par Michel LHOMME
Cnews (pour les intîmes Cjews !) en appelle tous les jours 24h sur 24h et de manière nauséabonde à l’enfermement des délinquants, des déviants et des émeutiers or le nombre de détenus dans les prisons françaises bat actuellement tous les records.

Il était de 84.951 au 1er juillet 2025, un chiffre supérieur à celui enregistré au 1er juin et qui constituait déjà un niveau inégalé, selon les données publiées par le ministère de la Justice. Les prisons françaises comptaient seulement 62.509 places opérationnelles au 1er juillet, soit une densité carcérale globale de 135,9% qui dépassait même les 200% dans 29 établissements ou quartiers pénitentiaires et 150% dans 68 autres.
En un an, les prisons françaises comptent 6.442 détenus de plus !

La densité carcérale atteint 167% en maison d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement, donc présumés innocents, et ceux condamnés à de courtes peines, souvent très jeunes.
Le seuil des 80.000 détenus a été franchi pour la première fois au 1er novembre 2024 (80.130). Il n’a cessé depuis de grimper sauf au 1er janvier où l’on avait enregistré un léger tassement (80.669 détenus contre 80.792 au 1er décembre), pas inhabituel à cette période de l’année. Parmi les personnes incarcérées au 1er juillet, 22.822 sont des prévenus, en détention dans l’attente de leur jugement définitif. Au total, 103.499 personnes étaient placées sous écrou au début du mois, un nombre qui ne cesse aussi d’augmenter. Parmi elles, on compte 18.548 personnes non détenues faisant l’objet d’un placement sous bracelet électronique ou d’un placement à l’extérieur.
En plus du problème récurrent de surpopulation, les prisons françaises souffrent de la vétusté de leurs bâtiments, notamment lors des périodes de fortes chaleurs. La France figure parmi les mauvais élèves en Europe en terme de surpopulation carcérale, en troisième position derrière la Slovénie et Chypre, selon une étude publiée en juillet 2025 par le Conseil de l’Europe. Cela reflète à la fois l’état d’insécurité réel du pays mais aussi l’immigration incontrôlée (qui constitue dans certains centres la majorité des détenus), l’absence d’intégration de toute une jeunesse et d’une réelle politique de prévention.

A ces prisons s’ajoute le scandale des centres de rétention administrative d’une durée maintenant poussée à 90 jours où sont « gardés » aux frais du contribuable les étrangers en situation irrégulière qui seront de toute façon à la fin de leur séjour relâchés dans la nature sans aucun autre suivi. A Lyon, une préfète zélée –qui cherche sans doute avec Retailleau sa promotion de carrière ! – vient de déclarer que les deux centres de rétention sont pleins et qu’ils sont à majorité habités par des Algériens sans papier.

Centres de rétentions mais aussi prisons, la bombe est à retardement d’ici quelques mois ou quelques années car la prison nourrit la colère et la récidive, à l’intérieur les comportements déviants (trafics en tous genre, démerdes et débrouilles, corruptions diverses, homosexualité), sujets ô combien tabous mais réels qui à la sortie seront loin de produire le citoyen idéal dont rêve la République. La commission d’enquête sur la délinquance des mineurs a établi que sur 175 256 mineurs mis en cause en France 88 % sont des garçons un peu moins de 12 % sont des filles. ?C’est peut-être cela l’enjeu inquiétant de la surpopulation carcérale : que feront tous ces jeunes sortis après des mois de prison où en plus on ne leur proposera rien à la sortie que la galère, des droits au chômage rognés, des salaires au plus bas, et le discours délétère aux matinales de CNEWS, sécuritaires dans tous les courants politiques : « Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies ! ».

Avouons qu’il y a de quoi s’en prendre au premier bourgeois venu ou à préparer de jolis feux d’artifice, de sacrés tirs de mortiers dont on prévoit d’ailleurs pour bientôt l’interdiction !

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