LAÏCITÉ : DU LAÏCISME AU WOKISME 11/11

par Claude TIMMERMAN

Le JDD donne une définition  très bien résumée du wokisme: « Le « wokisme » est le nom donné au mouvement « woke » qui signifie « éveillé » en français. Le principe est de « rester éveillé ». Autrement dit, il faut avoir conscience des inégalités sociales et de racisme. Le « woke » est donc celui qui est éveillé à cette réalité néfaste et qui se donne pour mission de conscientiser les autres. Le terme est né en dès les années 1960 aux États-Unis dans les communautés afro-américaines, mais l’idéologie s’impose véritablement en 2013 avec le mouvement américain Black Lives Matter et son slogan « Stay Woke ». Il se développe alors à grande vitesse dans les universités américaines avant de toucher d’autres pays (…).

Il faudrait « rester éveillé » sur les discriminations subies par toutes les minorités de manière générale : les personnes non-blanches, les personnes LGBTQIA+, les femmes, les immigrés… Pour les plus extrêmes du mouvement, l’ennemi numéro un est le « mâle blanc hétérosexuel » responsable du patriarcat et globalement de tous les maux de la société. Les Blancs doivent avoir conscience de leurs privilèges et s’en excuser. Du « wokisme » découle l’intersectionnalité qui est le principe selon lequel les discriminations peuvent s’additionner, les réunions en non-mixité et la dénonciation du patriarcat et de tous les systèmes d’oppression. Le « wokisme » vise à mettre en œuvre des changements progressistes dans la société. Le mouvement est par exemple responsable de la création de l’écriture inclusive. La langue française serait inégalitaire et sexiste. Selon les « wokes », le fait que le masculin l’emporte sur le féminin est une discrimination. Par exemple, il faudrait écrire les discriminé.e.s et non les discriminés.« 

La lutte contre une supposée discrimination est donc le principe de base qui vise toute hiérarchie dans tous les domaines. A commencer par la » parité  » homme / femme qui conduit à faire les nominations et promotions en distinguant des gens qui ne le méritent absolument pas au seul prétexte d’équilibrer des listes en, effectifs homme / femme indépendamment tant du mérite que des compétences…

La dictature du féminisme bat son plein…

On verra même des fous furieux (qui ont donc été le recenser !) s’insurger contre le fait que dans les collections des Muséum d’Histoire Naturelle, il y aurait plus de spécimen mâle présentés que de spécimen femelle !

Ces ignares ignorent donc (entre autre) les problèmes de variations de livrée qui font que par exemple qu’une très importante proportion d’oiseaux présente une phase de plumage dit « nuptial » chez les mâles en période de reproduction d’où légitimement la présence des deux types d’apparence de » mâles dans chaque espèce pour les caractériser…  Pour ne parler que de cela !(https://www.medias-presse.info/collections-dhistoire-naturelle-les-males-seraient-ils-surrepresentes/113558)

Le wokisme va très vite – sous couvert de chasse aux discriminations – épouser aux États-Unis les thèses du « black life matter » et  il et va se caractériser par une chasse au blanc, à l’homme et pour finir au chrétien… Elle va se traduire par une lutte coloniale  » à rebours » qui va viser l’européen voire l’occidental devenu source de tous les maux… Du « colonialisme » à « l’esclavagisme » pour déboucher sur la condamnation absolue de l’homme blanc: le racisme ! Ce au nom de quoi, le grand jeu va devenir chez les officiels  » bien pensants » le déboulonnage des statues de figures historiques emblématiques  tort ou a raison de l’esclavagisme. Dans ce contexte, la réécriture et le négationnisme historique deviennent la règle : pas question évidemment d’exposer que l’esclavage est pratique historiquement courante en Afrique et que la première cause de la traite est la vente d’esclaves capturés et vendus aux roitelets de la côte depuis le Ghana jusqu’au Nigéria (côte des esclaves au fond du golfe de Guinée). Ni de souligner que les traiteurs ont tous des descendants des marranes notamment portugais métissés très souvent au Brésil. Et si les premiers esclaves transportés aux colonies le furent par les Britanniques, ces esclaves  ont été des Irlandais ! Des réalités qui ne feront évidemment pas plaisir à tout le monde :

L’offensive woke va se traduire d’une façon médiatique des plus spectaculaires par la mise en place d’une véritable dictature de l’apologie LGBT.

On comprendra qu’elle fasse une très large place aux acteurs juifs dans cette mouvance : ceux  qui furent déjà aux avants -postes aux USA dans  la lutte pour les « droits civiques », puis dans la diffusion de l’idéologie du genre.

On ne s’étonnera pas donc de la grotesque parodie imaginée lors de la cérémonie d’ouverture des jeux olympique par Thomas Jolly chorégraphe chargé par le président Macron de donner de la France une image woke : la meilleure à ses yeux pour présenter au monde la France qu’il veut mettre en place aujourd’hui : une population métissée qui a « tourné le dos » à ses bases civilisationnelles issues de « l’ancien monde gréco-romain » et de la chrétienté médiévale.

Comme l’a proclamé Thomas Jolly (photo ci-dessus) à qui on ne demandait surtout rien, avec une morgue insigne : “Je me suis permis de bouleverser l’ordre établi”. Jolly, alors que cela n’avait a priori rien à voir avec la succession des tableaux supposés socio-historiques mis en place pour évoquer la France, n’a pas hésité à mettre délibérément en scène, en bordure de Seine, une caricature de la Cène (douloureux exercice orthographique difficile à suivre pour wokistes !) où le personnage du Christ est figuré par une DJ, lesbienne, juive issue d’une famille mixte[1], militante LGBTQ revendiquée, selon sa fiche Wikipédia, (https://fr.wikipedia.org/wiki/Leslie_Barbara_Butch).

Activiste féministe, lesbienne et « grosse », elle milite par son look, et son travail et sur les réseaux sociaux en prenant position contre la « grossophobie », l’homophobie ou la « putophobie ».

Connue auprès du public gay en 2013 sur internet, elle sera coordinatrice du pôle LGBT du bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants. Tout un programme !) Elle va s’afficher attablée derrière un Philippe Catherine masqué et peinturluré en bleu façon « avatar » si cher à James Cameron, prenant une pose lascive telle que décrite dans les orgies romaines :

Pour ceux qui n’auraient pas compris ou auraient cru naïvement à une « coincidence » la superposition des deux tableaux est très pédagogique : il est clair que ce « tableau » n’a été élaboré que pour choquer.

Il est certain que la fin des jeux va nous réserver d’autres surprises tout aussi provocatrices pour la cérémonie de Clôture : c’est la caractéristique essentielle de ces manœuvres.

Et, faute de talent, et de subtilité, quoi de plus « porteur » que de s’en prendre aux religions ? Cela a été le fond de commerce de tous les torchons anticléricaux pour finir par le devenu « emblématique » Charli hebdo. L’offensive anti religieuse particulièrement active depuis quelques années n’a rencontré finalement que très peu de réprobation chez les chrétiens. Ou à une réprobation aussi molle qu’au temps de Léon XIII ! Il aura fallu une semaine pour que le Vatican se manifeste et dans des termes plus pleurnichards que combatifs et affirmés. François se dit « attristé » (https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ceremonie-d-ouverture-des-jo-le-saint-siege-attriste-par-des-allusions-ridiculisant-les-convictions-religieuses-20240803)

Il est clair que nous ne sommes plus au temps de la Renaissance et de la chrétienté triomphante quand le pape Jules II gourmandait Michel-Ange qui avait imaginé pour son projet de statue à Bologne, placer une palme dans la main de Jules II  : « Que veux-tu que je fasse d’une palme ? Dans ma main tu mettras une épée ! » Alors face à la chrétienté romaine devenue amorphe, à l’agonie, laminée par les dérives conciliaires incapable de défendre une image du Christ engluée et dénaturée dans le judéo-christianisme qui s’étonnera de voir la seule religion autre pour laquelle le Christ a une signification – même si elle n’est pas théologiquement exactement la même – monter au créneau ?La proportion non négligeable de catholiques qui se convertissent à l’islam aujourd’hui n’est jamais évoquée ! (https://metainfos.com/2024/08/05/j-o-lislam-comme-rempart-du-christ/)

La laïcisation de la France a d’abord historiquement pour objet la destruction sociétale du catholicisme, fruit d’une conjonction idéologique savamment mise en place par les révolutionnaires pour déstructurer la royauté :

  • la démission de la papauté depuis Léon XIII à la solde des judéo-maçons qui l’avaient élu ;
  • l’abandon programmé de la monarchie en France, régime ayant toujours eu la faveur du public ;
  • l’adhésion ultérieure massive au régime républicain par l’Eglise ;
  • la déchristianisation récente du pays largement consécutive à la révolution conciliaire de Vatican II qui a vidé les séminaires, les couvents et finalement les églises.

(Les estimation des effectifs religieux défroqués pourtant massifs à la suite du concile sont particulièrement difficiles à obtenir et peu accessibles, sauf aux USA.)

  • la crise des vocations après-guerre, dans une France religieusement déjà fragilisée où le concile va provoquer une très profonde crise de la foi et la désaffection des couvents surtout féminins : la femme devient, en travaillant, susceptible de trouver une place  dans la société civile ce qui n’était pas le cas auparavant où, pour les filles, le couvent était la principale alternative sociétale au mariage.

La formule, idiote, reprise aujourd’hui par trop de catholiques, voire même des évêques, souvent ainsi énoncée « A la différence de l’Islam, le Catholicisme est compatible avec la république » ne trouve sa « justification » qu’en ce que le catholicisme, en pratique, a disparu presque partout aujourd’hui de la sphère socio-politique, et que ceux qui s’en réclament encore n’ont plus aucun poids politique notable. Pourtant, Thomas d’Aquin conçoit des raisons objectives de résistance à l’obéissance à la loi en cas notamment d’injustice. Il faut pour cela que l’injustice de la loi soit assez grave pour que son observation nuise plus au bien commun que tous les inconvénients que présente sa résistance : désobéir devient  alors un acte vertueux qui demande d’opérer avec force.

Désobéir devient un devoir moral quand les lois positives sont manifestement contraires au bien commun.

Thomas d’Aquin énonce pour justifier la désobéissance civile qu’il faut d’abord sauvegarder la vertu et la paix, considérées comme étant les biens politiques absolus. La vertu est en en péril quand les citoyens qui observent l’acte de désobéissance ne comprennent pas, par manque de culture, les raisons de celle-ci. Cela serait encourager le désordre et le chacun pour soi. C’est ce que Thomas d’Aquin nomme « le scandale ». Il souligne : « On n’est tenu d’obéir aux princes séculiers que dans la mesure requise par un ordre fondé en justice. Et c’est pourquoi, si les chefs ont une autorité usurpée, donc injuste, ou si leurs préceptes sont injustes, leurs sujets ne sont pas tenus de leur obéir, sinon peut-être par accident pour éviter un scandale ou un désordre ». [Somme théologique IIa – IIae, qu. 104 a. 6.]. (La tradition théologique thomiste enseigne que le concept d’accident doit s’entendre ici comme  « accidentel » : arrivé de façon sporadique, consentie certes, mais fondamentalement exemptée de toute collaboration engagée et volontaire.)

Finalement, et c’est aussi caractéristique, il s’avère qu’aucune religion n’est compatible avec la république (au sens moderne, français et jacobin du terme) qui, par nature, impose ses « valeurs morales » comme étant universelles et « au-dessus de toutes les valeurs religieuses ». Si ce n’est peut-être le judaïsme talmudique qui a tant œuvré à l’instauration de cette république là…

                                                          


[1] Pas de contresens ici surtout : le terme « mixte » dans le monde sociétal juif n’a pas en premier sens une connotation sexuelle : elle traduit la présence (et l’acceptation) d’une population mélangée ashkénazes et séfarades dans les rassemblements religieux et/ou culturels. Cela est noté sur toutes les annonces et avis intra-communautaires. En l’occurrence ici on a  un père séfarade marocain et une mère ashkénaze.


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