AU PAYS DES CONFINIS

Par Michel LHOMME

Pas de reconfinement, en tout cas pour l’instant. La mesure était très redoutée, mais finalement Jean Castex ne l’a pas annoncée, tout comme il n’a pas annoncé de confinement le week-end, restriction également évoquée. Mais attention, « si nous constatons, dans les prochains jours, une dégradation épidémique forte, nous serions conduits à décider sans délai d’un nouveau confinement », a prévenu le Premier ministre. Quelques heures après, le Ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avertissait «  Si le couvre-feu ne suffit pas, il y aura un confinement», Gabriel Attal renfonçait le clou quelque temps après.


BFMTV a appris ce vendredi, auprès du secrétariat d’État aux Affaires européennes, qu’après un week-end de coordination, une « visioconférence informelle des ministres des Affaires étrangères » de l’UE se tiendra lundi à 10h sur le coronavirus. Parmi les mesures évoquées et qui seraient réciproques, un test PCR négatif à présenter avant le départ et un isolement de 7 jours à l’arrivée d’un pays européen. Par exemple, un Français qui souhaiterait partir une semaine en Espagne devra prévoir de poser trois semaines de congés. Il passera en effet une semaine d’isolement à l’hôtel en arrivant sur le territoire espagnol, une semaine de vacances, puis une nouvelle semaine d’isolement en revenant dans l’Hexagone. Il devra présenter un test en quittant la France, un autre en quittant l’Espagne, puis en réaliser un dernier après ses sept jours d’isolement.

 D’après nos information, le chef de l’Etat devrait annoncer un troisième confinement en France le 20 janvier en moins d’un an, à en croire le restaurateur Stéphane Manigold, généralement bien informé depuis le début de la crise. La décision serait déjà prise en haut lieu. Ce reconfinement se ferait à l’anglaise et serait donc très strict, comme celui du printemps dernier, avec notamment la fermeture des écoles auquel cependant le ministre de l’Education Blanquer s’oppose suivant en cela les directives internationales de l’Unicef et de l’Unesco qui exhorte les Etats où qu’ils soient à laisser ouvertes les écoles. Au Nigeria, par exemple en pleine expansion de l’épidémie ces derniers jours avec un variant propre plus contaminant et qui craint la mutation du virus provenant d’Afrique du Sud, les écoles devraient rouvrir ce 18 janvier après plus d’un mois de fermeture et ce malgré l’opposition d’un tiers des parlementaires. 

Mais récapitulons un peu ici ce que nous avons subi en dix mois seulement : soit un premier confinement strict du 17 mars au 11 mai 2020, un premier couvre-feu qui eut lieu du 17 au 29 octobre, puis un deuxième confinement, quelque peu allégé, du 30 octobre au 15 décembre, puis un second couvre-feu du 15 décembre 2020 au 20 janvier 2021, et donc très probablement un troisième confinement autour du 20 janvier, et ce, pour une durée peut-être de deux mois comme en Angleterre (février et mars).

La phase de destruction des classes moyennes et entrepreneuriales s’accélère. La paupérisation inévitable du pays est en marche tout comme sa numérisation totale. C’est sous le coup d’une nouvelle dictature, une dictature soft, la « dictature numérique » sans torture, sans emprisonnement sauf pour les plus récalcitrants et rebelles que la grande initialisation occidentale sous l’égide des GAFA est opérée. On se passera de l’éducation parce que sauf à reproduire les élites déjà existantes, on n’a plus besoin de culture générale, de lecteurs au temps de Netflix, des jeux vidéos et de la pensée conforme. L’école sous sa forme actuelle de bâtiments clos n’a pas toujours existé (elle est prégnante réellement sous cette forme depuis le 19ème siècle, c’est peu) et elle aussi, devra se convertir totalement au numérique, des précepteurs individuels dédiés aux bonnes familles pouvant faire le reste.

Il n’empêche la France, et toute l’Europe avec elle, risque de ressembler bientôt à un immense champ de ruines.

Rien ne justifie des décisions aussi liberticides, aussi destructrices, aussi mortifères qui ne sont d’ailleurs pas prises en Chine, foyer de l’épidémie et future première puissance mondiale. En réalité, à consulter les chiffres et les courbes avec attention, le nombre de décès quotidien dû au covid-19 reste faible, et le nombre des personnes sous respirateurs artificiels est loin d’atteindre en l’état le maximum des possibilités sauf que la suppression des lits, des hôpitaux de proximité, suivant la logique économique libérale des Agences régionales de santé, menée depuis plus de trente ans rend impossible de faire face à une épidémie pourtant récurrente dans l’histoire. On peut à cet égard s’étonner que l’on n’ait pas profité de la crise du printemps dernier pour augmenter considérablement le nombre de respirateurs et de lits dans les hôpitaux, pour licencier le nombre pléthorique des administratifs dans les hôpitaux, pour réorganiser tout le système de soins, d’entrée aux urgences, de relations avec la médecine de ville et ce, de manière ferme et déterminée en imposant par exemple comme autrefois des gardes de week-end et de nuit aux médecins traitants, en réformant la soviétisation du système de soins français (l’aberration du médecin référent qui va à l’encontre de la liberté médicale), voire la réorganisation pure et simple de la sécurité sociale.  S’agit-il d’incompétence, d’imprévoyance ou est-ce parfaitement délibéré ? Il s’agit de politique à courte vue, d’absence de prospective, de l’absence de volonté de remettre réellement à plat l’Etat providence du vieux modèle du comité de résistance de 1946, pro-communiste, le système actuel de l’assistanat sanitaire généralisé qui conduit effectivement forcément face à une pandémie à l’état de dictature sanitaire.   

On peut également être surpris que l’on ait, semble-t-il, décidé d’un troisième confinement alors que les premiers vaccins sont arrivés et qu’on encourage la population à se faire vacciner massivement, le gouvernement français souhaitant faire piquer au moins 26 millions de personnes (pour 4 milliards et demi d’euros !) mais s’avérant bien incapable dans un pays dont tous les services sont dégradés d’assurer la logistique (en particulier le respect de la chaîne du froid).

On nous avait pourtant expliqué jusque-là que la seule solution pour pouvoir recouvrer ses libertés de circulation, de réunion, d’éducation, de culture, de travail, de culte (la pute de Babylone avec ses évêques ayant même renoncé à la messe), de reprendre une vie normale, était l’arrivée du sacro-saint vaccin. Or, maintenant que le vaccin est là, sans que l’on ne sache d’ailleurs rien de son efficacité ni de son innocuité puisque nous n’avons pas le recul nécessaire, voilà qu’on repousse aux calendes grecques notre délivrance, et que l’on veut de nouveau nous assigner à résidence. C’est que, nous explique-t-on, le virus aurait muté (ce qu’il fait en permanence, nous ne sommes plus au covid 19 mais 26 !).

Un mutant britannique rendrait la situation incontrôlable. In fine, comme au bon vieux temps de la Guerre de cent ans : la faute aux Anglais qui auraient refusé l’Europe. Dans les sous entendus de leurs commentaires, les journalopes, nouveaux chiens de garde du système font souvent indirectement l’allusion.

Alors, vous avez aimé la première vague, puis la seconde, vous allez adorer la troisième  mais comment en nous lisant, en vous informant ailleurs que sur les médias officiels.  Profitez-en pour surfer sur les sites quasiment interdits et vos yeux se dessilleront. C’est le privilège de la découverte de la vérité que d’étonner, de paralyser au début mais ensuite d’émanciper et de libérer. Le monde, nous dit-on, ne sera plus comme avant. Effectivement, plus de monnaie, plus d’école ni de théâtre, le flicage numérique, la reconnaissance faciale comme horizon mais aussi il ne sera plus comme avant parce que vous aurez compris et vous le saboterez pas dans des manifestations grandioses immédiatement réprimées mais en douce, subrepticement, en ne le faisant pas tout simplement fonctionner. Dans tout système mécanique, un simple grain de sable peut faire arrêter la machine. Cessez de viser les institutions, les symboles, c’est au serveur, au centre de datas auquel il faudra par exemple régionalement nationalement dans tous les bureaux s’attaquer en premier et pour cela disposer dans la poche de la carte de leur emplacement exact.

Ce qu’on nous prépare ressemble à un feuilleton, la troisième saison d’une série mais c’est hélas un film-catastrophe car les conséquences économiques, sociales, mentales, spirituelles de ces privations de liberté, de cette claustration forcée (qui curieusement touche essentiellement l’Europe et bientôt l’Amérique du Nord avec Joe Biden, comme si c’était bel et bien l’économie occidentale qui était visée) seront cataclysmiques. Et on peut légitimement se demander si ce n’est pas le but recherché. Car sauf à croire que les dirigeants occidentaux sont bêtes à manger du foin, on ne peut arriver à croire qu’il n’y ait pas ici une volonté de procéder à ce qu’on appelle dorénavant le Grand Reset, la réinitialisation de tout le système qui passerait par la destruction, peut-être définitive, irréversible, au moins à vue humaine, de nos libertés.

Le principe de précaution ne suffit pas en effet à expliquer une telle politique dévastatrice et moyen-âgeuse du confinement.

On aura noté que l’ancien numéro 2 du FN, Florian Phillipot ne décolère contre « les attaques sans précédent contre les libertés » : « Nous n’avons pas le même discours qu’une grande partie de la classe politique sur cette crise. Au RN, ils sont très mous et finalement très en phase avec la stratégie de Macron », affirme-t-il. « Moi, je me lamente qu’aujourd’hui quelques médecins décident de la politique de la France. Car au-delà de la crise sanitaire, ce que nous vivons est une crise sociale, économique, éducative, culturelle ». Il a aussi fustigé cette semaine une Union européenne à plat ventre devant les intérêts des laboratoires pharmaceutiques et responsable des fermetures massives de lits d’hôpitaux ces 25 dernières années.

« Instaurer un couvre-feu à 18 heures, c’est de la pseudo-science, c’est du même ordre que sacrifier une chèvre… Qu’on me prouve que c’est efficace ! Par contre, les dégâts collatéraux sont immenses », s’est emporté l’ancien énarque.

Pour Nicolas Dupont-Aignan, qui s’est rendu le 5 juillet à la « Journée souverainiste » organisée par Philippot ne nie pas l’épidémie mais dire ne pas faire partiedes gens qui veulent enfermer les Français. « Il y a une voie entre l’enfermement contre-productif et le vaccin incertain », avance-t-il réclamant « une enquête indépendante sur le vaccin », au grand dam de la communauté médicale.

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