par Eric VALIN
Cas pratique à partir d’une polémique politicienne contre une politique de culture enracinée.
Pour comprendre le texte ci-dessous, il est nécessaire d’ouvrir préalablement le lien suivant : “On tranchera à la rentrée” : la polémique sur Pierre Édouard Stérin fait vaciller le label “Les Plus Belles Fêtes de France”.

Sous couvert de reportage (le choix d’un sujet est le début d’une démarche d’information, de persuasion ou de manipulation), FR3 Occitanie dresse un réquisitoire contre la labellisation et un mécénat de l’organisme « Plus belles fêtes de France« . L’article se donne une allure de neutralité en exposant tous les éléments (P.E Stérin hors organisation, association apolitique, un président d’association qui trouve l’amalgame « gonflé« ,….) mais utilise la mise en page pour capter l’attention des lecteurs sur les aspects qui sont préjugés négatifs, péjoratifs, accusatoires à la limite. Gros intertitres, référence à des éléments hors sujets (la foi et l’engagement nataliste de P.E Stérin), amalgame.

Loup Francart, général (2s) qui dirige la société Eurocrise a publié le livre La guerre du sens complété par un deuxième « Infosphère » que je conseillais à mes étudiants en Intelligence Économique (cours sur la guerre de l’information) qui explique comment manipuler la perception des lecteurs et auditeurs. Dans le cas présent, les modes d’action dans les champs psychologiques sont l’addition (le hors sujet évoqué supra) et la déformation (déséquilibre de présentation en insistant sur une partie, en l’occurrence 8 défections seulement sur plus de 170 labels attribués mais cachés par le journaliste). Dans la série chargé d’y croire, le pauvre lapin qui se fie à Saint Thomas est mal parti. On reconnaît une dictature à la présence d’un ministère de la vérité.

Quelles leçons en tirer ?
- la médiacratie et les cultureux représentatifs de la fraction intolérante de la gauche qui n’acceptent pas la remise en cause de leur accaparement de l’expression culturelle quand le traditionnel et le populaire gagne en audience ;
- on est en présence d’une guerre civile ou/et civilisationnelle, sous prétexte culturel, à bas bruit qui valide la thèse d’Antonio Gramsci et, en même temps, c’est un clivage sociologique entre des pseudos intellectuels pédants, bien en place, et les gueux réfractaires qui fument des clopes etc.

Le chef d’œuvre de tartufferie nous a été fourni par Benjamin Duhamel (journaliste qui a hérité d’un nom mais pas du talent de sa parentèle) avec la formule suivante « Notre métier c’est de faire de l’information, pas de l’opinion« . Ce tacle à CNews pour des adieux à BFMTV et aller à France Inter a été abondamment relayé parle système mais il est contradictoire avec ce que nous venons de lire sur FR3 Occitanie. De plus c’est stupide car toute information est un facteur de décision ou de création d’opinion ; le problème (simple?) se résume à son intégrité et à sa légitimité, à sa pertinence et à sa finalité.
Les journalistes auto proclamés vertueux par leur choix de ne pas stigmatiser certaines catégories ethnico-culturelles n’ont aucun problème pour en stigmatiser d’autres. Exemple, le point 4 de la charte de Marseille (c’est une soustraction dans l’inventaire des méthodes de la guerre du sens) qui est une convention parée d’un ersatz de légitimité déontologique pour ne pas signaler l’origine étrangère des délinquants et des meurtriers. Le lecteur sera désinformé par l’information politiquement correcte, et il sera ébahi à la découverte (si elle a lieu un jour) de la surreprésentation en pourcentage de délinquants issus de l’immigration dans les prisons par rapport à la population.
Dans la guerre du sens, on trouve aussi la manipulation par le subliminal. Elle a été utilisée récemment par la Préfecture de police de Paris. Pour mettre en garde les touristes étrangers contre les vols de rue, l’affiche est illustrée par un voleur blanc en totale contradiction avec le constat qu’un péquenaud sorti de son trou pourrait faire sur place et avec les statistiques de cette même Préfecture. C’est révélateur d’un choix éditorial officiel.
Les médias et le subliminal, en dehors du journalisme de commentaire ou de reportage c’est aussi l’affaire de la publicité. Prenez le temps et le recul pour décrypter un message publicitaire. Évidemment il affirme l’intérêt d’un produit mais dans le sillage de ce message principal et évident il y a un message secondaire moins visible (cf supra la déformation). Subliminal donc non agressif, donc sans réaction de rejet frontal mais au contraire une accoutumance d’atmosphère. Qui présente le produit ? Un couple hétéro-sexuel ou autre ? « multicolore », bêtement appelé multiculturel comme si c’était la même chose, et dans quelle configuration homme-femme? Gros ? Handicapé ?
Dans les séries télévisées le phénomène est identique. Qui sont les bons ou les méchants ? Quelle structure familiale est représentée ?

On reconnait une dictature à la présence d’un ministère de la vérité.
Dans les témoignages de micro-trottoir illustrant des journaux télévisés quel type de personnage est choisi comme référent, avec indirectement une perception valorisante de ce type qui a peut être plus d’importance que le témoignage lui même.
Cette très brève approche de la fabrication de l’opinion doit permettre à nos lecteurs d’être plus vigilants sans effort. Ne revenons pas sur les messages subliminaux de l’inauguration des jeux olympiques de Paris, par exemple, et ne développons pas une paranoïa complotiste, c’est mauvais pour la santé, même si bien des constats y pousseraient. Mais ne soyons pas dupes des discours médiatiques, publicitaires et culturels.

La trouille de dire ce qui est? La honte au constat d’échec de la politique de sécurité?
Une contribution au wokisme? L’unité de pensée du communiquant concepteur de l’affiche avec un décideur tellement haut perché dans la hiérarchie de la préfecture qu’il a perdu le contact des policiers de terrain qui l’auraient informé du réel? Une provocation imbécile parfaitement réussie?
Dernier exemple, pour conclure, concernant les médias commentant les tours de France : la septième du classement est Bretonne quand le septième est Français alors qu’il est Normand. Si vous avez tout compris, vous savez, lecteurs normands, ce qu’il vous reste à faire pour vous et pour l’image de la Normandie !
Source : https://www.alliances-normandie.fr/ (avec l’aimable autorisation de l’auteur)

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