par Dionysos ANDRONIS
- A propos de Horst Wessel de Hanns Heinz Ewers, éditions Homme Libre, Paris, 2009, 386 pages.

Le traducteur Gérard Leroy nous écrit une préface au début sur l’écrivain Hanns Heinz Ewers (1871-1943) :

« Le 3 novembre 1931 Ewers est convoqué par Adolf Hitler…. Ewers tombe en disgrâce après la Nuit des Longs Couteaux qui élimine la force de la SA (section d’assaut). En 1935 toutes ses œuvres sont interdites en Allemagne, sauf « Das Grauen et « Horst Wessel ». Mais ses livres n’étant pas disponibles à la vente, cela équivaut à une interdiction. Ewers ne verra pas son pays écrasé par les bombes car, les poumons atteints, il meurt le 12 juin 1943, à l’âge de 72 ans » (op.cit., p.8).

Après une courte introduction écrite par l’auteur, le roman commence à la page 17.

Quelle malchance pour un jeune militant de la section d’assaut d’habiter dans une rue appelée « Judenstrasse » (la rue des juifs) ! Les héros de cette histoire ont vraiment existé. Ils se nomment Horst Wessel (1907-1930) et Erna Jaenicken (1905-1991).

Ewers s’est intéressé à Wessel parce que ce dernier avait écrit l’hymne de la SA hitlérienne puisqu’il en était devenu son leader.

Un film a été réalisé en 1933 d’après le roman, avec le titre Hans Westman. Le producteur avait changé le nom de l’héros en gardant les mêmes initiales.
Nous avons trouvé très émouvant le fait que Joseph Goebbels ait assisté aux funérailles de Werner Wessel (1910-1929), le frère cadet de Horst, en décembre 1929. Ce dernier a été mortellement blessé dans une tempête de neige. Mais le mauvais sort ne va pas tarder aussi à s’abattre sur notre héros. La propriétaire communiste du studio qu’il loue lui tendra un piège. Elle conduira quelques militants communistes jusqu’à sa porte pour l’éliminer.
Une précision importante sur la copine de notre héros, Erna Jaenicken (1905-1991), c’est quelqu’un qui avait vraiment existé. Elle était prostituée. Mais comment un nazi pourrait-il être amoureux et cohabiter avec une pute? C’est la force révisionniste de ce roman très ancien. Il nous prouve que les nazis allemands étaient naïfs et de cœur tendre, le contraire de ce que les médias mainstream continuent encore aujourd’hui à nous raconter.

Ewers nous écrit dans son introduction : « Je voudrais comparer ici le destin de Horst Wessel avec celui d’un autre combattant et poète de la liberté, et montrer combien la ressemblance est frappante. Il s’agit de Theodor Korner (1791-1813) »( page 14).

Et sur la note 3 de la page 18 : « Theodor Korner, poète romantique né à Dresde, s’enrôle dans le Corps Franc des Chasseurs noirs en 1813, à l’appel du roi Fréderic-Guillaume III. Il tomba dans une des premières rencontres aux environs de Hambourg. Il avait à peine vingt-deux ans et l’Allemagne crut perdre en lui un émule de Schiller » (op.cit., p.18).

Donc ce roman quelque peu révisionniste est un must pour tous les jeunes européens militants qui aiment la poésie.

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