par Dionysos ANDRONIS
- A propos de Jean Parvulesco, L’étoile de l’empire invisible, éditions Trédaniel, Paris, 1993, 544 pages.

Ce roman dense nous a donné la certitude que nous avions été injustes d’aimer les films de Godard pendant plusieurs années. A la fin du roman, l’auteur nous confie qu’il avait déposé le manuscrit de ce roman en décembre 1990 mais l’édition en a été faite trois ans plus tard. Les deux juives Nelly Covengarten et Vera de Bayle offriront en holocauste (aux antipodes du faux « holocauste » médiatique) les trois femmes protagonistes « Jeanne Darlington et, à ses côtés, Renée de Talien et Marie-Hélène Zdrojewski – à l’émergence d’entre elles, d’une seule ; le sacrifice et l’immolation par le feu des trois devant aboutir au dédoublement et à l’incarnation opérative de l’une d’entre elles » (écrit par Guy Dupré, op.cit., page XI de la Préface).
Nous avions rencontré le petit-fils de Jean Parvulesco (1928-2010), le Prince Stanislas 1er (né en 1995) au restaurant Doux Raisin dans le cinquième arrondissement de Paris lors d’une soirée Parousia organisée par Laurent James (né en 1970). Nous n’avions pas encore lu aucun roman de son grand-père mais nous avions l’intention de le faire. Pourquoi ce long délai injustifié?

La réponse vient de l’ancien libraire Vincent de Facta : « Ils sont devenus introuvables car édités aux éditions L’Âge d’homme, qui ont disparu » (e-mail reçu le 22-10-24).
Ce que nous avons aimé le plus dans ce roman extraordinaire ce sont les phrases contre Godard et les navets de cette époque dite Nouvelle Vague pourtant récemment ressuscités au Festival de Cannes :
des phrases telles que : « …des mystérieux aérolithes embrasés, venant d’ailleurs, qui tout comme, par exemple, et au même moment, « Nouvelle Vague » trouent en catastrophe les ténèbres d’une époque d’affaiblissement, de transgression forcée et de sombre honte, des œuvres contredisant à leur seul compte le déchéance de ces temps où plus rien ne s’élève et il n’y a plus face au rien, où tout est fondamentalement contrefaçon abjecte et relais de conspiration du non-être, maladie et vomi noir du New Age au faîte de son pouvoir, de sa domination planétaire à la fois occulte et exhibitionniste » (op.cit., page 406).

Afin de pratiquer une focalisation terminale sur le casse récent commis au Louvre, nous laissons les mots de la fin à Parvulesco : « Constitué en association de malfaiteurs, le gang de nantis chassieux installé par Georges Pompidou et ses complices et successeurs à la direction du Beaubourg, subversivement enfoui sur place et qui s’auto-continue à la tâche comme des asticots s’auto-perpétuant, grouillants, avantageux, doctrinaires et pontifiants, orduriers, luisants et repus sur les entrailles de déversement d’une charogne en fin de droits, se bat depuis déjà une vingtaine d’années [le Centre Pompidou a ouvert ses portes en 1977; note de la rédaction] pour démanteler ce qui reste de l’art français, du grand art français et européen….Aussi ne supportons-nous plus l’obligation qui nous est subversivement faite d’accepter les misérables contrefaçons et autres faisandages terroristes qui en résultent, qui nous empêchent de vivre » (op.cit., page 407).

Nous espérons que nous vous avons révélé (en partie) les voleurs d’un autre musée : ceux du Louvre, il y a seulement quelques jours.

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