LES DESSOUS DE LA MEDIATISATION DE QUENTIN

par Jérôme BOURBON

La répression ne cesse de s’aggraver: https://metainfos.com/2026/02/25/france-chronologie-de-la-dictature/ .

Un homme en costume se tient debout, l'air sérieux, dans un environnement de parlement, avec des sièges rouges en arrière-plan.

Lors du quarantième dîner annuel du CRIF présidé par Yonathan Arfi, le Premier ministre, Sébastien Lecornu dans un acte d’allégeance servile à cette organisation à laquelle nous sommes habitués depuis des décennies, a promis l’examen, dès le mois d’avril, par le Parlement d’une proposition de loi portée par la judéo-sioniste Caroline Yadan visant à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme et donc à empêcher concrètement toute condamnation de la politique meurtrière et génocidaire de l’Etat hébreu à l’égard de la population civile palestinienne, tout questionnement de la légitimité de l’entité sioniste, toute défense véritable de la cause palestinienne. 

Manifestation avec une personne tenant une pancarte sur le thème de l'antisionisme et de l'antisémitisme, sur fond de drapeau français.


Sébastien Lecornu s’est également engagé à faire voter par le Parlement la loi proposée le 13 février par le président de la République et visant à condamner à une peine d’inéligibilité obligatoire (l’adjectif obligatoire est particulièrement important) tout élu reconnu coupable d’antisémitisme, de racisme ou de discrimination. Sachant l’étendue extensive à l’infini de ces concepts faits pour disqualifier moralement, assassiner politiquement et reléguer sociologiquement, il est permis de craindre le pire. L’autocensure qui était déjà très grande va encore s’étendre davantage. On ne peut plus rien dire, plus rien penser, plus rien être dans leur République judéo-maçonnique.

Emmanuel Macron s'exprimant lors d'une cérémonie au Palais de l'Élysée, avec des drapeaux français et européens en arrière-plan.


La pénalisation de l’antisionisme assimilé à l’antisémitisme est la quatrième étape historique de la privation de nos libertés fondamentales. La première étape fut la loi Pleven de 1972 interdisant toute préférence nationale, religieuse ou raciale, ce qui a permis de faire condamner (et souvent de faire taire) ceux qui s’opposaient à la submersion migratoire de notre pays, au phénomène de Grand Remplacement. Près d’un demi-siècle avant le Covid, les masques et le confinement, le législateur voulait déjà mettre un bâillon sur la bouche des nationaux et nationalistes s’opposant à la destruction de leur patrie. Etaient aussi condamnés de fait par la loi Pleven l’antijudaïsme religieux traditionnel de l’Eglise catholique et l’antisémitisme maurrassien.

Affiche de la loi Pleven du 1er juillet 1972, détaillant la loi française contre le racisme.


La deuxième étape fut la loi Gayssot assimilant de manière frauduleuse le révisionnisme historique à l’antisémitisme, ce qui objectivement n’avait rien à voir. Mais cela a permis de ruiner et d’embastiller des historiens indépendants dont les recherches et les conclusions ne coïncidaient pas avec l’histoire officielle et obligatoire. N’oublions pas que la première version de la loi Gayssot fut votée dès 1986 par la Knesset en Israël et que le lobby judéo-sioniste est évidemment à la manœuvre derrière cette législation d’exception. Comme il le fut pour la loi Pleven plébiscitée par la LICRA et la Ligue des droits de l’homme, cette dernière étant née au moment de l’Affaire Dreyfus. 

Des manifestants tenant des pancartes avec le texte 'Il y a des faits qu'on NE discute PAS' et des images en noir et blanc.



La troisième étape fut en 2004 la loi Perben créant un délit d’homophobie destiné à empêcher toute critique non seulement de l’homosexualité, puis de la transsexualité, mais aussi plus généralement toute revendication, même les plus exorbitantes et ahurissantes, du lobby LGBT promu par les cercles mondialistes, l’ONU, le Conseil de l’Europe, les ONG et la plupart des gouvernements occidentaux. C’est si vrai qu’il existe aujourd’hui, et depuis déjà une dizaine d’années, un organisme gouvernemental officiel qui s’appelle la DILCRAH : Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT. Il ne s’agit pas, on le voit, de la haine des homosexuels ou de l’homosexualité mais carrément du mouvement LGBT dans son ensemble, ce qui va beaucoup plus loin. Et c’est pourquoi on peut être condamné pour LGBTphobie, homophobie, biphobie, lesbophobie voire transphobie à un an de prison ferme et à 45 000 euros d’amende.

Deux mains peintes aux couleurs de l'arc-en-ciel formant un triangle, représentant la fierté et l'inclusivité.


Aujourd’hui nous vivons la quatrième étape qui consiste à sanctionner pénalement l’antisionisme et plus généralement tout soutien voire toute compassion à l’égard du peuple palestinien martyrisé et ensanglanté, toute critique de l’Etat d’Israël ainsi sacralisé, considéré comme une entité de droit divin.

Vue aérienne d'une zone dévastée, montrant des bâtiments en ruines et des terrains pelés.
Génocide de Gaza

On va donc toujours plus loin dans la tyrannie. Et c’est dans ce cadre qu’il faut comprendre et analyser les événements actuels.

Des manifestants tenant des fleurs blanches et des affiches avec un portrait en noir et blanc d'un homme, en arrière-plan flou.

De même que le montage de Carpentras avait permis il y a trente-six ans le vote de la loi Gayssot, alors qu’à l’époque toute une partie des intellectuels et de la classe politique était réticente à l’adoption d’une législation d’exception bridant et brimant la libre recherche historique, de même le meurtre ignoble et abject du jeune Quentin par des militants d’ultra-gauche sympathisants ou militants de la Jeune garde permet au lobby juif d’obtenir le vote d’une nouvelle législation liberticide pénalisant l’antisionisme

Collage de titres de journaux français évoquant des événements controversés à Carpentras, dont des révélations de skinheads et des déclarations du FN.

De même que le Front national avait été à l’époque diabolisé, que beaucoup de ses réunions avaient été interdites, que ses dirigeants se retrouvaient face à des journalistes se prenant pour des procureurs, de même la France insoumise (qui, elle, contrairement au FN, n’a certes pas volé les critiques qui lui sont faites du fait de sa complaisance coupable, voire de sa complicité active, avec des éléments d’ultra-gauche extrêmement violents voire meurtriers) subit à son tour une forme de diabolisation politico-médiatique, officiellement à cause des violences dont on l’accuse (à juste titre) d’être objectivement complice mais en réalité à cause de son antisionisme décomplexé. C’est pourquoi, comme pour le FN naguère, on réclame contre LFI un « cordon sanitaire », qu’on fait pression sur les autres partis de gauche pour qu’ils refusent toute alliance, même au second tour des municipales, avec LFI, comme naguère on conjurait la droite de refuser tout accord, toute alliance avec le FN exclu de l’arc républicain. 

Un homme s'adressant à un public, accusé d'antisémitisme après un meeting à Lyon.

Et de même que le président du CRIF attaquait jadis pendant tout son discours le Front national considéré comme le principal danger pour la communauté juive, de même Yonathan Arfi a-t-il consacré l’essentiel de son allocution le 19 février, lors du 40e dîner du CRIF, à cibler LFI qui représenterait, selon lui, « un danger existentiel pour les Français juifs ». Et le président du CRIF a appelé la gauche à « se démélenchoniser » et à refuser toute alliance, tout contact, toute complaisance avec cette « secte politique passionnément antisémite ». [Hier, on parlait de délepenisation; NdR].

Débat télévisé en direct avec Manuel Valls et un animateur, discutant de l'impact de Jean-Luc Mélenchon, tandis qu'un public est visible en arrière-plan.



Constater l’actuelle diabolisation de la France insoumise n’implique nullement d’éprouver la moindre sympathie pour elle (si elle était au pouvoir, elle nous passerait probablement par les armes tellement elle nous hait !) mais d’analyser objectivement la situation. Comme l’a dit Arno Klarsfeld, lorsqu’il inaugurait à Hénin-Beaumont avec Marine Le Pen et Steeve Briois une allée Ilan Halimi, « hier l’antisémitisme était à l’extrême droite, aujourd’hui il est à l’extrême gauche ». Autrement dit, ce n’est plus un Rassemblement national judéoservile et israélophile qu’il faut combattre pour la coterie juive, c’est la France insoumise antisioniste et donc, selon lui, antisémite. C’est un bouleversement politique majeur dont il faut prendre la mesure.

Un débat politique en direct sur LCI avec un intervenant discutant de la violence politique et de la LFI.


C’est pourquoi, alors que d’ordinaire sont interdites de manière préventive toutes les manifestations dites d’extrême droite ou d’ultra-droite depuis la circulaire Darmanin du 9 mai 2023, a été autorisé et fortement médiatisé sur les chaînes d’information continue le rassemblement lyonnais du samedi 21 février en hommage au jeune Quentin assassiné, un défilé auquel ont participé plus de 3200  personnes et qui s’est déroulé dans le calme, la retenue, la sobriété et la dignité, preuve que le camp national et nationaliste sait, lui, se comporter de manière parfaitement civilisée contrairement à d’autres. Les media de grand chemin n’ont en général aucune compassion lorsque l’un des nôtres succombe à une mort violente, provoquée par d’autres. Si cela a été différent cette fois-ci, c’est tout simplement parce que la diabolisation (certes justifiée sur le fond) de LFI permet de disqualifier la cause palestinienne en général, de faire taire ses défenseurs, quels qu’ils soient (une conférence de Rima Hassan prévue à l’ENS à Paris sur la Palestine a été annulée) et de faire voter par le Parlement une nouvelle législation liberticide tandis que les députés s’apprêtent de surcroît à voter en deuxième lecture la loi abominable légalisant l’euthanasie active et le suicide assisté. 

Une scène historique représentant des personnages en conversation, sur fond d'architecture urbaine.



Certes, la loi Yadan pénalisant l’antisionisme avait déjà été adoptée en commission des lois mais beaucoup de parlementaires étaient réticents à la voter car elle interdira dans les faits toute critique, toute condamnation un peu appuyée de l’entité sioniste et de ses crimes de masse. Le meurtre de Quentin par des militants d’ultra-gauche d’une violence criminelle et la diabolisation subséquente de toute la gauche radicale, de LFI à Lutte ouvrière, permettront au printemps le vote massif par le Parlement de la proposition de loi Yadan. Comme le montage de Carpentras et la diabolisation du FN (elle, totalement injustifiée, contrairement à LFI) avaient permis le vote en 1990 de la proposition de loi de Jean-Claude Gayssot avec la complicité du président de l’Assemblée nationale de l’époque, un certain Laurent Fabius. Les temps changent mais les méthodes crapuleuses restent les mêmes.

Caroline Yadan, députée de l'Assemblée pour la République, s'exprime sur un texte contre l'antisémitisme.


Reste que le gouvernement n’a pas intérêt non plus à ce que ces événements profitent trop électoralement au Rassemblement national de Jordan Bardella. C’est pourquoi, en plus de la diabolisation politico-médiatique de LFI, après avoir largement médiatisé le rassemblement lyonnais en faveur de Quentin, on commence ici et là (mais pas bien sûr sur les media Bolloré qui jouent à fond la carte RN) à le diaboliser en évoquant des saluts nazis et des chants homophobes. Le pouvoir actuel a en effet intérêt, dans la perspective de la prochaine présidentielle, à faire émerger une candidature du bloc central rassemblant largement du centre gauche au centre droit et dont ne seraient exclus que les « deux extrêmes », LFI et le RN, afin de faire élire à l’Elysée pour cinq nouvelles années un Macron bis, l’actuel président ne pouvant légalement se succéder à lui-même. L’avenir dira si la manœuvre sera couronnée de succès.

Source : Rivarol n°3697 du 25/02/2026

Image avec le texte 'à noter' sur un fond vert.

Pour LFI, les dégâts sont considérables, et le « cordon sanitaire » qu’ils appelaient depuis des années contre tout ce qui était de droite va être établi, mais contre eux.

Un boomerang en bois lancé vers le ciel avec des nuages en arrière-plan.

Pour Raphaël Glucksmann, c’est l’occasion rêvée de « juger impensable » toute alliance future avec LFI, voyant dans cet événement un « avant et un après », ou plus exactement un excellent prétexte de balancer LFI par-dessus bord sans avoir l’air de suivre de manière trop évidente les injonctions de la maison-mère à Tel-Aviv qui ne veut plus entendre parler d’un parti jugé trop favorable à la Palestine. Le reste de la gauche est sommé de se positionner, entre condamnation et embarras, risquant de fragmenter davantage feu le NFP. Avec 61 % des Français souhaitant le déploiement d’un cordon sanitaire contre LFI, les chances de celles-ci d’accéder démocratiquement au pouvoir s’évanouissent. Reste le RN, le parti des carpettes et des lopettes (photo ci-dessous) mais qui déjà neutralisé de l’intérieur ne fera donc RIEN. N’en déplaise à ceux qui trop naïfs ou désespérés y croient encore ! ….. https://metainfos.com/2026/02/26/la-trahison-du-rn/ et https://metainfos.com/2026/02/28/le-rn-en-pantoufles/

Deux hommes en costume assis dans une salle de réunion, l'un regardant vers l'objectif, l'autre tourné légèrement vers lui.

Logo d'Annexe avec un design moderne et des éléments graphiques.

Les propos de Jean-Luc Mélenchon qui a ironisé sur la prononciation d' »Epstein« , le pédocriminel américain, lors d’un meeting à Lyon, a provoqué un fort tollé dans toute la classe politique, de nombreuses voix y voyant un sous-entendu antisémite. Une polémique de plus pour le leader de la France insoumise déjà accusé de soutenir des groupuscules d’ultragauche.

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/prononciation-de-epstein-jug%C3%A9e-antis%C3%A9mite-m%C3%A9lenchon-a-perdu-toute-rationalit%C3%A9/ar-AA1XbX1L?ocid=msedgntp&pc=ACTS&cvid=69a18cfd0a8b4dcbb7014fb46ef0e477&ei=43

Sur ce sujet de la prononciation, lire absolument Media Press Info, article rédigé il y a six ans (janvier 2020) sur https://www.medias-presse.info/ , titre : « Epstine » et « Weinstine » mais pourquoi pas « Einstine » ? signé Claude Timmerman

Trois personnes posant ensemble dans un jardin, l'une portant un uniforme militaire blanc avec des médailles, une autre en tenue de soirée noire et blanche, et la troisième portant un masque et une tenue colorée.

Notons que dans les réactions contre Mélenchon, le RN s’est de nouveau illustré : le président du Rassemblement National Jordan Bardella, dont le parti s’est engagé dans une dédiabolisation, a en effet dénoncé un meeting « brutal, qui fait froid dans le dos, aux relents ouvertement antisémites« .  Devant cette avalanche de condamnations, le leader Insoumis a riposté à juste titre par l’attaque : « J’ai ironisé sur la volonté de vouloir faire avec +Epstine+ un nom pour +russifier+ le problème. Consternante réaction de ceux qui y voient de l’antisémitisme« , a-t-il déclaré sur X, y notant une manière de « susciter délibérément la violence contre LFI« . Pour lui, « l’antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet« . « Les Insoumis ont, les premiers, dénoncé les instrumentalisations antisémites de l’affaire Epstein », a affirmé son premier lieutenant Manuel Bompard en dénonçant « une cabale » contre le mouvement de gauche radicale.  Les accusations d’antisémitisme, ou d’ambivalence sur la question, se multiplient contre Jean-Luc Mélenchon, notamment depuis les attaques du 7-Octobre 2023 en Israël. Les Insoumis rappellent d’ailleurs régulièrement qu’aucun élu de leur mouvement n’a été condamné par la justice pour des propos antisémites.


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