par José Vicente PASCUAL
Ils sont prêts à mourir en tuant, à laisser derrière eux des déserts de misère et une nation dévastée avant que le dernier d’entre eux n’éteigne la lumière.

Ne perdons pas de vue, ce n’est pas la façon dont nous les voyons ou comment ils se voient eux-mêmes, c’est la façon dont l’histoire les traitera dans vingt, trente, cinquante ans. Le communisme soviétique a eu le détail et le bon goût – la fierté oblige – de s’anéantir, de se dissoudre avant de subir l’humiliation d’une défaite absolue contre des adversaires aussi faibles sur le plan doctrinal que l’impérialisme yankee, le capitalisme et un pape polonais. Que le marxisme-léninisme ait été apaisé par l’âne était trop honteux pour, en plus, donner à l’ennemi une énorme victoire. « Ne me jette pas dehors, je pars parce que tu ne me mérites pas », disaient-ils, et quelque chose d’autre.

La social-démocratie est une autre chanson parce que ces gens n’ont pas de gloires passées à préserver, et leur plus grande réussite historique a été d’administrer plus ou moins efficacement l’État-providence dans les pays européens hyperdéveloppés. Comme ils ne savent faire autre chose et ne sont utiles à rien d’autre, et comme ils se découvrent dépassés au-delà de toutes limites par la dynamique des temps et le progrès des sociétés, ils s’accrochent à la méthode avec une ténacité parasitaire. Ils ne cèdent pas et encore moins ne se rendent pas. Qui plus est : ils sont prêts à mourir en tuant, à laisser derrière eux des déserts de misère et des nations disloquées avant que le dernier d’entre eux n’éteigne la lumière.

En Espagne comme en France pour aggraver les choses, nous avons la noire fortune que le leader bien-aimé est un individu avec un penchant psychopathique marqué, convaincu d’être si nécessaire à son peuple qu’il préfère ruiner tout le monde et démembrer la nation, la briser en morceaux et la jeter aux vautours avant de quitter les lieux. Cet homme halluciné mourra aussi en tuant. Nous le voyons comme un pharaonique, doté d’un pouvoir inattaquable qui repose sur ses pactes avec la pire mafia de Navarre.
Macron et son peuple se retrouvent harcelés, le couteau entre les dents et prêts à tout détruire, à brûler les champs de blé et à faire sauter tous les ponts plutôt que de se rendre. L’histoire les verra tels qu’ils sont : une génération décadente et criarde de bandits ridicules, comme ces criminels maladroits qui, pour braquer une pharmacie, volent trois voitures, détruisent dix vitrines, écrasent un vieil homme en s’enfuyant et finissent par s’écraser dans un lampadaire. Leurs méfaits ne sont pas une démonstration de pouvoir mais un exemple tragique de leur faiblesse et de leur impuissance. Bien sûr, soyez prudent avec les pirates acculés car ils finissent par mourir en tuant.
Et nous allons tous payer pour cela.
Source : elmanifiesto.com
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