ISRAËL L’A TUÉ

« Si vous lisez ces mots, c’est qu’Israël m’a tué” : les dernières volontés d’Anas Sharif

★  Israël assassine des journalistes d’Al Jazeera en bombardant leur tente

  Israël invoque six motifs contradictoires pour justifier le meurtre du journaliste Anas al-Sharif

Gaza – L’armée israélienne a assassiné les correspondants d’Al Jazeera Anas al-Sharif et Mohammed Qreiqa à Gaza après avoir bombardé une tente utilisée par les journalistes de la chaîne à l’extérieur de l’hôpital al-Shifa.

Cinq journalistes ont été tués dans cette frappe israélienne. Outre Anas al-Sharif et Mohammed Qreiqa, Israël a également assassiné Musab al-Sharif, Mohammed Noufal et Ibrahim Zaher. Noufal et Zaher étaient photojournalistes.

Ces assassinats ont eu lieu après plusieurs semaines d’incitation publique à la haine contre les reporters d’Al Jazeera, en particulier al-Sharif. Le porte-parole de l’armée israélienne pour les médias arabes, Avichay Adraee, l’avait pris pour cible dans de récents messages en ligne, l’accusant de diffuser de la “propagande mensongère” et de soutenir des “programmes terroristes”. Dans une déclaration, Adraee a déclaré qu’al-Sharif “prétendait parler au nom des souffrances de Gaza”, mais qu’en réalité, il “servait des intérêts particuliers au détriment de vies innocentes”. Il a accusé le journaliste de présenter le Hamas comme étant victorieux.

Al-Sharif a publiquement rejeté ces accusations. Il a déclaré avoir été menacé à plusieurs reprises par l’armée israélienne depuis le début du génocide.

“Ils m’ont pris pour cible, puis ma famille, puis mes collègues sur le terrain”, a-t-il déclaré. “Mon père a été tué. Ils nous ont bombardés directement. Tout cela pour faire taire nos reportages”.

Il a insisté sur l’objectif de ses reportages, à savoir documenter “les massacres, la famine, les déplacements et la destruction” qu’Israël tente de dissimuler. “Je ne me tairai pas. Je n’arrêterai pas”, a-t-il déclaré. “Ma voix sera le témoin de chaque crime”.

Le Bureau des médias du gouvernement de Gaza a annoncé que le nombre de journalistes tués à Gaza s’élevait à 231 depuis le 7 octobre 2023.

Le génocide en cours perpétré par Israël, soutenu par les États-Unis, a tué plus de 61 000 Palestiniens et blessé des dizaines de milliers d’autres. La plupart des victimes sont des femmes et des enfants. Plus de 10 000 personnes sont toujours portées disparues et des centaines de milliers ont été déplacées. Gaza est également confrontée à une famine provoquée par Israël qui a déjà fait de nombreuses victimes. (Source : Quds News Network)c

Cela n’émeut guère les pseudo-journalistes français de CJEWS ou BFM WC !

Ainsi :

Aujourd’hui, dimanche 11 août 2025, le monde a perdu Anas Sharif, un courageux journaliste palestinien dont la voix a été réduite au silence par une frappe israélienne visant l’ensemble de l’équipe d’Al Jazeera à Gaza. Après des mois d’incitation à la haine à son encontre, Anas a été brutalement assassiné.

Quds News Network a obtenu ses dernières volontés, un testament profondément émouvant, rempli d’amour pour son peuple, un appel à protéger les enfants de Palestine et un appel à poursuivre la lutte pour la liberté et la dignité. Ses mots résonnent aujourd’hui plus fort que jamais :

Ceci est ma volonté et mon dernier message.

Si ces mots vous parviennent, sachez qu’Israël a réussi à me tuer et à faire taire ma voix.

Tout d’abord, que la paix soit avec vous et la miséricorde et la bénédiction de Dieu soient sur vous.

Dieu sait que j’ai consacré toutes mes forces et mon énergie à soutenir et à faire entendre la voix de mon peuple depuis que j’ai ouvert les yeux sur la vie dans les ruelles et les rues du camp de réfugiés de Jabalia. J’espérais que Dieu me laisserait vivre assez longtemps pour rejoindre ma famille et mes proches dans notre ville natale, Asqalan (al-Majdal), occupée. Mais la volonté de Dieu a prévalu et l’ordre divin a été exécuté.

“J’ai vécu la souffrance dans tous ses moindres détails. J’ai connu le chagrin et la perte à maintes reprises. Pourtant, je n’ai jamais hésité un seul jour à transmettre la vérité telle qu’elle est, sans la déformer ni la travestir. Que Dieu soit témoin de la lâcheté de ceux qui sont restés silencieux, de ceux qui ont accepté notre massacre, de ceux qui ont étouffé nos cris, et de ceux dont le cœur est resté de marbre devant les corps de nos enfants et de nos femmes, et qui n’ont rien fait pour mettre fin au massacre infligé à notre peuple depuis plus d’un an et demi.

Je vous appelle à défendre la Palestine, le joyau de la couronne des musulmans et le cœur battant de chaque être libre sur cette terre.

“Je vous appelle à prendre soin de son peuple, de ces petits enfants opprimés qui n’ont pas eu la chance de rêver ou de vivre en sécurité et en paix, dont les corps purs ont été pulvérisés par des milliers de tonnes de bombes et de missiles israéliens, dont les restes ont été éparpillés sur les murs.

“Je vous appelle à ne pas vous laisser réduire au silence par les armes ou arrêter par les frontières. Soyez l’espoir de la libération de la terre et du peuple, jusqu’à ce que notre patrie volée retrouve dignité et autonomie.

“Je vous appelle à veiller sur ma famille.

Je vous appelle à protéger la prunelle de mes yeux, ma fille bien-aimée, Sham, que la vie ne m’a pas permis de voir grandir comme j’en avais rêvé.

“Je vous appelle à chérir mon cher fils Salah, que j’aurais voulu voir grandir à mes côtés jusqu’à ce qu’il devienne fort et puisse porter mon fardeau et poursuivre ma mission.

“Je vous appelle aussi à prendre soin de ma mère bien-aimée, dont les prières m’ont mené là où je suis. Ses prières étaient mon refuge, sa lumière ma voie. Je demande à Dieu de combler son cœur de réconfort et de la combler de ses bienfaits pour moi.

Je vous demande enfin de prendre soin de ma compagne, ma femme bien-aimée, Umm Salah, Bayan, dont la guerre m’a séparé pendant de longs jours et de longs mois. Elle est restée fidèle à sa promesse, inébranlable et patiente telle l’olivier qui ne plie pas, confiante en Dieu, assumant la responsabilité en mon absence avec force et foi.

Je vous appelle à vous rassembler autour d’eux et à leur apporter votre soutien après Dieu le Tout-Puissant.

“Si je meurs, je m’en vais la tête haute, fidèle à mes principes. Je témoigne devant Dieu que je sais me satisfaire de Sa volonté, que je suis certain de Le rejoindre et convaincu des bienfaits de l’au-delà.

Ô Dieu, accepte-moi parmi les martyrs. Pardonne mes péchés, passés et futurs. Fais de mon sang l’étincelle qui ouvrira le chemin de la liberté à mon peuple et à ma famille.

“Pardonnez-moi si j’ai failli, et priez pour ma miséricorde, car j’ai tenu ma promesse sans jamais la trahir.

“N’oubliez pas Gaza…

Et ne m’oubliez pas dans vos prières de pardon et d’acceptation”.

Source: Quds News Network via https://www.france-irak-actualite.com/

Les funérailles des cinq employés de la chaîne qatarie Al Jazeera, tués dans la nuit par une attaque israélienne à Gaza et parmi lesquels un reporter bien connu de ses téléspectateurs, Anas al-Sharif, se sont donc dérouler lundi dans le territoire palestinien dévasté par 22 mois de guerre. Les cinq hommes sont Anas al-Sharif et Mohammed Qreiqeh, ainsi que des cameramen Ibrahim Zaher, Mohammed Noufal et Moamen Aliwa. Un  journaliste pigiste, Mohammed Al-Khaldi, qui collaborait occasionnellement avec des médias locaux, a également été tué dans l’attaque israélienne, selon le directeur de l’hôpital. Anas al-Sharif, 28 ans, était l’un des visages les plus connus parmi les correspondants couvrant au quotidien le conflit. L’armée israélienne a dit l’avoir pris pour cible, le qualifiant de « terroriste » qui « se faisait passer pour un journaliste ». L’organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé « avec force et colère l’assassinat revendiqué » par l’armée israélienne d’Anas al-Sharif, ajoutant qu’il était « la voix de la souffrance imposée par Israël aux Palestiniens de Gaza« .

Des dizaines d’hommes, certains en pleurs et s’épaulant par moment, ont porté en terre les corps des victimes lundi matin au cimetière Cheikh Redouane, dans la ville de Gaza, selon un vidéaste de l’AFP :


Sur le site de l’attaque, un mur blanc criblé d’éclats, des matelas souillés sur le sol ou encore des ventilateurs tordus par les flammes témoignaient de la frappe sur la tente de plastique, dont il ne restait plus rien ou presque à l’exception de sa structure métal. Al Jazeera a condamné « une tentative désespérée de faire taire les voix qui dénoncent l’occupation » israélienne. Selon la chaîne, 10 de ses correspondants ont été tués par l’armée israélienne à Gaza depuis le début de son offensive déclenchée en représailles à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Selon RSF, près de 200 journalistes ont été tués depuis le début de la guerre. Dans ses derniers messages sur les réseaux sociaux dimanche soir, quelques instants avant sa mort, Anas al-Sharif faisait état d' »intenses » bombardements et a diffusé une courte vidéo montrant des bombardements, des lueurs dans la nuit étoilée sur la ville de Gaza.

L’armée israélienne affirme qu’Anas al-Sharif  « était le chef d’une cellule terroriste au sein de l’organisation terroriste Hamas et était responsable de la préparation d’attaques de roquettes contre des civils israéliens et les troupes » israéliennes. Elle a publié sur ses réseaux sociaux un selfie du journaliste, posant avec les chefs du Hamas. Ainsi qu’un tableau montrant supposément des noms de membres du mouvement islamiste palestinien, où le nom du journaliste émarge avec un salaire correspondant pour les années 2013 et 2017. En juillet, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avait accusé l’armée israélienne de mener « une campagne de diffamation » envers le journaliste en le présentant dans des messages en ligne comme un membre du Hamas.

La diffusion d’Al Jazeera a été interdite en Israël et ses bureaux locaux fermés en mai 2024.La presse internationale n’est pas autorisée à travailler librement dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre. Seuls quelques médias, triés sur le volet, y sont rarement autoriser à entrer embarqués avec l’armée israélienne, leurs reportages étant soumis à une stricte censure militaire. La presse internationale travaille en s’appuyant sur des journalistes et correspondants locaux, qui ont payé un lourd tribut au conflit. Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche avoir donné l’ordre à l’armée d’autoriser un plus grand nombre de médias internationaux à travailler sous son contrôle dans Gaza. M. Netanyahu, qui a justifié le nouveau plan israélien prévoyant la conquête de la ville de Gaza, est confronté à une très forte pression, en Israël sur le sort des 49 otages retenus par le Hamas, et à l’étranger pour faire taire les armes alors que plus de deux millions de Palestiniens sont menacés d’une « famine généralisée » selon l’ONU.

L’attaque du Hamas 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Les représailles israéliennes à Gaza ont déjà fait 61.430 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.


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Un commentaire

  1. Ah la coincidose médiaique a encore frappé!
    Des journalistes comme par hasard « éliminés » maintenant
    C’est que la grande boucherie s’extermination de Gaza est programmée! ,Pas question donc que des journalistes locaux existent et puissent révéler les tueries de Tsahal

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