Hegseth] et d’autres me disaient, Marco [Rubio] est tellement impliqué, je pensais qu’ils [les Iraniens] allaient nous attaquer », et poursuit : « Mon gendre Jared m’a dit que si je n’attaquais pas l’Iran, l’Iran m’attaquerait. Il est juif et a partagé le lit de Netanyahu, autrement il n’a aucune qualification. Mais j’ai emmené l’Amérique en guerre sur son conseil, pas sur celui d’une agence de renseignement. »
Trump a admis que ce n’était pas son intention initiale d’attaquer l’Iran, mais qu’il avait été convaincu par ses conseillers. Certains analystes y voient un signe de tensions internes dans l’administration Trump 2.0, surtout que Kushner et Witkoff étaient impliqués dans des négociations diplomatiques avec l’Iran juste avant les frappes.
Trump distingue explicitement le vice-président Vance

Dans ses déclarations, Trump n’inclut pas son vice-président dans le « blame game » (jeu du coupable), et reconnait que Vance (photo ci-dessus) était « philosophiquement un peu différent » de lui au départ — moins enthousiaste pour une intervention militaire. Trump insiste sur le fait qu’ils « s’entendent très bien » sur ce dossier.
Cette guerre lancée très hasardeusement par les États-Unis contre l’Iran sous la pression d’Israël, tourne mal pour les attaquants. Bref, tout faux ! Cette opération militaire est un échec qui se retournera contre ses instigateurs. Non seulement le peuple iranien ne s’est pas soulevé, mais fait corps dorénavant contre cette attaque. C’est tout l’inverse de l’effet escompté. Les algorithmes du Pentagone et de Tsahal ne sont visiblement pas au point(1).
Prenant conscience de son erreur, Donald Trump fait sauter simultanément quatre gros fusibles
• son gendre Jared Kushner,
• son secrétaire d’État Marco Rubio,
• son secrétaire à la Défense Pete Hegseth
• et son émissaire spécial au Moyen-Orient Steve Witkoff.
Væ victis ! C’est la règle
Ces quatre protagonistes le savent bien. En privé, Trump réglera ça avec sa fille. Nous savons que Trump s’est récemment longuement entretenu avec Poutine, et que celui-ci lui avait proposé une porte de sortie. Trump fera t‑il sauter également Netanyahu, véritable instigateur de cette guerre inutile ?La guerre cessera t‑elle ? L’Iran exigera t‑il des compensations ? Israël cessera t‑il son agression contre le Liban ? Israël ne peut pas tenir seul face au Hezbollah et à l’Iran. Trump a t‑il déjà négocié avec ces forces ? Les États-Unis abandonneront-ils leurs bases militaires du Moyen-Orient ? Et l’Ukraine dans tout ça ? Car les instigateurs de la guerre contre l’Iran sont les mêmes que les instigateurs de la guerre en Ukraine contre la Russie. Cela fait beaucoup de questions auxquelles Trump lui-même n’a pas encore les réponses. Il est trop tôt pour deviner ce qu’il va se passer. L’histoire s’accélère comme nous le répétons. Nous y reviendrons et continuerons notre mission d’éveil des consciences.
Source : https://nice-provence.info/
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Pour notre part, nous pensons qu‘
- qu’une opération militaire menée contre l’Iran ne se prépare pas en quelques jours au gré des conseillers, qu’elle était programmée de longue date, avec Israël correspondant totalement au plan sioniste revisionniste du Grand Israël.
- que le moment semblait opportun et pratiquement nécessaire du point de vue strictement US, le calendrier adéquat avant une visite d’explication-négociation prévue avec la Chine, la fenêtre de tir parfaite en faisant par « miracle »juif ou « évangélique » coincider les intérêts israéliens du plan sioniste avec ceux de l’hégémonie américaine à savoir après le Vénézuela casser l’approvisionnement énergétique de la Chine, empêcher le rapprochement de celle-ci avec les pays du Golfe par le paiement en yuans du pétrole.
- Nous avons donc de sérieux doutes sur ce fait médiatique diffusé que Trump se soit laissé berné.
- Nous n’écartons pas pour autant la possibilité que Trump ait été aussi victime d’un chantage du Mossad sur l’affaire Epstein dans laquelle il paraît très lourdement impliqué.
- Ce qui semble avoir changé c’est effectivement la résistance iranienne mais qui n’est dû qu’à une seule chose, qui est le véritable événement de ces derniers jours, à savoir l’engagement chinois sur le terrain pour la première fois, un engagement explicite et ce à quelques jours d’une visite programmée de Trump à Pékin dont on se demande d’ailleurs si elle aura vraiment lieue.

A propos de Pékin, la presse aux ordres a déjà parlé du « navire-espion » (photo ci-dessus) qui signale les cibles dans le golfe Persique aux missiles et aux torpilles iraniens ce qui a contraint les navires américains à se retirer de plusieurs centaines de kilomètres. Mais ceci n’est que l’aide la plus visible offerte par Pékin à Téhéran. En plus de ce travail de renseignement, il existe un intense trafic aérien et ferroviaire qui amène du matériel, des armes et autres équipements pour renforcer la résistance iranienne, sans oublier les acheminements par le Pakistan, le grand allié chinois de la région et puissance nucléaire qui de fait permet la dissuasion car on imagine qu’à Tel Aviv, on rêverait d’une bombinette sur Teheran pour en finir avec les « animaux« ! (propos entendus à la Knesset).


Nuit du 15 mars :
26 avions. 7 navires. Taïwan encerclé. La Chine avait déployé un dispositif militaire autour de Taïwan cette nuit. 1,5 million de vues sur X. Les chancelleries n’avaient encore rien publié.
Joe Kent, chef du contre-terrorisme américain démissionne sur fond de désaccord sur la guerre en Iran
La démission du directeur du National Counterterrorism Center, nommé par Trump, révèle en effet les divisions profondes et une crise ouverte au cœur de l’État américain. Services de renseignement, armée et Maison-Blanche divergent sur une guerre d’Iran aux conséquences imprévisibles.


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Deux interviews de spécialistes de premier plan… Des gens qui savent de quoi ils parlent et qui sont écoutés partout et consultés partout dans tous les instances internationales
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