QUE CHANTE LA FORÊT !

par Dionysos ANDRONIS

  • A propos de Trygve Gulbranssen, Là-bas chante le forêt, éditions « Amis de la Culture Européenne », France, 2020, pp. 450.

Ce roman norvégien a été écrit en 1933 par Trygvar Gulbranssen (1894-1962) et les éditeurs d’aujourd’hui ont reproduit la première traduction de 1939 faite par Mercedes Sundt. Ce livre était devenu un « best seller » lors de sa sortie en 1933 et pour cette raison il connut deux adaptations cinématographiques plus tard. Après La compagnie de la Grande Ourse d’Erik de Saint Jall, c’était pour nous le deuxième roman de cette éditeur à être lu avec une grande satisfaction. 

     

Sur la couverture au dos (photo ci-dessous), il est écrit que le roman se déroule au 18ème siècle. Pourtant les indications chronologiques ont été évitées par le romancier.

Le roman raconte l’histoire d’une vendetta entre deux familles de propriétaires terriens dans la province norvégienne au 18ème siècle mais les années ne sont pas indiquées et cela pour donner à la fiction un caractère intemporel. La race intéresse vivement le romancier puisqu’il écrit à la page 80 « la continuité de la race » et à la page 157 « l’avenir de la race« .  

L’illustration de couverture parle d’elle-même. Malgré les mauvaises aventures que les familles connaîtront, la Race survivra grâce à la réconciliation avec le coté primitif et sauvage de notre nature humaine et intérieure. Malgré le fait que le fils Tore de la famille habitant à Bjorndal, un hameau chrétien dirigé par le méchant prêtre Diderich, sera assassiné par un ours à la page 35, le roman suit de loin les amourettes douces entre les paysans des deux hameaux. Le deuxième serait celui des Terres Basses. 

L’artiste Eric Heidenkopf qui a conçu la couverture avait une imagination très forte. Il avait considéré qu’il fallait mettre en avant le coté sauvage de l’homme, celui qui souligne notre coté animal. Son beau pseudo signifie « Tête de Païen » puisque « heiden » en allemand signifie « païen » et « kopf » signifie « cerveau ».

Edition française G.P de 1961

Arnstein Pettersen écrit à propos de Gulbranssen : « Lorsque ses œuvres sont mentionnées, les gens pensent encore à lui comme un fasciste….C’est pourquoi l’une des œuvres les plus essentielles de la littérature norvégienne n’est pas enseignée dans les écoles de son pays d’origine« . (copié de ce lien : https://www.goodreads.com/review/show/2985539597?book_show_action=true).

Et Erling Kjekstad complète : « Pour la droite, l’État-providence s’approchait de son point de vue d’extrême nationalisme et sur la base de son principe du leadership antidémocratique. Fascisme et État-providence était une affaire paternaliste…. L’idéologie du bien-être des fascistes peut faire mieux à peine résumée. » (copié du lien : http://sno.no/files/documents/101086.pdf – à la fin / traduit du norvégien par « Google translate »).

C’est vraiment dommage que l’adaptation cinématographique Les géants de la forêt (1959) de Paul May n’est pas sous-titrée sur internet, comme nous l’avons vérifié. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_G%C3%A9ants_de_la_for%C3%AAt).

                                   


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