INCESTE, VIOL ET PEDOPHILIE 1/3

par Claude Timmerman

La très juteuse opération médiatique et financière montée par Camille Kouchner autour de la sortie de son livre La familia grande publié au Seuil – où elle accuse son beau-père Olivier Duhamel d’avoir abusé de son frère jumeau quand ils étaient adolescents, avait relancé, il y a quelques mois, les débats sur l’inceste. (https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/camille-kouchner-christine-angot-catherine-allegret-claude-ponti-le-livre-un-briseur-du-tabou-de-l-inceste_4246549.html).

Cette « affaire Duhamel », est compliquée de nos jours par l’incontournable question des familles recomposées et, disons-le clairement, certains y associeront une vague teinture d’antisémitisme due d’abord à l’ « entourage communautaire » des acteurs de cette histoire qui s’il éclabousse le monde politique interlope de gôche, interroge surtout la vision talmudique de la pédophilie.

L’enseignement du  Rav Mamouch Fenech (photo ci-dessus)  à la synagogue KCL de Marseille est sans équivoque. On  peut abuser sans interdit d’un enfant

– de moins de 9 ans pour un garçon.

– de moins de 3 ans pour une fille (Talmud, voir dans le traité « Niddah folios 44b et 45a »).

(Et il évoque même la zoophilie…)

On comprend mieux pourquoi, surtout dans les milieux religieux en Israël, les pédophiles se savent protégés ![1]

Israël a fini par extrader une pédophile australienne, réfugiée là depuis 2008 : Malka Leifer, ex directrice d’un lycée juif de Melbourne, (photo ci-dessous) est poursuivie dans son pays pour 74 cas d’atteintes sur mineures. (L’homosexualité et la pédophilie concernent tous les sexes, tous les âges et tous les milieux.) Depuis douze ans son dossier d’extradition était bloqué sous des prétextes fallacieux par le rabbin ultra-orthodoxe Yaakov Litzmain, chef du parti «Judaïsme unifié de la torah » et inamovible ministre de la santé.

En France, nombres d’écrivains et acteurs politiques défendent becs et ongles tant la pédophilie que l’homosexualité. Une supposé « élite de la république » que de Sarkozy à Macron tous les responsables cautionnent depuis vingt ans et en fait, depuis beaucoup plus longtemps. Le créneau s’avérant porteur, cela permet aujourd’hui à des auteurs de se lancer dans une croisade des bons sentiments horrifiés, surtout efficace en termes de récupération de droits d’auteur.

Car il serait naïf d’imaginer que les dépravations pédophiles sont l’apanage d’une gauche décomplexée par l’héritage de mai 68 et les répugnantes confidences d’un Cohn Bendit, comme le laisse croire le sioniste Yvan Rioufol (photo ci-dessous), aussi partial que mal informé comme à son habitude, dans un texte repris par Tribune juive.

« Réduire l’affaire Duhamel à l’inceste évacue la responsabilité de cette gauche auto-satisfaite dans la violence faite aux enfants et adolescents. » (https://www.tribunejuive.info/2021/01/09/pedophilie-lomerta-de-la-gauche-caviar ).

On renverra donc les lecteurs les plus curieux à ces scandales, un peu oubliés aujourd’hui, qui ont émaillé la IVeme et les débuts de Veme république et qui ont coûté – entre autres – la carrière présidentielle d’Antoine Pinay connu pour ses appétits éclectiques, tant de nymphettes que surtout d’éphèbes et de gamins lors de voyages « touristiques » effectués très fréquemment au Maroc, bien avant ceux de Jacques Lang.

Antoine PINAY (1891-1994)

Sans parler des ballets roses de Le Troquer, de ballets bleus (affaire du Corral) et tous ceux d’autres couleurs. (http://dondevamos.canalblog.com/archives/2015/09/30/32708160.html)

En janvier 1977, Bernard Kouchner ainsi que 69 autres personnalités dont Jack Lang, cosignent une lettre écrite par Gabriel Matzneff dans Le Monde où ils présentent comme « scandaleux » la durée de plus de trois ans de détention provisoire de trois hommes accusés de relations sexuelles avec des adolescents de 13 ou 14 ans !

Bernard Kouchner paradoxalement n’hésitera pas à dire plus tard à l’abbé Pierre : « Je pense que les Juifs ont un devoir supplémentaire, un devoir de plus que les autres hommes. Je pense que les Juifs sont chargés d’être justes. Je pense que les Juifs, parce qu’ils ont eu connaissance de ce qui est arrivé aux leurs, ne peuvent pas profiter de la vie comme les autres. » in Abbé Pierre, Bernard Kouchner, Dieu et les Hommes, Ed. Robert Laffont, 1993, p. 168-169.)

Le tout bien entendu est de savoir ce que l’on appelle « être juste » et ce que l’on entend par « profiter de la vie ».

La médiatisation de l’affaire Duhamel met aussi en évidence une dramatique confusion entre pédophilie, homosexualité, viol et inceste. La confusion, qui est la grande caractéristique d’une société contemporaine  marquée par l’écrasement de la famille « naturelle » ou « traditionnelle », est une conséquence de l’affaiblissement – sinon de la disparition programmée en Occident – de la morale chrétienne, au profit d’un magma idéologique juridique et socio-éducatif à visée mondialiste: la famille « recomposée ».

Comme le soulignait déjà Confucius : « Quand les mots changent de sens, les Royaumes deviennent ingouvernables »

C’est bien là une caractéristique essentielle de notre époque. L’inceste n’échappe pas au soutien indéfectible de la communauté du Jourdain. Avant d’en venir à l’analyse historique qui s’impose sur la question, nous nous devons rappeler le jugement particulièrement clair de Léon Blum qui, avant d’être l’homme politique socialiste aussi sectaire que désastreux que nous connaissons, fut aussi un très mauvais universitaire ! (un des très rares cas de renvoi de l’Ecole Normale Supérieure où il avait été reçu avant dernier pour avoir échoué à ses premiers examens de licence).

S’il est surtout connu comme chef du gouvernement du front populaire, il chercha d’abord à faire une carrière littéraire et il commit en 1905 Du mariage, un ouvrage bien oublié aujourd’hui comme le reste de son « œuvre », publié en 1907, mais qui prend une résonnance particulière en cette époque où le mariage – en tant que « monogamie durable » selon le terme de Blum – est ringardisé et soumis à des attaques incessantes.

Blum ne pense le mariage qu’en termes de sexualité, c’est pourquoi il n’est hostile à aucune forme de « rapports humains » qu’ils soient officialisés par le mariage, ou non officialisés comme dans l’union libre. Selon lui, il faut distinguer chez tout individu (homme ou femme) un instinct initial « polygamique » qu’il lui faut assouvir avant d’acquérir une « maturité monogamique« . Il estime que le mariage comme une union monogamique, a pour caractéristiques la paix et la stabilité, alors que « l’instinct polygamique est marqué par l’amour, c’est-à-dire par la passion ».  Blum pense que le mariage est par nature déséquilibré en ce qu’il unit un homme tendant, ou déjà parvenu, à la maturité monogamique avec une femme « neuve » (sic)… « Une femme qui, normalement, avant de se fixer, aurait dû épuiser aussi son instinct polygamique ». C’est pour cela que selon lui, beaucoup de mariages sont précaires, et qu’il y a des infidélités au sein de couples qui n’en connaîtraient pas s’ils avaient passé la phase initiale d’instinct polygamique. La monogamie ne correspond donc pour Blum, chez l’homme comme chez la femme, qu’à un état « second » : celui des sens assouvis.

On peut le voir, des idées qui seront considérées un siècle plus tard comme très modernes ! La nature des liens familiaux des partenaires n’est jamais envisagée et aucun tabou n’est avancé. Pire l’inceste n’ est nullement condamné par Blum et semble même jouir d’une certaine sympathie de l’auteur : « Je n’ai jamais discerné ce que l’inceste a de proprement repoussant, et, sans rechercher pour quelles raisons l’inceste, toléré ou prescrit dans certaines sociétés, est tenu pour un crime dans la nôtre, je note simplement qu’il est naturel et fréquent d’aimer d’amour son frère ou sa sœur. Mais, si cela est naturel, je conviens que ce n’est point nécessaire. » (sic!) dans Léon Blum, Du Mariage, 1937, (31e éd. p. 82)

Voilà l’auteur du modèle social qui est soutenu par la gauche (ré)unifiée comme icône d’un nouveau front populaire électoralement « ressuscité ».

Notes :

1- Voir l’excellent ouvrage de Juda le prince «Talmud, voyage au bout de la nuit» – Préface de l’abbé Rioult –  Ed. Saint Agobard- 2020. En particulier, les chapitres VIII et IX expliquent comment les sentences talmudiques s’opposent de fait à tout interdit systématique en matière de pédophilie qui est non seulement permise mais codifiée en fonction de l’âge et du sexe. Une excellente approche du talmud pour ceux qui souhaitent s’initier à cet ouvrage fleuve, peu accessible car seulement traduit en anglais par des érudits juifs – édition américaine Soncino (10 000 Pages !)(https://archive.org/stream/TheBabylonianTalmudcompleteSoncinoEnglishTranslation/The-Babylonian-Talmud-Complete-Soncino-English-Translation#mode/2up). C’est la base de la vision post-christique du judaïsme, et de l’enseignement rabbinique, de fait post déiste : le talmudisme est une religion d’observance où « foi est un mot creux » selon Daniel Horowitz qui souligne : «  Le monothéisme tel que le propose le judaïsme ne postule pas à proprement parler l’existence de Dieu. » Tout un programme !

https://nouveau-monde.ca/fr/une-approche-du-judaisme-daniel-horowitz


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