39-45 : L’AUTRE HISTOIRE

par Dionysos ANDRONIS

  • A propos d’ Andeken de Giuseppe Vasalli, éditions du Lore, France, 2014.

Le titre allemand de ce bref roman signifie « Je me souviens ». Par contre, tout le roman a été écrit en italien et le traducteur serait Philippe Baillet (né en 1951), traducteur officiel de Julius Evola (1898-1974) et directeur de la rédaction de la revue annuelle Sparta :

Giuseppe Vassalli (1927-2015) a écrit ce roman lors des dernières années de sa vie. L’éditeur italien l’avait publié en 2012, deux ans avant Lore. 

Soldats de la 29e division de grenadiers Waffen-SS « Italia »

« Puisque le volkstaat, l’état du volk (peuple) doit reposer sur la conception aristocratique de la nature, il s’ensuit que toute forme de démocratie, doit être rejetée, pour être remplacée par le Fuhrerprinzip, le principe d’autorité et de responsabilité, hérité de l’armée prussienne » (op.cit.page 25). Cette idée de briser la démocratie anime les personnages tout au long du roman. Et nous voulons faire ici le parallèle entre la condition aristocratique et le fascisme, le contraire de ce que les gens ignorants prétendent.

L’aristocrate Julius Evola avait fondé une école de mystique fasciste que Giuseppe Vassalli avait fréquenté avant sa fermeture précoce :   

L’auteur italien Guiseppe Vasalli était volontaire des allemands Waffen SS. « Sais-tu que Platon peut être considéré comme  le premier fasciste de l’humanité? » demande un soldat allemand à notre héros italien à la page 50. Le traducteur Philippe Baillet nous fournit une note explicative page 40 : « Constituée à Milan le 14 septembre 1943, la Légion autonome mobile Ettore Muti participa aux combats contre les formations partisanes. Son nom était un hommage au dirigeant fasciste Ettore Muti (1902-1943). Personnage charismatique, pilote de guerre intrépide, fasciste de la première heure, secrétaire général du Parti National Fasciste d’octobre 1939 à octobre 1940. Muti fut assassiné par des carabiniers sur ordre de Badoglio le 2 août 1943″.

Andenken : Par un ancien soldat de la 29e division de grenadiers Waffen-SS « Italia »

Notre guerrier demande alors la permission de quitter le combat seulement pour quelques jours pour assister à un opéra d’Anton Bruckner dirigé par Wilhelm Furtwangler à Vienne. Puis il rentre à Berlin assiégé par les Alliés.  « Garçon, profite de la guerre car la paix sera terrible » est la devise des volontaires italiens de la Waffen SS reproduite à la page 9.

                       


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2 commentaires

  1. Bernard Plouvier
    Peut-on savoir le titre de « l’opéra » du grand Bruckner – car, pour moi, c’est un scoop -,
    ou s’agit-il de fiction romanesque, de « licence poétique » ?
    En outre, cette scène ne peut se situer après janvier 1945 : le glorieux Fürtwangler s’était réfugié en Suisse durant la 2e décade de janvier 45 et y commençait sa carrière « d’opposant de toujours [mais « secret »] au nazisme ».
    L’expression citée en fin d’article n’est pas italienne, mais berlinoise et l’on peut noter que le Führer qui avait un réel sens de l’humour – ce qui renferme une part d’autodérision – a souri quand, en mars 45 un officier a dit en sa présence que si le front continuait de se raccourcir, « on pourra prendre le métro [de Berlin] pour passer du Front de l’Ouest à celui de l’Est et réciproquement » (cf. Mémoires de Nikolaus v. Below)

  2. Il s’agit de la 4e symphonie d’Anton Bruckner dirigée par Wilhelm Furtwangler à l’opéra de Vienne. Merci pour votre commentaire. Dionysos ANDRONIS

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