par Dionysos ANDRONIS
- A propos de Theodor SOUCEK, L’Europe nous appelle, éditions Lore, Paris, 2007, 292 pages.

Il s’agit du dernier exemplaire d’un essai politique que nous avions acheté par correspondance dans la belle librairie niçoise « Du Paillon ».

Theodor Soucek était économiste autrichien. La traduction de l’allemand est dûe à Edwige Thibaut dont nous avions déjà présenté d’autres ouvrages parus par sa maison d’édition Versipellis. Le point commun entre les éditions Lore et Versipellis est le paganisme. Même si cet ouvrage traite de la situation européenne en 1956 (c’était l’année de publication de l’original allemand), les prises de position de Soucek seraient « paganistes » ou plutôt paléo-historiques.
Nous allons faire un résumé personnel de cet essai.

L’aristocratie juive a programmé la révolution française en 1786 et la révolution bolchevique au début du 20e siècle. En tant qu’économiste, Soucek craint que sa vision de l’unification de l’Europe s’effondrera. Il avance alors comme solution l’Eurafrique, un terme qui vient en contradiction avec les trois envahisseurs de notre continent : Attila, Genghis Khan et les turcs, qui avaient tous une origine asiatique : « Le but ultime de l’Eurafrique est la victoire sur nous-mêmes, sur la rivalité de l’Europe et sur notre vieille haine héréditaire » (op.cit., page 256).

Dans un ouvrage plus ancien (paru en 1951), Anton Zischka (photo ci-dessus) nous précise : « celui qui approuve l’unification de l’Europe doit logiquement saluer et accepter passionnément la fondation d’un grand espace euro-africain. Le besoin d’expansion de l’Europe ne peut être orienté vers l’Est et le Sud-Est mais doit aller vers le Sud et se consacrer à l’exploitation de l’Afrique » (op.cit., page 253). Soucek rêve alors (en 1956) l’ancien temps des colonialistes, même s’il n’emploie guère ce terme. « Le but ultime est de surmonter la chimère du pouvoir, la foi en la violence, de trouver le salut de l’intérieur et d’établir une régénération morale fondée sur la base matérielle propre, indiscutable de la nation Europe » (op.cit., pp. 255-256).
Les allemands étaient les premiers à fabriquer la bombe atomique

Soulignons aussi un autre argument intéressant de l’auteur : « En 1944 eut alors lieu le premier essai de lancement de la bombe atomique et le Dr. Goebbels pouvait relater que l’île choisie pour l’essai a sombré dans les vagues sous les yeux des spectateurs déconcertés » (op.cit., page 166). Il ne nous reste que de féliciter Edwige Thibaut pour sa très belle traduction de l’allemand.

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