BAYROU, LE PIRE DE TOUS

Paresseux, intrigant, à l’égo surdimensionné, inculte n’écrivant pas ses propres livres, n’ayant jamais travaillé, félon comme seule profession, il est sorti du chapeau magique en plein jour car ne nous leurrons pas, c’est lui qui était en réalité aux commande depuis 2017 !

« Le vieux politicien béarnais, battu dans pratiquement toutes les élections auxquelles il s’était présenté depuis une trentaine d’années, s’employait à cultiver une image de « hauteur », avec la complicité de différents magazines; c’est-à-dire qu’il se faisait régulièrement photographier, appuyé sur un bâton de berger, vêtu d’une pèlerine à la Justin Bridou, dans un paysage mixte de prairies et de champs cultivés, en général dans le Labourd. L’image qu’il cherchait à promouvoir dans ses multiples interviews était celle, gaullienne, de « l’Homme qui dit non ».

(…)

Ce qui est extraordinaire chez Bayrou, ce qui le rend irremplaçable, c’est qu’il est parfaitement stupide, son projet politique s’est toujours limité à son propre désir d’accéder par n’importe quel moyen à la « magistrature suprême », comme on dit ; il n’a jamais eu, ni même feint d’avoir la moindre idée personnelle ; à ce point, c’est tout de même assez rare. Ça en fait l’homme politique idéal pour incarner la notion d’humanisme, d’autant qu’il se prend pour Henri IV, et pour un grand pacificateur du dialogue interreligieux ; il jouit d’ailleurs d’une excellent cote auprès de l’électorat catholique, que sa bêtise rassure. C’est exactement ce dont a besoin Ben Abbes. »

Michel Houellebecq, Soumission

Simone Veil, ancienne ministre de la Santé d’Edouard Balladur que l’on interrogeait sur les candidats à la présidentielle , lorsqu’il était candidat, disait de lui : « Une imposture ! Surtout pas lui !! c’est le pire de tous !! un intrigant … ». 

Simone Veil avait donné quelques exemples pour justifier son point de vue, s’appuyant selon elle sur la connaissance de «tout son passé et ses trahisons successives». Elle avait raconté qu’au lendemain de la qualification de Jacques Chirac au premier tour de la présidentielle en 1995, François Bayrou lui avait annoncé qu’il appelait sur le champ le vainqueur. Elle avait jugé indécent de se précipiter «juste pour rester ministre de l’Education nationale et continuer à ne rien faire».

Elle avait également pris pour exemple la fois où elle avait tenté de persuader ce dernier de ne pas toucher à la loi Falloux, qui suspend le monopole de l’université sur les écoles, pour ne pas raviver les tensions en milieu scolaire. «Il a répondu qu’il s’en fichait, qu’il voulait pouvoir mettre ses enfants dans le privé. Il a surtout mis un million de personnes dans la rue».

Son lointain successeur à l’Education Jean-Michel Blanquer n’a pas de mots assez durs contre la « vanité du personnage« : « le verbe plutôt que l’acte, l’apparence plutôt que la réalité, les joies de Narcisse plutôt que les travaux d’Hercule« .

Par ailleurs, une réflexion effarante du Bayrou lors d’une interview à propos de « son » ouvrage sur Henri IV: « Pour moi, un pays c’est des gens » ! Incroyable contresens! (ou l’art et la manière de confondre une « patrie » et une « nation » !)


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Un commentaire

  1. Bernard Plouvier
    article réellement grotesque, même s’il est en partie réaliste :
    – le portrait au vitriol serait juste s’il était collectivement adressé à TOUS les politicards des IVe et Ve Ripoubliques
    – le vrai problème, ce ne sont pas les 6 guignols utilisés par Macron en 6 années de pouvoir inefficace, le vrai problème c’est Macron lui-même, dont l’indéniable charisme ne recouvre RIEN !
    – c’est un nuisible de la pire espèce que ce Macron car il ne sait rien d’utile pour la Nation et ne fait qu’obéir à des ordres venus d’organisation(s) supra-étatique(s)
    – il faudra bien qu’un jour, l’on diligente une enquête psychiatrique et toxicologique de la bête de scène Emmanuel Macron – très efficace vendeur de propos ne signifiant rien et nullité pratique
    – or la stupidité de 35% de l’électorat nous l’a donné pour 2 mandats présidentiels… et ce ne sont pas les pourritures des deux composantes de notre Assemblée nationale qui engageront une procédure de destitution pour incompétence !
    La VIe République devra tenir compte de la dégradation progressive dans la mise en application de bonnes Institutions : la veulerie de l’électorat, induite par l’ignominie des media vendus à la Finance et au Négoce internationaux, explique l’usure des meilleurs régimes
    le problème, c’est l’élément humain et sa profonde indignité !

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